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Transferts NBA : à un mois de la deadline, le calme plat (avant la tempête)
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Publié 07/01/2020 à 14:52 GMT+1
NBA - D'ordinaire rythmé par les transferts en tout genre, le marché est inanimé à l'approche de la deadline du 6 février. Mais les franchises se préparent peut-être justement pour une grande bataille en coulisses.
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C’est calme. Beaucoup trop calme. L’océan NBA, d’ordinaire si tumultueux et agité en coulisses, peut-être pour masquer la lassitude d’une longue saison régulière, est apaisé depuis un long moment. Cent cinquante jours. Cent cinquante jours sans aucun transfert à se mettre sous la dent, du 12 juillet au 12 décembre. Cinq mois tout ronds entre le blockbuster qui a envoyé Russell Westbrook à Houston, Chris Paul faisant le chemin inverse vers Oklahoma City, et le moment où Utah a mis la main sur Jordan Clarkson.
Pas le moindre échange en août, septembre, octobre ou novembre. Du jamais vu dans le championnat nord-américain ! Une monotonie inhabituelle à une époque où les tweets des journalistes américains les mieux renseignés passionnent parfois plus que ce qui se passe sur le terrain. Les audiences des matches sont en baisse mais la ligue suscite plus d’engouement que jamais… pour ses à-côtés.
Ce début d’exercice sans remous ou presque prend sa source dans les eaux déchaînées de la Free Agency 2019. Un ouragan s’est abattu sur la NBA pendant les dix premiers jours de juillet. Kawhi Leonard, MVP des finales, a quitté le Canada pour rentrer chez lui, à Los Angeles, Paul George l’a accompagné après avoir réclamé son départ auprès du Thunder et Kevin Durant et Kyrie Irving se sont rejoints à Brooklyn. Enfin, d’autres joueurs majeurs comme Anthony Davis, Jimmy Butler, Al Horford ou Kemba Walker ont changé de navire. "Il y a tellement de nouveaux éléments, de nouvelles équipes ou d’équipes qui se cherchent encore. Regardez le nombre de stars qui ont changé de franchise. Je pense que ça explique l’absence de transferts", explique à Hoopshype un dirigeant sous couvert d’anonymat.
Un marché des transferts qui devrait s'activer
Le calme plat après la tempête et… avant le retour d’un raz-de-marée ? Nous sommes désormais à un mois de la fermeture officielle du marché des transferts (le 6 février prochain). L’activité devrait monter crescendo. Plusieurs mouvements sont à envisager et pour plusieurs raisons. D’abord parce que les franchises chercheront peut-être à anticiper une baisse possible du salary cap en 2020. La ligue anticipe une perte de revenus suite aux incidents diplomatiques avec la Chine – après un tweet de soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong-Kong de la part du GM des Rockets Daryl Morey – qui ont marqué la pré-saison. Moins de bénéfices et donc moins d’argent à offrir aux joueurs libres sur le marché. La construction pour 2021 peut commencer dès maintenant.
Ensuite parce que la course au titre est plus ouverte depuis le démantèlement des Warriors. Un transfert ne suffisait pas à faire la différence au moment de se coltiner une armada capable d’aligner Kevin Durant, Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green sur le terrain. Mais cette année, les forces sont mieux réparties. Les outsiders, ceux qui ne sont pas vraiment proches de pouvoir gagner mais sans en être trop loin, ont désormais tout intérêt à essayer de se renforcer. Une ou deux bonnes affaires, un ou deux coups du destin et la bague se retrouve à portée de main. Enfin, deux mastodontes NBA sont actuellement en eaux troubles et pourraient chercher à effectuer quelques ajustements pour assumer leur statut : les Clippers et les Sixers.
Les Lakers et les Mavericks encore plus forts après la deadline ?
Les premières secousses se font d’ailleurs déjà ressentir. Les spéculations vont bon train à l’approche de la date fatidique. Kevin Love a fait comprendre qu’il ne voulait plus mettre les pieds à Cleveland. Karl-Anthony Towns serait malheureux dans le Minnesota. Et Detroit chercherait à se séparer d’Andre Drummond ! Trois All-Stars dont les noms circulent dans le flot des rumeurs. Mais mettre en place le transfert d’un basketteur de premier plan n’est pas facile et ce sont probablement des joueurs de complément qui seront échangés dans les prochaines semaines. Marcus Morris, qui fait la saison de sa vie à New York, Danilo Gallinari (Oklahoma City), Robert Covington (Minnesota), Kyle Kuzma (Los Angeles), J.J. Redick (New Orleans) ou encore Davis Bertans (Washington) reviennent fréquemment dans les discussions.
On peut imaginer un monde où les Lakers prendraient encore plus de poids en sacrifiant le jeune Kuzma, en net retrait depuis l’arrivée de Davis, pour récupérer un ailier complet de la trempe de Covington ou Morris. Le Kuz’ est aussi annoncé du côté des Kings avec un éventuel départ de Bogdan Bogdanovic. Ce serait une très belle opération pour L.A.
Phoenix et Dallas peuvent passer la vitesse supérieure en acquérant un intérieur réputé. Les Suns ont des atouts pour dénicher Love aux Cavaliers. Ils ont plusieurs tours de draft mais aussi les deux Johnson, Tyler et Cameron, ainsi qu’Aron Baynes. Les Mavericks sont limités en monnaie d’échange mais les Pistons ne seront peut-être pas très gourmands au moment de céder Drummond.
Les Sixers ou les Clippers feraient un grand pas en avant s’ils venaient à mettre la main sur Redick, leur ancien joueur. Cela fait un paquet de possibilités aux quatre coins de la ligue. Pour l’instant, c’est calme. Mais l’orage ne saurait tarder.
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