Eurosport
"La bonne mentalité"
Par
Publié 10/06/2009 à 16:54 GMT+2
Mickaël Piétrus, acteur majeur du succès d'Orlando mardi contre les Lakers lors du match 3 de finale NBA (108-104), assure que le Magic a démontré la force de caractère nécessaire en playoffs. L'ancien Palois affirme n'éprouver aucune fierté personnelle après son match de grande qualité.
Eurosport
Crédit: Eurosport
MICKAËL PIETRUS, Orlando s'est bien relancé grâce à cette victoire...
M.P. : Ca fait du bien ! On a bien joué et on était en réussite. On a montré un nouveau visage par rapport aux deux premiers matches à Los Angeles mais nous ne sommes pas satisfaits pour autant. Nous avons montré qu'on avait du coeur, qu'on n'abandonnait jamais. On avait une mentalité de guerrier et c'est ce qu'il faut avoir en play-offs. Cela va être très dur jeudi (match N.4), il faut se préparer à aller au combat et avoir la même mentalité. Les Lakers vont vouloir revenir très fort, on doit être prêt.
Votre prestation mardi (18 points, 2 rebonds, 2 passes, 3 interceptions) vous rend-elle fier ?
M.P. : Il y a dix ans, j'aurais été fier de ça mais là non. Je ne suis pas quelqu'un de fier. Je suis là pour aider l'équipe, pour me battre. A la fin de ma carrière, quand mon fils regardera ça en DVD, là je serai fier (sourire)...
C'est quand même bon pour la confiance...
M.P. : Mais je suis toujours en confiance, et je le resterai même si je fait 1 sur 10 (aux tirs) au prochain match. Je serai fier quand on célèbrera le titre, pas avant. C'est sympa qu'on m'envoie des compliments mais je ne marche pas à ça. Je prends ces matches (de finale) comme si j'allais jouer contre Evreux avec Pau-Orthez, avec la même mentalité, le même objectif. Pour moi, le plus important est de voir mes coéquipiers en confiance, de les voir mettre des shoots, les voir dominer, comme l'a fait Dwight (Howard).
Votre grand frère Florent était dans les tribunes. Quel est l'importance de ce soutien familial ?
M.P. : Cela fait six ans qu'il ne m'avait pas vu jouer en NBA, ça représente énormément pour moi qu'il soit là, il m'apporte beaucoup d'énergie. Il n'a pas eu l'opportunité de pouvoir évoluer en NBA alors je fais en sorte de partager ça avec lui. Je veux lui donner le sourire, qu'il soit content d'être là. J'ai envie de donner pour ma famille, pour mon fils. Et si on gagne le titre, ce sera une spéciale dédicace aux victimes du vol AF 447 (NDLR: l'Airbus d'Air France qui s'est abîmé dans l'Atlantique avec 228 personnes à son bord, dans la nuit du 31 mai au 1er juin). Je pense beaucoup et souvent à ces familles qui souffrent depuis que la catastrophe est arrivée.
C'est vraiment quelque chose qui semble vous tenir à coeur...
M.P. : Il faut penser aux autres dans la vie, même quand tu es sportif de haut niveau et que tu conduis des Mercedes. Il y a des gens qui ont besoin de soutien. En collant le numéro du vol AF 447 sur mes chaussures de match, j'apporte mon soutien à ces familles qui traversent cette mauvaise passe.
Vous êtes le deuxième Français à jouer un rôle majeur en finale NBA après Tony Parker. Qu'en pensez-vous ?
M.P. : (long silence) Rien. Non, c'est bien pour la France d'avoir des joueurs à ce niveau. J'espère que j'aurai le même succès (que Parker) dans le futur. Je me rends compte que trois titres NBA, c'est vraiment dur à gagner.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité