Limoges dans la tourmente

Limoges dans la tourmente

Limoges dans la tourmente
Par AFP

Le 06/07/2003 à 07:00Mis à jour

Les cinq jours de procès du CSP Limoges ont permis de mettre en lumière les multiples facettes de Didier Rose, tour à tour agent, "dirigeant", actionnaire, "ami" ou encore "père", plusieurs témoins mettant à mal sa défense en fin de semaine où incidents d

"Mister Pink", comme le surnommaient les joueurs du CSP, est passé de l'assurance sans faille en début de semaine, aux sanglots lorsqu'il a parlé de son "fils adoptif" Marc M'Bahia, jusqu'à la colère vendredi en brocardant un procès qu'il a qualifié d'"énorme mascarade". Pugnace, l'agent de joueurs, poursuivi notamment pour avoir reçu du club près de 1,7 million d'euros d'honoraires et de commissions indues, s'est efforcé lundi et mardi de démonter les accusations de "dirigeant de fait" du club entre 1992 à 1995.

Les débats ont tourné mercredi au mélodrame pour le volet Marc M'Bahia. "Il est le seul joueur pour qui j'ai eu une affection filiale", a raconté M. Rose au bord des larmes. "Mon père ne m'a jamais mis dehors et ne m'a jamais volé mon dossier médical pour me faire chanter", a rétorqué Marc M'Bahia, ancien joueur du CSP, qui accuse l'agent d'avoir détourné 135.000 euros de ses comptes. "Il est venu me voir pour me demander de l'aider. J'ai raisonné comme son ami", a tenté d'expliquer M. Rose, réfutant les accusations de détournement.

Jean-Paul de Peretti, président du club de 1995 à 2000, a tenté d'expliquer la situation: il fallait "éviter que la barque prenne l'eau" car le club revenait de "l'enfer" et "Rose était pour moi une garantie". Vendredi, deux témoins avaient mis en difficulté l'agent de joueurs dans le volet M'Bahia. L'un d'entre eux a affirmé à la barre avoir reçu des pressions de la part de Didier Rose pour venir témoigner. "J'ai l'absolue certitude que la mascarade continue aujourd'hui", a lancé M. Rose à la presse en marge de l'audience, mettant en cause le déroulement des débats et l'instruction qui, selon lui, a été mal faite. "C'est un procès à charge", a estimé son avocat Philippe Clerc. Le procès se poursuit la semaine prochaine.

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