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L'ASVEL championne de France pour la 19e fois

L'ASVEL championne de France pour la 19e fois
Par AFP

Le 25/06/2019 à 22:50Mis à jour Le 25/06/2019 à 23:48

JEEP ELITE - Vainqueur du 5e et dernier match (66-55) de cette finale, l'ASVEL Lyon-Villeurbanne a remporté le 19e titre national de son histoire, le premier depuis 2016. D'abord malmené dans sa salle (-8 à la pause), le club de Tony Parker a élevé le ton au retour des vestiaires pour faire la différence et s'offrir un deuxième trophée cette saison, après la Coupe de France.

Villeurbanne est devenu champion de France pour la 19e fois en battant Monaco 66 à 55 dans le match 5 de la finale, mardi, dans sa salle de l'Astroballe. Le club présidé par Tony Parker, qui a aussi remporté le titre chez les femmes il y a un mois, n'avait plus été sacré depuis 2016. L'ASVEL, qui avait gagné les matches 1 et 2 devant son public puis perdu les actes 3 et 4 en Principauté, s'impose donc 3 à 2.

Les Villeurbannais ont profité de l'avantage du terrain, acquis en même temps que la première place de la saison régulière, pour décrocher leur 19e titre national (record amélioré), trois ans après le précédent. Mais ce fut dur ! Vainqueurs autoritaires des deux premières manches, ils ont été bousculés aux matchs 3 et 4 puis encore en première période mardi, dans une salle transformée en étuve (34,7 degrés), par des Monégasques qui menaient de huit point à la pause.

Chez les femmes, l'ASVEL-Lyon, une entité juridique différente du club masculin mais qui a le même nom et le même président, l'avait emporté pour la première fois en battant Montpellier. Il faut remonter plus d'un demi-siècle en arrière (en 1963) pour voir le même club, le PUC, s'imposer dans les deux catégories la même année.

Parker et Aulas côte à côte

Président et actionnaire majoritaire depuis 2014, désormais retiré des parquets, Parker ne pouvait pas envoyer meilleur signal aux dirigeants de l'Euroligue à quelques mois du grand retour de l'Asvel (et du basket français) dans la compétition reine du continent. Elle disposera de deux saisons pour faire ses preuves avant d'obtenir un ticket permanent.

La semaine restera gravée dans l'histoire du club car samedi, l'ex-star de la NBA avait officialisé aux côtés de Jean-Michel Aulas (qui a assisté à la finale à ses côtés) son rapprochement avec l'Olympique lyonnais. Le club de football va entrer au capital à la fois du club masculin (à hauteur de 3,4 millions d'euros, soit 25%) et de l'équipe féminine (300.000 euros, soit 10%).

Villeurbanne devra monter en puissance au fil des années financièrement et sportivement pour exister au niveau européen, car son budget (9,2 millions d'euros) et sa masse salariale (3 millions d'euros) le situeront tout en bas de l'échelle de l'Euroligue. Il est probable que les femmes de Lyon-Asvel, renforcée pour la saison prochaine par deux des meilleures joueuses françaises, Helena Ciak et Marine Johannès, viseront le Final Four bien plus tôt que les hommes.

Un troisième quart de folie

Mais leur effectif actuel, très complet avec des joueurs comme le meneur de la sélection lituanienne Mantas Kalnietis, le pivot croate Miro Bilan (11 points dans la match 5), les Français Amine Noua, le capitaine Charles Kahudi (9 points, 10 rebonds) et Livio Jean-Charles, le grand espoir Théo Maledon (18 ans) et de solides Américains (Adreian Payne, David Lighty, DeMarcus Nelson) leur permettent déjà d'être au-dessus dans l'Hexagone.

Vainqueur de la saison régulière et de la Coupe de France, l'équipe entraînée par le Monténégrin Zvezdan Mitrovic (l'ancien coach de Monaco jusqu'à l'année dernière) a survolé les play-offs en ne laissant qu'un match sur neuf à ses rivaux Le Mans, le champion sortant, Nanterre et Monaco, qui perd pour la deuxième année d'affilée à un match du titre (face au Mans en 2018).

En finale, les Villeurbannais ont été mis dans les cordes en première période par Lazeric Jones et Dee Bost (13 points chacun). Ils ont resserré leur défense dès le retour des vestiaires (seulement 20 points encaissés en seconde mi-temps) et trouvé la mire à trois points avec A.J. Slaughter (11 points). Poussés par leur public, parmi lesquels des ultras du foot, ils étaient repassés devant dès le milieu d'un troisième quart-temps calamiteux pour la Roca Team (24-6, un seul panier pendant la période). Ils n'allaient plus être rejoints.

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