Les gagnants

Los Angeles Lakers
Gagnants mais… les Lakers ont perdu une partie de leur âme et de leur identité défensive - précisément celle qui les a menés jusqu’au titre - en laissant partir certains cadres du sacre. Dennis Schröder prend la place de Rajon Rondo. Montrez Harrell, déniché chez le voisin, celle de Dwight Howard. C’est parfait pour la saison régulière, pour assurer le scoring et laisser LeBron James et Anthony Davis se reposer après l’intersaison la plus courte de l’histoire.
NBA
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13/04/2021 À 16:23
Mais quid des playoffs ? Surtout avec un meneur allemand qui a exigé d’être titulaire pour venir. L’équilibre du cinq majeur pourrait là aussi être un peu chamboulé, sans un playmaker comme Rondo en sortie de banc. Néanmoins, en ajoutant Marc Gasol (à bout de souffle l’an dernier mais probablement remotivé à l’idée de jouer le titre) et Wesley Matthews, les Angelenos ont bouclé un recrutement intéressant. Avec un léger changement de style mais toujours autant de puissance.
Phoenix Suns
Les huit victoires de suite dans la bulle ont convaincu les dirigeants des Suns de mettre le paquet pour retrouver des playoffs qui leur échappent depuis 2010. Chris Paul débarque avec son gros contrat mais aussi son leadership et son charisme. Un nouveau patron dans le vestiaire et un duo flamboyant avec Devin Booker. Ça promet une belle saison ! Surtout que Phoenix a bien fait le boulot en ajoutant aussi des vétérans précieux comme Jae Crowder ou E’Twaun Moore. Il n’y a plus aucune excuse pour ne pas finir dans le top 8 à l’Ouest.
Luka Doncic
Les Mavericks n’ont pas été nécessairement les plus actifs mais ils ont fait venir deux joueurs vraiment susceptibles d’aider Luka Doncic. D’abord Josh Richardson, débarqué de Philly, qui va pouvoir combler les lacunes du Slovène en défense tout en le déchargeant de la création sur certaines séquences en attaque. Puis James Johnson, véritable "enforcer" à l’ancienne, un dur prêt à jouer des coudes pour défendre sa star. C’est exactement ce qu’il manquait à Dallas : un peu de vice et d’expérience pour voyager en playoffs.
Doncic va pouvoir tranquillement s’éclater, faire passer un cap à sa franchise tout en se mêlant à la course au MVP avant de débarquer bien mieux entouré au printemps.

Luka Doncic

Crédit: Getty Images

Los Angeles Clippers
Gagnants mais… les Clippers n’ont pas réussi à mettre la main sur le meneur susceptible de décharger Kawhi Leonard de la création du jeu. Ni du leader - vocal, celui du vestiaire - capable de recadrer un groupe visiblement enclin à exploser au moindre petit accroc. Néanmoins, l’intersaison des Californiens reste positive. En remplaçant Landry Shamet, JaMychal Green et Montrezl Harrell par Luke Kennard, Nicolas Batum et Serge Ibaka, ils renvoient le sentiment de s’être renforcés.
Ibaka leur apporte enfin un peu de défense dans la peinture. Une valeur plus fiable qu’Harrell, notamment en playoffs. La perte de Green, défenseur très polyvalent, évidemment dommage mais atténuée justement par la présence de l’intérieur congolais. Kennard est un jeune joueur particulièrement sous-coté, bon manieur de ballon et excellent shooteur. Un basketteur plus complet que Shamet. Quant à Batum, c’est un pari à moindre coût qui peut vite s’avérer gagnant si l’ailier tricolore s’investit dans une équipe qui joue le titre.

Serge Ibaka (Toronto Raptors)

Crédit: Getty Images

Miami Heat
Le départ de Jae Crowder est regrettable mais le Heat a remplacé son ailier "3 and D" par Avery Bradley et Mo Harkless. Deux pour le prix d’un. Les dirigeants ont conservé leurs autres principaux free agents – Goran Dragic, Bam Adebayo, Meyers Leonard – et donc le gros du groupe finaliste dans la bulle tout en gardant suffisamment de flexibilité pour tenter de faire venir une superstar en 2021. Pat Riley, toujours au top.
Gordon Hayward
Ou plutôt, l’agent de Gordon Hayward. Mark Bartelstein. Un génie des négociations. Son client vient de devenir le troisième joueur de l’histoire - après Kevin Durant et LeBron James - à signer son deuxième contrat à 30 millions la saison. Bien évidemment sans boxer dans la même catégorie que les deux MVP. Alors on peut se moquer des Hornets, qui ont offert 120 millions sur quatre ans à Hayward, mais les Celtics et les Pacers se préparaient eux aussi à formuler des offres à neuf chiffres.
L’ancien All-Star garde une cote très élevée auprès des dirigeants NBA malgré les blessures qui ont gâché ses deux dernières saisons dans la ligue. Il a décliné une option à 34 millions pour en prendre 120, le tout en redevenant la première option d’une franchise. Coup de maître.

Gordon Hayward (Boston Celtics), face aux Toronto Raptors, dans la "bulle" d'Orlando - 7 août 2020

Crédit: Getty Images

Sam Presti
L’équipe du Thunder ne ressemble plus à rien mais elle compte quelques jeunes spécimens prometteurs (Shai Gilgeous-Alexander, Darius Bazley) et elle est en pole position pour récupérer le gros lot lors de la draft 2021, cuvée qui s’annonce beaucoup plus forte que celle de 2020. Surtout, Sam Presti, le GM d’OKC, possède désormais 12 choix au premier tour sur les 5 drafts à venir…
Atlanta Hawks
Sans doute la plus belle intersaison de la ligue à l’Est, peut-être même de tout le championnat. Grâce à leur excellent GM Travis Schlenk, les Hawks possèdent déjà un noyau dur de jeunes joueurs prometteurs. En trois drafts, ils ont récupéré Trae Young, DeAndre Hunter, Cameron Reddish, Kevin Huerter et Onyeka Okongwu. Sans oublier John Collins, steal de la cuvée 2017.
Alors le dirigeant a voulu passer la vitesse supérieure en entourant tout ce beau monde avec des vétérans capables de faire passer un cap à la franchise. Rajon Rondo, Danilo Gallinari, Bogdan Bogdanovic mais aussi Tony Snell et Kris Dunn ont été recrutés. Ça donne l’un des effectifs les plus intrigants de la NBA. Suffisamment talentueux pour espérer accrocher les playoffs. Maintenant, il va falloir gérer la pression des attentes…
Portland Trail Blazers
Le penchant des Hawks, mais à l’Ouest. Non pas dans les ambitions – ça fait déjà sept ans de suite que les Blazers se qualifient pour les playoffs avec même une finale de Conférence en 2019 – mais dans la qualité du recrutement. Enes Kanter qui revient via un trade, Rodney Hood et Carmelo Anthony prolongés, la pièce manquante Robert Covington qui débarque ainsi que Derrick Jones Jr et le prometteur mais oublié Harry Giles ! L’effectif est triplé à tous les postes. Portland peut voir grand et viser mieux qu’un deuxième tour de playoffs.
Boston Celtics
Après Kyrie Irving, les Celtics ont perdu encore un "max player" en la personne de Gordon Hayward. L’ancien All-Star a préféré rejoindre les Hornets plutôt que de tenter de jouer le titre à Boston. Pas forcément une bonne publicité pour la franchise du Massachussetts. En plus, Danny Ainge, le boss, a fait capoter le transfert du bonhomme vers les Pacers en se montrant très (trop) gourmand : Myles Turner, Doug McDermott et un tour de draft ne lui suffisait pas. Il voulait TJ Warren ou Victor Oladipo en plus. Insensé.
Pourtant, en récupérant le solide et expérimenté Tristan Thompson (pour moins de 10 millions la saison !), les Celtics ont fait une très belle opération. Il vient renforcer une raquette un peu fébrile. L’une des principales lacunes de l’équipe. Et en larguant Hayward en Caroline du Nord, Ainge bénéficie aussi d’une "trade exception" record de 28 millions de dollars. Du jamais vu en NBA. Pour faire simple : Boston pourra monter un échange et absorber jusqu’à 28 millions sans respecter l’équilibre des salaires. De quoi faire venir une star plus facilement, si jamais un Bradley Beal, un De’Aaron Fox ou un Karl-Anthony Towns réclamait son départ dans les prochains mois.

Les Perdants

Sacramento Kings
Personne ne s’attendait à ce que les Kings fassent des gros coups sur le marché mais ils ont tout de même réussi à décevoir. On peut comprendre qu’ils n’aient pas souhaité "matcher" l’offre des Hawks pour Bogdan Bogdanovic (72 millions sur quatre ans) alors que l’arrière serbe tenait absolument à partir. Mais c’est dommage que la franchise ne récupère pas la moindre contrepartie.
Si le deal avec les Bucks avaient abouti, ils auraient pu mettre la main sur le prometteur Donte DiVincenzo… là, nada. Aucune raison de se réjouir. Hassan Whiteside et Frank Kaminsky étant les deux recrues phares de l’hiver. Heureusement que Sacramento avait plutôt bien réussi sa draft. Mais pour un retour en playoffs – que la franchise n’a plus connu depuis 2006 – il faudra encore patienter.
Trevor Ariza
La NBA est un business impitoyable. Les joueurs sont parfois plus (ou moins…) que des hommes mais aussi des contrats, des objets qui s’échangent d’un bout à l’autre du pays. Trevor Ariza en sait quelque chose. En une semaine, l’ailier a connu pas moins de trois équipes. De Portland à Houston. Puis de Houston à Detroit. Et enfin de Detroit à Oklahoma City. C’est déjà le dixième transfert de sa carrière, lui qui évolue chez les pros depuis 2004. Et c’est évidemment un record. Pire encore, il se retrouve maintenant au Thunder, une équipe en complète reconstruction…
James Harden
En demandant son transfert puis en refusant une extension d’un montant record de 100 millions de dollars, James Harden a envoyé un message très clair à ses dirigeants : il veut partir, rien d’autres, et si possible pour Brooklyn. Mais les Rockets refusent de le brader et ils ont bien raison. Leur MVP est sous contrat. Si Jrue Holiday vaut trois picks, alors le barbu mérite un lot de consolation massif. Pour l’instant, les discussions plafonnent et le joueur, risque d’être encore à Houston au moment de la reprise alors même son compère Russell Westbrook vient de trouver un nouveau point de chute à Washington.

James Harden

Crédit: Getty Images

Toronto Raptors
Les Raptors ont su garder Fred Van Vleet (pour 85 millions…) et c’était l’essentiel. Mais l’équipe semble tout de même affaiblie par les départs de Serge Ibaka et Marc Gasol. Malgré les fans, malgré le titre 2019, malgré l’atmosphère de Toronto et malgré la culture forte de la franchise, on a quand même le sentiment que les principaux joueurs US continuent de bouder le Canada…
Detroit Pistons
Mais à quoi jouent les Pistons ? Leur GM tenait à être actif sur le marché. Bien. Mais c’est à se demander s’il n’a pas été justement trop actif. Une grande partie de l’effectif a été chamboulé avec des recrues et des départs en cascade, mais sans trop de cohérence. Pire, la franchise, qui se veut en reconstruction, a laissé filer deux joueurs prometteurs : Christian Wood et Bruce Brown.Tout ça pour tenter des paris comme Jahlil Okafor ou Josh Jackson… sans compter sur les arrivées des nombreux intérieurs - Plumlee, Dedmon… dans ce cas-là pourquoi ne pas garder Wood ? On peine à saisir la direction prise par Detroit pour le moment.
Indiana Pacers
Les Pacers rêvent de passer un cap à l’Est mais ils ne s’en sont pas donné les moyens pour le moment. Aucune recrue, si ce n’est la prolongation de Justin Holiday. Gordon Hayward a préféré prendre un billet aux Hornets en voyant que son transfert vers son état natal ne se concrétisait pas. Alors que les autres armadas de la Conférence se sont renforcées, Indiana semble maintenant non plus un mais deux tons en-dessous.
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