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"A 20h, on sera prêt"
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Publié 17/09/2011 à 20:20 GMT+2
Les Bleus sont conscients qu'ils n'ont pas encore terminé leur Euro. Emus après avoir décroché leur qualification pour les Jeux, les coéquipiers de Parker assurent s'être reconcentrés et qu'ils seront prêts à relever le défie espagnol, dimanche à Kaunas (20h). L'histoire est à ce prix.
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La "mission Jeux" est remplie avec brio. Mais l'Euro n'est pas terminé. Vendredi soir, l'impression laissée pouvait être trompeuse. Si soulagés d'avoir décroché leur billet pour Londres grâce à leur belle victoire face à la Russie (79-71), les Français ont célébré ce succès comme rarement. Ils se sont jetés dans le public au grand bonheur de leurs supporters et se sont félicités pendant de longues minutes. "On n'était pas champions d'Europe mais c'était tout comme", osait Tony Parker. Quarante-huit heures après, il faudra pourtant revenir sur le parquet de la Zalgiris Arena de Kaunas pour disputer cette première finale de Championnat d'Europe. Ce n'est pas anodin, juste historique. A voir leur bonheur vendredi, on peut légitimement se poser des questions sur leur capacité à reproduire un match de haut niveau face à l'ogre espagnol après de telles émotions. Eux sont sûrs de pouvoir relever le gant.
Samedi matin, les Français, les yeux fatigués et les traits tirés, le reconnaissaient tous : leur nuit a été courte. Mais il ne faut pas s'y tromper. S'ils ont pris le temps "de savourer" ensemble selon Boris Diaw, ils ont déjà commencé à "redescendre sur terre" estime Joakim Noah avec des cernes et un beau cocard à l'oeil gauche. Car "le job n'est pas encore fait", martèle le pivot. Ils n'ont ainsi pas passé la nuit dans les boites de Kaunas. Ils ont profité dans les vestiaires avant d'aller manger des "pâtes bolognaises" "comme depuis trois semaines", révèle avec humour Jooks, un peu lassé par ce menu. Et c'est bien l'émotion qui a perturbé leur sommeil.
"Une finale, ça se gagne"
Les Français ont dû attendre que la pression retombe un peu avant de tomber dans les bras de bras de Morphée : "On dort mal après un tel match", reconnaît Ali Traoré, à la sortie du lit et moins loquace qu'à l'accoutumée. "Ca a été dur. J'ai dormi deux à trois heures", enchaîne TP. Très ému vendredi après de longues années d'attente et de frustration, le meneur n'est pas mécontent d'avoir un jour pour digérer. De quoi lui permettre de repartir de plus belle : "Ce sera facile de se replonger dans cette finale. Ne vous inquiétez pas, on sera prêt dimanche à 20h", prévient-il. Dans le vestiaire vendredi soir, le ton avait déjà été donné. "C'est retombé assez vite. Londres c'est très bien mais là on est à l'Euro", explique Collet.
Le sélectionneur tricolore n'a pas eu besoin de remobiliser ses troupes. Tony Parker, en leader d'expérience, a pris la parole pour remettre les choses en place. Certes, le ticket pour les Jeux est dans leur poche. Mais la France peut maintenant "écrire la plus belle page de son histoire", résume Nicolas Batum. "Une finale de Championnat d'Europe, on n'en joue pas tous les jours et Tony l'a dit à l'équipe dans les vestiaires", raconte Vincent Collet, tout heureux de pouvoir compter sur un leader de cette trempe. "Tony veut sa médaille d'or. Il ne nous laissera pas tranquille", ajoute Batum. Remobilisés, concentrés sur leur autre objectif, les Bleus ne comptent pas lâcher ce dernier match contre l'Espagne. "Une finale, ça se gagne", répètent-ils tous à l'envi. Qu'on se rassure, le message de TP est bien passé.
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