"Mister Pink", comme le surnommaient les joueurs du CSP, est passé de l'assurance sans faille en début de semaine, aux sanglots lorsqu'il a parlé de son "fils adoptif" Marc M'Bahia, jusqu'à la colère vendredi en brocardant un procès qu'il a qualifié d'"énorme mascarade". Pugnace, l'agent de joueurs, poursuivi notamment pour avoir reçu du club près de 1,7 million d'euros d'honoraires et de commissions indues, s'est efforcé lundi et mardi de démonter les accusations de "dirigeant de fait" du club entre 1992 à 1995.
"C'est Bozidar Maljkovic (entraîneur du CSP de 1991 à 1995) qui était le vrai patron du club", a lancé à la barre M. Rose, le principal prévenu de ce procès. Jacques Valade, président du club à cette époque, a contesté que M. Rose ait pu s'ingérer dans les affaires du club. "M. Rose était influent car il avait une position incontournable dans le basket français", a-t-il dit. C'est Frédéric Forte, l'ancien meneur du CSP, qui a lancé la première offensive. "Hormis pour la période Maljkovic", Didier Rose faisait et défaisait l'équipe, a déclaré le joueur.
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Les débats ont tourné mercredi au mélodrame pour le volet Marc M'Bahia. "Il est le seul joueur pour qui j'ai eu une affection filiale", a raconté M. Rose au bord des larmes. "Mon père ne m'a jamais mis dehors et ne m'a jamais volé mon dossier médical pour me faire chanter", a rétorqué Marc M'Bahia, ancien joueur du CSP, qui accuse l'agent d'avoir détourné 135.000 euros de ses comptes. "Il est venu me voir pour me demander de l'aider. J'ai raisonné comme son ami", a tenté d'expliquer M. Rose, réfutant les accusations de détournement.
Mais l'argent a rapidement repris ses droits et avocats, témoins et prévenus se sont lancés dans une bataille incompréhensible de chiffres et de comptes, le procès tournant au vaudeville quand un avocat de la défense a été expulsé de force du tribunal après avoir qualifié de "menteur" un expert judiciaire. L'ancien directeur administratif et financier du club, Xavier Bonnafy, a affirmé pour la première fois jeudi que M. Rose avait eu un "comportement de dirigeant" à partir de 1998, en se portant garant pour le club, en grave difficultés financières, auprès de la Ligue nationale de basket (LNB). "J'ai été très souvent à la marge", a reconnu M. Rose à la barre, précisant qu'il avait agi en tant qu'"actionnaire" du club et non pas de dirigeant.
Jean-Paul de Peretti, président du club de 1995 à 2000, a tenté d'expliquer la situation: il fallait "éviter que la barque prenne l'eau" car le club revenait de "l'enfer" et "Rose était pour moi une garantie". Vendredi, deux témoins avaient mis en difficulté l'agent de joueurs dans le volet M'Bahia. L'un d'entre eux a affirmé à la barre avoir reçu des pressions de la part de Didier Rose pour venir témoigner. "J'ai l'absolue certitude que la mascarade continue aujourd'hui", a lancé M. Rose à la presse en marge de l'audience, mettant en cause le déroulement des débats et l'instruction qui, selon lui, a été mal faite. "C'est un procès à charge", a estimé son avocat Philippe Clerc. Le procès se poursuit la semaine prochaine.
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