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"J'adore notre équipe"
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Publié 03/04/2007 à 14:45 GMT+2
Dans une interview exclusive, Zoran Planinic avoue son plaisir de jouer pour Vitoria, avant de défier l'Olympiakos en quart de finale de l'Euroligue ce soir. Après deux Final Four de suite, le Tau a la ferme intention de remporter le titre. Et Planinic, q
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ZORAN PLANINIC, vous êtes arrivé en début d'année à Vitoria après trois saisons NBA, quelles sont vos impressions ?
Z.P. : J'adore notre équipe. Avec Scola, Rakocevic ou encore Prigioni, nous possédons de bons joueurs à toutes les positions. Nous avons vraiment les moyens pour briller que ce soit en Euroligue ou en championnat espagnol. Pour tout vous dire, j'ai hâte de vivre la fin de saison...
Le Tau est vraiment impressionnant cette année. Après avoir votre parcours sans faute dans le Top 16, on vous compare même à l'équipe du CSKA Moscou titrée l'année passée. Qu'en pensez-vous ?
Z.P. : Vous savez, on se donne tellement à l'entraînement que ça se ressent lors des matches. Mais attention, le CSKA a gagné l'année passée et nous n'avons encore rien remporté. Pour le moment, ils restent donc à un autre niveau.
Comment expliquez-vous cette réussite alors que Vitoria a changé de nombreux joueurs (Casey Jacobsen, Travis Hansen) lors de l'intersaison 2006 ?
Z.P.: Tout d'abord, il faut préciser que le Tau a une tradition de basket. Je n'ai pas regardé beaucoup de match l'année dernière mais je connais les joueurs qui sont partis et à mon avis, on joue plus collectivement cette saison. C'est la recette de notre réussite...
Vitoria a l'occasion de rejoindre le Final Four pour la troisième fois de rang. Mais pour cela, il faudra se débarrasser de l'Olympiacos. Quelles seront les clefs de votre quart de finale ?
Z.P. : L'Olympiacos est une équipe très solide. Très bien équilibrée. Aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, ils ont des joueurs capables de faire basculer un match. A mon avis, on va devoir stopper leurs extérieurs car ils jouent très vite notamment Scoonie Penn et Alex Acker. Si on arrive à les contrarier, cela va rendre notre job plus facile.
Le fait d'avoir l'avantage du terrain pour la belle, est-ce un vrai plus sur le plan mental ? Surtout que vous n'avez pas perdu à domicile dans cette compétition depuis 27 matches...
Z.P. : C'est vraiment une bonne nouvelle pour nous. Nos fans sont incroyables à toutes les rencontres. Conclusion, on joue vraiment bien à la maison. Mais attention, on ne laissera pas tomber le match à l'extérieur pour autant. Cette année, on n'a pas été aussi flamboyant hors de nos bases que chez nous et nous avons envie d'améliorer ce point. Nous sommes perfectionnistes. Nous avons une équipe qui vise toujours le plus haut niveau. Et c'est un point qui nous tient vraiment coeur.
Sur quels points forts peut s'appuyer Vitoria pour battre les Grecs ?
Z.P. : Ça va être un quart de finale très disputé et la défense sera la clef. Celui qui arrivera à fermer sa raquette remportera sûrement ce quart. Mais, je suis persuadé que les fans vont se régaler. Il va y avoir du beau monde sous les panneaux. Et avec Pablo Prigioni d'un côté et Penn de l'autre, ça promet. Surtout qu'il y aura deux grands coachs sur le bord du terrain.
D'ailleurs, la présence de Pinhas Gershon - coach historique du Maccabi qui a sorti le Tau lors des deux derniers Final Four - sur le banc, peut-elle faire pencher la balance dans ce genre de match couperet ?
Z.P. : C'et vrai que Gershon peut faire tourner un match avec ses options. Il surprend toujours. On ne sait jamais à l'avance ce qu'il nous réserve. Je le répète, ça va être un match passionnant surtout avec Gershon et Maljkovic.
Justement, vous avez été obligé de changer d'entraîneur au milieu de la saison - pour des raisons de santé, Velimir Perasovic a été remplacé par Bozidar Maljkovic - est-ce que cela vous a dérangé ?
Z.P. : Oui un petit peu. Nous étions vraiment très bons avec Perasovic mais il a été obligé de prendre du recul pour finalement arrêter. Il y a eu une petite période de doute. C'était un peu troublant car en tant que joueur, on essaye de ne pas trop réfléchir pour se concentrer sur le terrain. Et là, on avait ça en tête. Mais bon, on est des professionnels et nous avons réussi à nous remobiliser sur l'essentiel.
Malgré votre collectif bien rôdé, un joueur sort pourtant du lot : Luis Scola. Que pouvez-vous nous dire sur lui ?
Z.P. : C'est un joueur incroyable. J'avais déjà énormément de respect pour lui avant de venir et maintenant que je le connais c'est encore mieux. Il s'entraîne durement et joue très bien. Il n'abandonne jamais même à l'entraînement. Et je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi il n'est pas en NBA.
Au niveau personnel, vous avez été gêné par les blessurescette saison, comment vous sentez-vous désormais ?
Z.P. : Je vais bien. Mais j'ai encore des progrès à faire sur le plan de la condition. J'ai des hauts et des bas mais je vais essayer d'être plus régulier dans mes performances. Dans l'ensemble, je suis satisfait de mes prestations même si j'aimerais bien en faire plus.
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