Miami Heat - Los Angeles Lakers : 111-108

Los Angeles mène les finales 3-2
Seize secondes à jouer. Seize secondes pour aller chercher le dix-septième titre NBA des Lakers. Seize secondes et un petit point d’avance pour le Heat. La balle va finir dans les mains de LeBron James. C’est une évidence. Les coaches le savent. Les joueurs, d’un camp comme dans l’autre, le savent. Tout le monde le sait. Le King récupère la gonfle, s’élance vers le cercle. Un défenseur devant lui. Puis deux. Puis trois. Il est dans la raquette, à portée de tir. Avec une marée humaine autour de lui.
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Il est plus grand. Il peut quand même prendre sa chance, par-dessus. D’autres l’auraient fait à sa place. Mais pas lui. Ce n’est pas sa nature, ça ne l’a même jamais été. Il s’est toujours évertué à prendre les bonnes décisions sur un terrain de basket. Et le bon choix, à ce moment-là, c’est de servir Danny Green. L’ailier des Lakers, auteur de deux paniers primés cette nuit, est seul. Alors James le sert. Mais la tentative de Green, à trois-points, le tir pour le sacre, est trop court et manque sa cible. Game over. Morris a beau prendre le rebond – et envoyer une passe en touche – c’est fini. Victoire de Miami, au bout du suspense (111-108).
Pour le Heat, justement, ce n’est pas fini. En arrachant ce beau succès, les Floridiens prolongent le suspense – le plaisir aussi – et offrent donc un Game 6 à ces finales qui prennent de plus en plus de saveurs. Parce que nous avons eu le droit à grand match de basket ce soir. De loin le plus palpitant de la série jusqu’à présent. Deux très belles équipes mais surtout deux joueurs phénoménaux, en état de grâce, pour un duel d’anthologie. LeBron James (40 points, 13 rebonds, 7 passes) d’un côté et Jimmy Butler (35-12-11) de l’autre. Avec le dernier mot pour l’arrière All-Star de South Beach, exceptionnel pour faire gagner les siens à la fin.
Menés trois manches à une avant le coup d’envoi et toujours privés de Goran Dragic, les hommes d’Erik Spoelstra se devaient de réussir le match parfait pour se donner encore une chance de rêver. Et ils l’ont fait ! D’abord légèrement en retard (11-16 pour Los Angeles), Miami a passé un 11-2 en quelques minutes pour prendre le contrôle de la partie dans le premier quart temps. Un écart accentué ensuite dans le deuxième, avec même onze longueurs d’avance pour le Heat (41-30). Mais un James fantastique et terriblement adroit de loin ramenait les Lakers. Les Californiens ont même recollé à un point (57-56) juste avant la pause grâce à un panier primé d’Anthony Davis… auquel Butler a répondu, lui aussi derrière l’arc, pour ensuite retourner au vestiaire. Le ton était donné.
LBJ et ses partenaires ont voulu mettre la pression pour reprendre l’avantage dès les premières minutes de la deuxième mi-temps. Pour le Heat, il s’agissait de ne pas craquer. De résister à la tempête. Mission accomplie, et mieux encore. Parce que si les Lakers mettaient la pression en attaque, ils enchaînaient les erreurs fâcheuses en défense. Un peu à l’image de ces deux fautes sur des tirs extérieurs de Jae Crowder et Duncan Robinson. Deux actions à quatre points converties par Miami, toujours en tête (86-80 puis 88-82 à la fin du troisième quart).

Jimmy Butler et LeBron James, duel d'anthologie dans le money time

Le Heat a même pris le large à l’entame du quatrième. Un 5-0 rapide pour se retrouver à 93-82. Onze points d’avance, encore une fois. Et toujours le même homme pour relancer la machine. Le numéro 23 des Lakers. Sensationnel de loin sur ce Game 5 (6 sur 9), le natif d’Akron est à l’origine d’un 8-0 qui a changé la dynamique de la rencontre. Los Angeles a même pris l’avantage sur un trois-points de Kentavious Caldwell-Pope, servi par le King (96-97) ! On sentait alors le match tourner. En faveur des Angelenos, révoltés, motivés par les tenues ‘Black Mamba’ qu’ils avaient décidé de porter spécialement pour l’occasion. Une équipe en mission. Prête à aller décrocher son titre. On sentait la fatigue s’accumuler sur les larges épaules d’un Butler héroïque, constamment sur le terrain à l’exception d’une poignée de secondes, moins tranchant depuis quelques minutes après une première mi-temps monstrueuse.
Mais le patron du Heat attendait juste le bon moment. Le money time. Plutôt que de céder à la panique, les Floridiens se sont remis sur les bons rails avec un nouveau panier lointain d’un Duncan Robinson décisif, facteur X de la rencontre (26 points, 7 tirs à trois-points inscrits). 101-99. Et à partir de là, la balle ne revenait plus qu’à deux joueurs. LeBron James et Jimmy Butler. Un duel d’anthologie, action après action. Butler pour passer devant, James pour égaliser. C’est à la suite d’une énième attaque du cercle que Jimmy ‘Buckets’ a provoqué deux nouveaux lancers-francs supplémentaires. Convertis.
Huit points à lui tout seul dans les deux dernières minutes. 108-107 pour Miami. Seize secondes à jouer. Les fameuses seize secondes. Et ce choix de James de laisser la gonfle à un coéquipier, complètement ouvert, alors qu’il était le seul à marquer – à l’exception d’un rebond offensif de Davis (28 pts, 12 rbds) – depuis un long moment. Green a raté. Les Lakers ont gâché une belle occasion d’écrire une nouvelle page de leur légende. Ils ont gaspillé une performance majuscule de leur MVP. Et ils devront patienter avant d’être couronnés. Peut-être même douter. Parce que ce Heat n’est pas mort. Il est à l’image de Jimmy Butler : à bout de souffle, éreinté par tant d’efforts mais bel et bien là, encore prêt à en découdre. Game 6 dimanche soir.
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