Los Angeles Lakers – Miami Heat : 106-93

  • Los Angeles gagne la série 4-2
NBA
Après LeBron, Davis : Lakers a prolongé ses deux stars
IL Y A 6 HEURES

Et les finales ont tourné au massacre. Après un Game 5 épique, engagé et finalement gagné au bout du suspense par le Heat, on ne pouvait qu’espérer, en tant que passionné de basket, une rencontre similaire dans le déroulement, quelle que soit son issue. Mais les Lakers avaient d’autres plans. Et visiblement encore pas mal de marge, tandis que leurs adversaires, éreintés, s’étaient déjà surpassés quarante-huit heures plus tôt. C’est donc au terme d’un match dominé de bout en bout (106-93), et très largement, que les Angelenos ont décroché leur dix-septième titre NBA. Dix ans après celui de Kobe Bryant, Pau Gasol, Lamar Odom et compagnie, vainqueurs des Celtics en sept manches. Un nouveau sacre qui permet de rejoindre Boston, le grand rival, à la première place des franchises les plus titrées de la ligue. Un sacre que les Lakers et LeBron James, le MVP des finales, vont évidemment dédiés à Kobe Bryant. Comme un symbole.

Comme un symbole, là aussi, c’est en défense que les joueurs de Frank Vogel sont allés chercher cette quatrième victoire qui leur manquait pour monter sur le toit du monde. Le vrai point fort de ce collectif, capable d’étouffer n’importe quelle équipe avec sa taille, sa mobilité et sa force physique. Et en attaque, le génie de James a encore fait la différence. Le King a réussi son pari. Il était venu à Los Angeles pour relever un nouveau défi, celui de ramener une organisation mythique vers les sommets. Deux ans après sa signature, le voilà couronné pour la quatrième fois. En évoluant à un niveau de jeu hallucinant pour un homme de 35 ans, bientôt 36, dans sa dix-septième saison NBA.

Proche du triple-double depuis le début des finales, LBJ a finalement atteint la barre des 10 dans chaque catégorie statistique sur ce Game 6 : 28 points, 14 rebonds et 10 passes. Le chef d’orchestre d’une troupe réglée comme du papier à musique pour enfin finir le boulot. Appliqués d’entrée, les Californiens ont tué le suspense avant même la mi-temps. Une victoire dessinée quelques heures avant le coup d’envoi, quand Vogel a décidé de sortir Dwight Howard du cinq majeur pour y introduire Alex Caruso. Un arrière pour remplacer un pivot. Du small ball, mais surtout une défense mobile, rugueuse et sérieuse mise en place par les Lakers dès les premières minutes. Le Heat a tenu un peu moins d’un quart temps. Neuf minutes. Jusqu’à ce que James, Anthony Davis et Rajon Rondo déroulent pour creuser le premier écart (28-20). Avec un deuxième quart temps absolument incroyable du dernier nommé.

Rondo, ex-membre emblématique des Celtics sacrés contre les Lakers en 2008, a été le moteur de son équipe cette nuit. Avec une adresse exceptionnelle pour achever une formation de Miami complètement carbonisée, au bout du rouleau. Trop usée par l’immense dose d’efforts nécessaires pour l’emporter au dernier match. Un peu à l’image d’un Jimmy Butler épuisé et inefficace. La différence d’intensité entre les deux formations était flagrante et le retour de Goran Dragic, absent depuis le Game 1, n’a rien changé. Les Lakers ont fait exploser tout ce beau monde juste avant la pause, avec un 36-16 dévastateur sous l’impulsion d’un Rondo auteur de ses six premiers tirs (19 points au total). 28 points d’avance pour Los Angeles au moment de rentrer au vestiaire. Match plié.

Le Heat a trouvé un second souffle quand les Lakers ont baissé le pied, en fin de partie, après avoir compté longtemps une trentaine de points d’avance. Bam Adebayo a réduit l’écart, moins lourd que la différence d’impression laissée par les deux équipes. Mais il n’y a pas eu de suspense. Et dès que Miami a recollé un tant soit peu, LeBron James s’est remis au diapason pour rappeler qui est le patron. Le natif d’Akron est sorti à un peu plus d’une minute de la fin. Pour savourer un nouvel accomplissement. Un nouveau titre. Le sourire jusqu’aux oreilles, enlacés avec Davis, son jeune coéquipier qui l’aura bien aidé dans sa quête.

Si les deux premiers matches faisaient naître la possibilité d’un duel entre les deux pour le MVP, il n’y avait finalement pas matière à débat à l’issue de ces finales. James était le leader de ce groupe. Son maître à jouer. Il devient ainsi le premier joueur à décrocher trois trophées de MVP (il en compte même quatre) des finales avec trois équipes différentes. Une performance qui va très certainement nourrir les nombreux débats sur la place du King dans l’Histoire de la NBA. Ce qui est certain, en tout cas, c’est qu’il est définitivement une légende de la balle orange.

LeBron James, champion NBA et MVP des finales avec les Lakers

Crédit: Getty Images

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