Eurosport
Encore trop verts
Par
Publié 19/09/2011 à 00:49 GMT+2
Comme après chaque rencontre de l'équipe de France durant l'Euro, notre envoyé spécial vous livre ses impressions et ses conclusions. En finale face à l'Espagne, les jeunes Français, encore inexpérimentés, ont souffert dans la gestion d'un tel événement. Et l'impact espagnol sous le cercle a pesé.
Eurosport
Crédit: Eurosport
LES "JEUNES" ONT SOUFFERT
Il y a les vieux loups de mer. Tony Parker évidemment et Boris Diaw. Ou encore Joakim Noah avec son expérience de ses finales NCAA avec les Gators de Florida. Ces trois Bleus ont été au rendez-vous tout comme le toujours serein Mickaël Gelabale. Les jeunes loups ont plus semblé subir l'événement. Lors de cette première grande finale européenne de l'équipe de France, Nicolas Batum, si précieux jusque-là, a ainsi été à la peine. Malgré un dunk rageur, l'ailier de 22 ans n'a pas pesé comme à son habitude. Il n'a pas réussi à régler la hausse (36%) et a lutté en défense face à Juan Carlos Navarro. Le bilan est identique pour Nando De Colo (2 pts), Ali Traoré (2 sur 7 aux tirs) et Kevin Séraphin. L'expérience des grands rendez-vous leur a fait cruellement défaut. "Il faut que Kevin, Nando et les autres prennent l'habitude de jouer des gros matches", glisse Tony Parker, qui a bien cerné le problème.
QUEL IMPACT ESPAGNOL SOUS LE CERCLE !
"La France est la deuxième nation européenne", lâche Boris Diaw. Certes, les Bleus ont démontré pendant cet Euro leur potentiel et peuvent se targuer d'être devenus l'une des grandes équipes du Vieux Continent. Mais l'Espagne, c'est encore un ton au-dessus. Les talents sont légion dans cette formation ibérique. Si les extérieurs ont fait une belle finale à l'image de Juan Carlos Navarro, Rudy Fernandez et José Calderon, le plus impressionnant reste la puissance de la raquette espagnole. Dimanche, les champions d'Europe ont bouclé leur peinture. Ils ont imposé un défi physique de tous les instants aux joueurs français qui tentaient de s'aventurer sous leurs panneaux. Entre les frères Gasol et un Serge Ibaka tout en verticalité, les Ibères avaient trop de répondant ce dimanche pour la France, pourtant jugée très athlétique.
LA STAT QUI PARLE : 23-5
La France n'a pas réussi à imposer son jeu rapide. Pour ce dernier match de l'été, les Bleus n'ont que trop rarement pu filer en contre-attaque pour s'offrir des paniers faciles, comme à leur habitude. A l'inverse, les Espagnols ont profité à merveille des nombreux ballons perdus français (15 contre 8). Ils ont ainsi marqué 23 points suite à des "turnovers" tricolores contre seulement 5 pour TP and co.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité