Ces Celtics-là n'ont peur de rien, et le font savoir. Il y aurait pourtant de quoi, à l'aube d'affronter les Warriors de Stephen Curry, trois fois champions depuis 2015 et qui semblent au sommet de leur art dans ces play-offs. Mais en dépit des pronostics plutôt à l'avantage des Californiens, les joueurs et le staff de Boston préfèrent regarder leur parcours, au cours duquel le scalp des champions en titre de Milwaukee et des finalistes de 2020 du Heat sont suffisants pour faire d'eux des candidats légitimes au graal ultime. Mais l'expérience sera indéniablement côté Warriors, dès ce jeudi soir à San Francisco (3h00).
Notre parcours nous a préparé le mieux possible
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Ce manque d'expérience en finale NBA ne sera pas un problème pour les Boston Celtics, a assuré leur coach Ime Udoka, même face à Golden State qui va disputer sa sixième en huit ans, à partir de jeudi à San Francisco. "Une fois que vous sortez du cirque médiatique entourant l'événement, avec ce que ça suppose d'intensité et d'exagération, les choses ne sont pas vraiment différentes du moment où vous entrez sur le terrain", a voulu minimiser Udoka, dont ce sera la première finale en tant qu'entraîneur en chef, après en avoir connu deux comme adjoint de Gregg Popovich avec les San Antonio Spurs, avec un titre à la clé en 2014.

Boston Celtics

Crédit: Getty Images

"Nos gars sont jeunes mais ils ont déjà vécu des finales de Conférence Est, et notre parcours cette année, difficile face à des équipes de haut niveau, avec deux qualifications au bout des sept matches (contre Milwaukee champion en titre puis Miami), nous a, je crois, préparé le mieux possible", a-t-il argué. Les C's comptent pour leaders Jayson Tatum et Jaylen Brown, 24 et 25 ans, ainsi que Marcus Smart, 28 ans. Face à eux, en quête d'un quatrième sacre, vont se dresser Stephen Curry, 34 ans, Klay Thompson et Draymond Green, 32 ans, qui connaissent par coeur ce rendez-vous.

Un adjoint champion en titre

Udoka, 44 ans, compte notamment parmi ses adjoints Ben Sullivan, qui fut celui de Mike Budenholzer chez les Bucks, champions l'an passé. "Nous sommes passés par là et nous avons remporté des championnats. Nous pouvons en quelque sorte donner des conseils" aux joueurs, a-t-il ajouté. "Mais une fois sur le terrain, ce qui est vraiment bien avec notre groupe, c'est qu'ils ne sont pas pris par le moment, il ne craignent ni les séries en sept matches, ni le fait de jouer à l'extérieur. Notre bilan le prouve et, au final, c'est juste du basket. Nous insistons là-dessus et c'est un avantage pour notre groupe si jeune d'aborder les choses de cette façon", a-t-il conclu.

Stephen Curry (Warriors), face à Marcus Smart (Celtics)

Crédit: Getty Images

"Je pense que nous allons être excités et gonflés à bloc", a abondé le meneur remplaçant Payton Pritchard, le pivot allemand Daniel Theis ajoutant: "Nous allons faire de cette énergie un avantage". Si ces joueurs sont néophytes en finale NBA, reste la culture de la gagne à Boston, qui pourra ajouter un 18e titre à son palmarès. Et pour les générations précédentes, il y a bien eu une première fois.
(Avec AFP)
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