Intouchable Barça

Le FC Barcelone est enfin le roi de Bercy. Après deux échecs au Final Four dans l'enceinte parisienne, le club catalan y a remporté dimanche l'Euroligue 2010 en dominant largement les Grecs de l'Olympiakos en finale, 86 à 68. C'est le deuxième sacre du Barça dans la compétition.

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Crédit: Eurosport

EUROLIGUE - FINALE
Le Barça s'est réconcilié avec Bercy. Ses deux premiers passages dans l'antre parisien s'étaient soldés par deux échecs cinglants en 1991 et 1996. La malédiction est enfin rompue. Pour la première fois depuis 2003, les Catalans sont de nouveau sur le toit de l'Europe grâce à leur succès sur le parquet de la capitale parisienne décroché en finale contre l'Olympiakos. Un sacre qui ne souffre d'aucune contestation tant l'équipe blaugrana aura dominé cette édition de l'Euroligue. Meilleure bilan de la compétition, la formation barcelonaise a répondu aux attentes tout au long de la saison. Et n'a pas craqué lors du dernier rendez-vous continental. Elle, qui avait l'habitude de manquer ses Final Four avec une seule victoire en dix participations, et son seul succès a été arraché à domicile, a été à la hauteur des attentes.
Bâtie l'été dernier pour enfin retrouver les sommets de l'Europe, le FC Barcelone n'aura cette fois-ci pas vacillé. Si leur demi-finale aura été pliée sans grande difficulté mais sans brio, la finale contre l'autre armada européenne a été parfaitement gérée par les Catalans, qui ont rapidement pris les devants. Certes, l'Olympiakos s'est accroché un peu plus de deux quart-temps pour tenter de succéder à son rival honni du Pana. Mais voilà, Juan Carlos Navarro, incroyable dimanche, et le Barça étaient trop forts et se sont rapidement mis à l'abri pour aller au bout de leur rêve.
La défense catalane fait la loi
Dans ce duel entre la meilleure formation offensive de la compétition et la meilleure défense, c'est cette dernière qui a ainsi vite pris le dessus. Etouffant son adversaire sous le cercle grâce à un Fran Vazquez très présent (4 contres dans les dix premières minutes), le Barça a montré dès le premier quart-temps qu'il avait les armes pour stopper l'attaque hellène, qui présente pourtant une puissance de feu rarement vu sur le Vieux Continent (Kleiza, Childress, Teodosic...). Et comme la formation de Xavier Pascual possède aussi de sérieux arguments offensifs à l'image de ses extérieurs (Navarro, Rubio ou encore Mickeal), le score a tourné en faveur des Espagnols dès le début de la rencontre (24-13, 8e). Le Barça n'a alors plus jamais été inquiété.
Bien sûr, les Grecs ont bien tenté de réagir à l'image de Papaloukas au deuxième quart-temps ou encore au début de la seconde mi-temps dans le sillage de Josh Childress (52-47, 25e), mais l'équipe catalane a toujours su repartir de l'avant pour reprendre le large (60-48, 28e puis 71-52, 35e) grâce à sa défense de fer, son jeu collectif bien huilé et surtout sa belle réussite de ses extérieurs aux primés.. Sous les yeux de Xavi, Puyol ou encore Busquets, ils deviennent à leur tour les rois d'Europe. Et comme leurs homologues footballeurs la saison passée, il n'y a rien à redire. Juste à apprécier...
FC BARCELONE - OLYMPIAKOS: 86-68 (28-19, 19-17, 17-14, 22-18)
FC Barcelone30 paniers (dont 12 sur 28 à trois points) sur 59 tirs - 14 LF sur 18 - 30 rebonds (Navarro et Mickeal 5) - 18 passes décisives (Sada et Navarro 3) - 10 interceptions - 7 balles perdues - 20 fautes personnellesMarqueurs: Basile (6), Trias (0), Rubio (9), Lakovic (0), Navarro (21), Vasquez (6), Ndong (7), Morris (8), Sada (7), Lorbek (8), Mickeal (14), Grimau (0)
Olympiakos26 paniers (dont 7 sur 14 à trois points) sur 53 tirs - 9 LF sur 16 - 27 rebonds (Childress 6) - 10 passes décisives (Papaloukas et Teodosic 3) - 8 interceptions - 12 balles perdues - 24 fautes personnellesMarqueurs: Papaloukas (12), Penn (0), Childress (15), Vujcic (2), Vasilopoulos (0), Bourousis (9), Halperin (0), Kleiza (13), Mavrokefaldis (1), Beverley (0), Teodosic (10), Schortsanitis (6)
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