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Rubio, quel phénomène !
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Publié 08/05/2010 à 18:31 GMT+2
Comme souvent quand il foule un parquet, Ricky Rubio sera l'une des attractions de la finale de l'Euroligue, qui se dispute dimanche à Bercy. Le meneur du Barça a montré en demi-finale toute l'étendue de son potentiel et aura encore un rôle clef face à Papaloukas et son armada de l'Olympiakos.
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Les feux des projecteurs, il connaît. La pression aussi. A 19 ans, plus d'un joueur serait impressionné et sûrement pétrifié à l'idée d'entrer sur le parquet d'un Final Four de l'Euroligue. Pour Ricky Rubio, c'est dans la logique des choses. Dimanche, il sera même l'une des attractions de la finale du FC Barcelone contre l'Olympiakos. Ce n'est pas ça qui devrait l'inhiber. Bien au contraire. En même temps, quand on a été le plus jeune joueur à évoluer en Liga ACB (à 14 ans et 11 mois), à porter le maillot de la sélection ibérique et à jouer une finale olympique (aux JO de Pékin en 2008 face aux Etats-Unis), comment pourrait-il en être autrement ?
Depuis son coup d'éclat lors de l'Euro des moins de 16 ans 2006 où il avait éclaboussé la compétition de toute sa classe avec notamment 51 points, 24 rebonds, 12 passes et 7 interceptions en finale, Rubio est observé sous toutes les coutures à chacune de ses sorties. La pépite déçoit rarement. Cette saison, après son transfert avorté en NBA, celui qui a été drafté en cinquième position par les Wolves était ainsi très attendu au FC Barcelone où il a signé en septembre dernier. Malgré la pression, il a pour le moment parfaitement répondu aux attentes au poste de meneur dans cette équipe de stars taillée pour aller au bout en Euroligue.
Un plan anti-Rubio
Certes, ses statistiques ne sont pas impressionnantes avec ses 6,5 points, 4 passes, 1.5 interceptions en vingt minutes de moyenne en Euroligue et ses 6.6 points, 4.3 passes, 2 interceptions en Liga ACB. Son activité débordante et sa vision du jeu sont toutefois quelques unes des clefs de la réussite des Blaugrana cette saison. Signe qui ne trompe pas, Evgeny Pashutin, l'entraîneur du CSKA Moscou, avait élaboré une tactique pour freiner le natif de Masnou vendredi pour le premier choc à Bercy. "La mission a été remplie. Dans la première période, nous avons tenté de l'arrêter. Ensuite, il a été extrêmement agressif et très rapide. Il a été bon, mais moins bon que d'habitude." Moins bon ? On a des doutes. En tout cas, il a été tout aussi précieux.
Pour son premier match dans un Final Four, Rubio termine ainsi avec 10 points à 2 sur 3 aux primés, 4 rebonds, 8 passes et 2 interceptions. Pour une évaluation de 19 au final, soit la meilleure de la rencontre. Surtout, il a été déterminant dans la gestion des possessions importantes. "Il a été très solide pour son premier match dans un Final Four", se réjouit son entraîneur Xavier Pascual. Jamais très loquace devant les micros, le prodige, à qui l'on avait interdit de parler à la presse à ses débuts à Badalone, ne s'est pas épanché trop longtemps sur la question mais a annoncé la couleur pour la suite. "J'étais nerveux en début de la rencontre mais mes coéquipiers m'ont aidé. Je suis très heureux mais pas encore rassasié". Voilà qui promet à l'aube d'un duel face au maître à jouer grec Theo Papaloukas et son coéquipier Milos Teodosic, si ce dernier est remis de sa grippe intestinale.
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