Eurobasket 2022 / Espagne - France / Boris Diaw : "Encore plus beau si on les bat"

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EURO BASKET - Encore marqué par les "défaites douloureuses" face à l'Espagne, Boris Diaw est revenu sur la rivalité entre les Bleus et les Espagnols avant la finale entre les deux équipes dimanche (20h30). "C'est encore plus beau si on les bat, ça fait encore plus mal si on perd", a résumé à l'AFP l'ex-capitaine tricolore et désormais manager général.

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Boris Diaw, Evan Fournier disait que vous étiez prêt à remettre le short après avoir vu que c'était l'Espagne l'adversaire en finale, la rivalité reste vive...
B.D. : Disons qu'on a quelques souvenirs avec l'Espagne, je pense que c'est plus générationnel. Evan comme Rudy (Gobert) ont quand même vécu une partie de la rivalité franco-espagnole, en 2014 et 2015. Mais ils n'étaient pas présents aux compétitions d'avant. Ils n'ont pas connu les défaites douloureuses. Si on fait les comptes, il y en a eu plus que de victoires quand même.
Le pire souvenir, c'est en 2012 en quarts de finale des JO. Ca nous aurait ouvert le chemin d'une médaille olympique. Année après année, on était de plus en plus proches d'eux. Ils étaient vraiment à notre portée et on perd vraiment dans les dernières minutes du match. Le meilleur souvenir reste l'Euro 2013 parce que derrière on est champions. C'était une satisfaction de les sortir en 2014 de la Coupe du monde chez eux alors qu'ils étaient favoris pour aller en finale. Mais ce n'était qu'en quarts. Dimanche, c'est encore plus beau si on les bat, ça fait encore plus mal si on perd.
Comment expliquer qu'après votre génération dorée, les résultats suivent ?
B.D. : Il faut qu'une culture se perpétue. Le but était de hisser notre basket au plus haut niveau européen, voire mondial, et d'y rester. Pas qu'après une génération, ça s'arrête. On a toujours voulu passer le flambeau. Des joueurs se sont ajoutés année après année. Il y a eu Nando (De Colo), Nico (Batum), ensuite Evan, Rudy et Thomas (Heurtel), qui deviennent des joueurs cadres, des joueurs majeurs.
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D'autres arrivent maintenant après eux. Il ne faut pas qu'il y ait de cassures pour que la même culture de la gagne se poursuive. Faire des podiums, des médailles est aussi attractif. Quand on sait qu'on a le potentiel de faire une médaille, c'est plus facile de se motiver pour venir l'été. Pour des joueurs de certains pays, c'est plus compliqué.
Nous sommes habitués aux podiums mais le basket français n'a pas toujours été si haut...
B.D. : Quand ceux de 2000 gagnent la médaille d'argent à Sydney, on ne fait pas encore partie des nations les plus fortes du basket mondial. Le but était de montrer que ce n'était pas une anomalie et que la France allait s'installer à ce niveau-là. Je me souviens de mes premières années, on n'avait pas ces résultats-là. Il fallait vraiment s'approprier le projet, se dire de revenir l'année prochaine. On a continué à bosser avec un groupe assez homogène sur plusieurs années. C'est ça qui fait une équipe efficace.
A mes débuts, c'était le cas de la Grèce. On se cassait les dents sur eux et ils avaient un jeu très bien huilé, avec des automatismes. Ensuite, ça a été l'Espagne évidemment avec tout le temps le même roster (effectif). En équipe de France, on a essayé de créer ça en parallèle. C'était difficile parce que, justement, il y avait cette dynastie espagnole très forte à cette période. Mais on a réussi à les battre bien quelquefois .
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