Andre Iguodala est un monument. Dès jeudi, le vétéran, 36 ans, va prendre part à ses sixièmes finales NBA à la suite. Un exploit historique. Qui nous rappelle que LeBron James en avait enchaîné huit consécutivement entre 2011 et 2018 avant d’échouer avec les Lakers l’an dernier. ‘Iggy’ connaît bien le King. Ça fait des années qu’il l’affronte. Au sommet. Cinq duels avec le natif d’Akron sur les six finales en questions. Parce que LBJ est (presque) toujours là quand ça compte. L’ancien homme à tout faire des Warriors sait déjà qu’il aura pour mission de se coltiner le quadruple MVP dans les jours qui viennent. Une mission compliquée. Impossible par moments. Qui demande un état d’esprit bien particulier : "il faut être déterminé et comprendre que vous allez le plus grand talent de tous les temps."

Dix finales, quasiment du jamais vu dans l'Histoire NBA

Waouh. Le plus grand joueur de l’Histoire. Une déclaration forte d’Iguodala. Surprenante, sachant qu’il est originaire de l’Illinois. Né en 84, les exploits de Michael Jordan, il les a pourtant vus de près. Mais James s’impose dans le temps. Et à chaque année qui passe, chaque saison où il se maintient au plus haut niveau, chaque saison où il termine en finales, il se rapproche du maître. Même déjà dépassé pour certains. Pour les plus jeunes, ceux qui n’ont connu que lui, mais même pour les pros de plus de 35 ans, ceux qui l’affrontaient il y a encore quelques années et qui saluent son immense carrière.
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LeBron James

Crédit: Eurosport

LeBron James est un monument. Dès jeudi, la superstar, 36 ans en décembre, va prendre part à ses dixièmes finales NBA. Un exploit historique. Dix finales. C’est monstrueux. Déjà, c’est simple, il n’y a que deux joueurs à avoir réussi pareille performance : Bill Russell et Sam Jones. Deux anciens coéquipiers des Celtics. Mais c’était à une toute autre époque ! La ligue ne comptait que huit équipes dans les années 60 ! Incomparable. Disputer dix finales, à l’ère moderne, est un accomplissement exceptionnel. Invraisemblable.
Plus ou moins injustement, une partie du public préfère retenir les six finales perdues sur les neuf disputées jusqu’à présent par LBJ. Logique, ce bilan peu flatteur contraste avec celui, parfait, de MJ : six sur six ! C’est compréhensible de regretter les défaites de l’ancien joueur des Cavaliers et du Heat. Ça illustre aussi, quelque part, des moments où il n’a pas su terminer le travail. Là où Jordan, justement, excellait. L’instinct du tueur. Il venait pour gagner, il repartait en vainqueur. James aussi, bien sûr. Mais sans avoir la même réussite. Mais en même temps… six sur six ne devrait pas être la norme. Parce que six sur six, c’est là aussi exceptionnel (et c’est ce qui fait de Jordan le G.O.A.T.).

LeBron James, un titre pour Kobe Bryant

Kobe Bryant et LeBron James le 29 décembre dernier.

Crédit: Getty Images

Mais les échecs de LeBron James et cette comparaison avec le mythique numéro 23 des Bulls font malheureusement oublier la VRAIE statistique importante de la carrière du King : encore une fois, dix finales ! Dix ! C’est ça le plus parlant en ce qui le concerne. Sur les 30 franchises que compte la NBA, seules 3 ont été plus souvent en finales que lui. Les Lakers (32), les Celtics (21) et les Warriors (11). Hallucinant. Organisations historiques, les Sixers et les Knicks bloquent respectivement à 9 et 8. Là, c’est donc 10 finales en 17 saisons. Plus d’une fois sur deux. Combien de temps encore avant que chacun prenne pleinement conscience du poids de cette performance ?
La dixième de James aura une saveur particulière. Pour tout un tas de raisons. Déjà, bien sûr, pour Kobe Bryant. Comme un symbole. Décédé fin janvier, le ‘Black Mamba’ reste ancré dans les pensées du quadruple MVP. Les Lakers veulent gagner pour leur idole. Ce serait évidemment lourd de sens, neuf après les finales 2011 quand LeBron, alors au Heat, était censé défier Bryant et les Angelenos, champions en titre, pour une bague. Les Californiens avaient craqué avant, dès le second tour à l’Ouest.
Neuf avant après, la planète basket tient son Los Angeles-Miami. Un grand retour au sommet pour les mauves et or, absents de l’événement depuis 2010 et le dernier sacre avec Kobe… encore un symbole. Dix ans après. Sans non plus oublier l’éventuelle revanche à prendre sur Pat Riley, boss du Heat avec qui il s’est un temps brouillé à son départ de Floride. Surtout, c’est là l’occasion de décrocher un nouveau titre avec une troisième franchise. Jamais une superstar n’a mené trois organisations différentes jusqu’au bout (Magic, Jordan, Bird, Abdul-Jabbar ou Duncan n’ont jamais joué pour trois clubs différents…). Pour s’affirmer comme l’homme qui a gagné partout où il est passé. Une légende. Un King.
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