Le guide du match parfait

L'Espagne, "c'est l'équipe qui domine en Europe" résume Vincent Collet. Il n'empêche, la France, qui a pris deux claques face aux Ibères cet été, a quelques idées pour faire chuter les champions d'Europe en titre. Voici les clefs d'une finale lors de laquelle les Bleus devront tutoyer la perfection.

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BOUGER LES "DEUX TOURS"
L'Espagne présente une raquette impressionnante emmenée par les frères Gasol. Dans leur sillage, la Roja domine souvent sous les panneaux pour construire ses succès. C'est justement là que les Bleus comptent appuyer. Lors de la première mi-temps dimanche dernier, Kévin Séraphin et dans une moindre mesure Ali Traoré, avaient bougé les intérieurs espagnols, un peu surpris. Il faudra remettre ça avec l'aide précieuse de Joakim Noah, habitué à croiser les Gasol en NBA. "Ils jouent beaucoup à l'intérieur. Il faudra essayer de faire bouger les 'deux tours', reconnaît Jooks. Mon but sera de leur compliquer la vie le plus possible". En défense, mais aussi en attaque pour les user et provoquer des fautes.
40 MINUTES PARFAITES ET DES "RELAIS"
L'Espagne, c'est une vraie armada emmenée par Pau Gasol, son frère, Marc, et Juan Carlos Navarro. Mais la force de la Roja ces dernières années, c'est aussi et surtout son "collectif", dixit Tony Parker. Pour venir à bout de la sélection ibérique avec ses multiples solutions, il faut faire un "match parfait", avance Vincent Collet. "Le match de notre vie", confirme Nicolas Batum. En clair, il faudra une grande prestation des leaders tricolores mais aussi du banc pour ne pas laisser de répit aux champions d'Europe en titre. "Face à l'Espagne, on aura besoin d'avoir des relais pour répondre à leur intensité", prévient Collet. Nando De Colo, Ali Traoré, Mickaël Gelabale et autre Kévin Séraphin sont attendus...
TENIR POUR LES "FAIRE DOUTER"
L'Espagne arrive en pleine confiance. Sereins, presque arrogants, les Ibères ont souvent l'impression d'être intouchables en Europe. Leur tournoi lituanien va dans ce sens. Tout comme leurs derniers étés quand Pau Gasol était de la partie. Pourtant, si on les contrarie, les Espagnols montrent parfois quelques signes de fébrilité. A l'Euro 2007 et à la maison, ils avaient ainsi craqué face à la Russie en finale. "Si on les fait douter, ils peuvent déjouer. Il faudra rester dans leur sillage jusqu'à la fin", prédit Nicolas Batum, qui se voit bien dans un costume de vampire, prêt à frapper au bout de la nuit.
LA DEFENSE MADE IN FRANCE
Au début de la préparation cet été à Almeria (77-53) et au deuxième tour de l'Euro à Vilnius (96-69), la France a pris l'eau face à la Roja. Et pourtant, les Bleus ne sont pas traumatisés. Revanchards ("C'est un match pour la fierté", balance Ali Traoré), ils peuvent même partir avec un petit avantage. Dans ces deux rencontres, ils n'ont pas dévoilé toutes leurs armes. A Alméria, usés par une semaine de stage physique et avec un Joakim Noah tout juste débarqué, les Français n'étaient pas rentrés défensivement dans le match. Et à Vilnius, Noah et TP étaient restés au repos. Jamais cet été, les Espagnols ne se sont confrontés à la vraie équipe de France et sa défense compacte, agressive sur les shooteurs et présente sur toutes les lignes de passe. "On gagne avec la défense. J'espère que l'on pourra sortir un grand match défensif pour arrêter les Espagnols", glisse TP. Ce sera une des clefs de cette finale..
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