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"L'Europe, j'aurais aimé"
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Publié 16/07/2011 à 16:15 GMT+2
Présent à Paris pour le camp de Tony Parker, Steve Nash a évoqué le lock-out qui frappe la NBA. Le meneur de Phoenix pense que la situation va durer. Mais il n’envisage pas de jouer en Europe en raison de sa situation familiale. Au contraire de nombreux joueurs NBA, selon le double MVP.
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STEVE NASH, comment vous êtes-vous retrouvé ici à Paris aux côtés de Tony Parker ?
S.N. : En fait, Tony m’a juste demandé si je voulais venir à son camp et j’ai dit oui. Ça me fait plaisir de faire partie de cette aventure et de pouvoir profiter de Paris qui une superbe ville. C’était une belle opportunité. En plus, ça me permet de découvrir l’histoire particulière qu’a Tony ici et de voir le travail qu’il fait avec ces enfants.
Avez-vous une relation particulière avec Tony Parker ?
S.N. : On est devenu amis lors des quatre ou cinq dernières années. On a beaucoup joué l’un contre l’autre pendant longtemps. Il y a eu beaucoup de matches difficiles entre nous… En général, plus difficiles pour moi que pour lui ! (Rires) On joue tellement de matches en NBA qu’on est forcément amené à connaître ses adversaires et puis on en profite pour se voir aussi en dehors des parquets. Donc on est devenu amis. Il est venu plusieurs fois jouer lors de mon match de football caritatif à New York, on va au resto, on a participé à plusieurs événements ensemble... Je dois dire qu’on a développé une belle amitié. C’est sympa de pouvoir regarder en arrière dans sa carrière et se dire qu’on n’a pas eu que des adversaires mais aussi des personnes qui ont partagé une partie de votre vie.
Vous êtes amis même après ce qui s’est passé lors des play-offs 2007 ?
S.N. : Tellement de choses se sont passées entre nous... Je ne me souviens plus ! (Rires) Il y a eu les play-offs 2007 mais aussi 2006, etc. Je me souviens juste que ça s’est terminé par un bon gros coup de tête (Tony Parker lui avait involontairement cassé le nez, ndlr) Mais ça reste un jeu. Nous sommes des compétiteurs, nous sommes tous les deux là pour se battre pour gagner. Ensuite, lorsque l’on prend un peu de recul, ça reste juste un jeu.
Quel est votre avis sur le lock-out en NBA ?
S.N. : Le lock-out est désormais une triste réalité pour nous. Bien sûr, ça aurait été bien de ne pas avoir de Collective Bargaining Agreement et que tout le monde partage les succès financiers de la ligue, naturellement. Mais c’est le business donc il va falloir attendre. Cela va être un été très long parce que, lorsque l’on parle de négociations, les gens ne se pressent pas tant qu’ils ne perdent pas de l’argent. Donc on ne verra sans doute pas beaucoup de mouvement avant la date où aurait dû débuter la saison.
Vous pourriez jouer en Europe ?
S.N. : J’aurais adoré venir jouer à l’étranger mais j’ai trois enfants donc ça rend les choses plus un peu plus compliquées. Ça aurait été une opportunité incroyable. Ce sera sans doute sans moi mais j’aurais vraiment adoré !
Deron Williams jouera lui au Besiktas en Turquie. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
S.N. : Je trouve que c’est génial ! Ça prouve que les mecs adorent jouer. On va dire que certains partent pour l’argent, pour avoir un salaire, pour assurer le confort de leur famille. Mais quelqu’un comme Deron, je pense qu’il n’a pas vraiment besoin d’argent donc c’est juste une belle opportunité pour lui de pratiquer ce sport qu’il adore. Il faut respecter cela.
Pensez-vous qu’il a ouvert la porte et que l’on verra d’autres joueurs NBA en Europe ?
S.N. : Absolument. Je pense que l’amour du jeu est une constante chez les joueurs qui veulent venir jouer en Europe. Dans cette situation, ce serait plus simple de rester à la maison tant le lock-out est maintenu. Mais vouloir aller jouer à l’étranger à l’autre bout du monde, ça veut vraiment dire beaucoup. Ça veut dire que vous êtes vraiment passionné. Et je pense que la majorité des basketteurs ont un vrai amour pour ce sport.
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