Les Lakers ont touché le fond. Dimanche soir, ils ont proposé une bouillie de basket-ball aux spectateurs de la Crypto.com Arena - nouveau nom du Staples Center, qui ne porte pour l’instant pas bonheur à ses principaux locataires. Selon une vidéo prise par une personne du public et largement relayée sur les réseaux sociaux, la propriétaire de la franchise Pourpre-et-Or, Jeanie Buss, a même quitté la salle dans le troisième quart-temps, alors que LeBron James et les siens accusaient déjà 25 points de retard.
Le score final, de 95-123 en faveur des Pelicans paraît anecdotique par rapport à l’impression dégagée par leurs hôtes. "King James" n’avait aucune explication à apporter à ce néant collectif : "Je n’ai pas de réponse pour ce soir (…) entre le milieu du deuxième quart-temps et celui du suivant (de 33-34 à 53-78, NDLR), je n’ai pas de réponse." La performance individuelle du franchise player des Lakers a tout juste relevé le niveau, statistiquement, avec 32 points à 13/23.
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07/06/2022 À 20:34
Les fans peuvent me huer...
Tout juste, seulement ? Oui, parce que derrière son énième match à 25 points ou plus (le 24e sur ses 26 dernières sorties), James a aussi perdu sept ballons, ne réalisant que trois passes décisives. "J’ai très mal joué ce soir, avec d’horribles ‘turnovers’, a-t-il commenté. Quatre de mes sept ballons perdus étaient vraiment mauvais. Les trois autres, juste des erreurs." Le tout sans se retrancher derrière un récent pépin à un genou : "Je ne pense pas que cela ait affecté mon jeu."
Sept ballons perdus, c’est aussi le total affiché par Russell Westbrook, lors de la déconfiture de dimanche. Celui-ci continue de cristalliser les critiques, alors qu’en l’absence d’Anthony Davis (comme souvent blessé), il représente théoriquement la deuxième tête d’affiche des Lakers. En conférence de presse, il a assuré ne pas en souffrir : "J’ai trois beaux enfants et ma femme chez moi (…) Ils (les fans) peuvent me huer, cela ne me dérange pas du tout."

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Question de détermination

Concernant ce qui cloche dans le jeu de son équipe, Westbrook a éludé les aspects tactiques. "Nous ne jouons pas assez ‘fort’, considère-t-il. Je pense que le scouting report de nos adversaires est : ‘Jouez juste plus fort qu’eux et voyez ce qu’il se passe’. Et ça marche." Pour l’ancien meneur du Thunder, un déclic mental doit s’opérer : "Nous devons être déterminés pour que cela ne se reproduise plus sur notre parquet… ou cela continuera d’arriver."
Frank Vogel a été un peu plus loquace sur l’impasse stratégique de son équipe. "Nous ne tirons pas bien au périmètre (7/34 à 3-points face à New Orleans, NDLR), la raquette est bouchée… nous essayons de forcer à l’intérieur et ça entraîne beaucoup de ballons perdus", déplore le coach champion 2020 avec Los Angeles. Mais alors que l'adresse est fluctuante, l’absence de ligne directrice au sein de sa formation est un problème régulier depuis le début de la saison.
De quoi questionner l'immobilisme de la franchise lors de la trade deadline, il y a trois semaines. Mais les Lakers n'avaient peut-être pas d'opportunité sur le marché. Il n'y a rien à gagner à échanger des joueurs moyens en relatif manque de confiance avec des joueurs... au profil similaire. La solution viendra probablement du terrain, du banc - Vogel semble le principal fusible à faire sauter -, ou ne viendra pas.

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Attention à ne pas éviter le play-in… par le bas

"La seule chose que je peux dire, c’est de rester positif, s’est contenté de déclarer Dwight Howard. C’est tout. Il n’est pas nécessaire d’être négatif." Une narration qui devient difficilement tenable, pour des candidats au titre proclamés qui restent sur neuf défaites en douze matches. Dans l’entourage des Lakers, il se murmure ainsi que Howard, caution optimisme du vestiaire californien, peine à remonter le moral des troupes pendant que le Top 6 s’éloigne.
Neuvièmes de la Conférence Ouest avec un bilan de 27 succès pour 33 revers, les Los Angeles Lakers sont décrochés de la course à l’accès direct aux play-offs. Ils comptent neuf victoires de retard sur les Nuggets (6es, 36-25) et les Mavericks (5es, 36-25). L’objectif d’éviter le play-in - qui concerne les équipes entre la 7e et la 10e place -, est de moins en moins d’actualité. L’opportunité d’y participer n’est pas assurée pour James et sa bande. Onzièmes, les Blazers n’ont plus que 2,5 matches de retard sur eux... alors qu'ils ne jouent plus rien avec la blessure de leur star Damian Lillard.

Déconvenues d’un autre temps pour LeBron à L.A.

Si LeBron James manque les play-offs avec son équipe, ce ne sera que la deuxième fois depuis 2005. La première fois ? En 2018/2019, déjà avec les Lakers et après une saison tronquée en raison d’une blessure (55 rencontres sur 82). En 2021, "The Chosen One" a découvert le sentiment d’être éliminé dès le premier tour de la phase finale. Il continue de carburer dans l’optique d’accéder au trône de meilleur marqueur de l’histoire de la saison régulière et le titre qu’il a glané, il y a deux ans, magnifie son bilan à L.A.. Mais il commence à y accumuler les camouflets.
Alors que le recrutement des expérimentés Carmelo Anthony et Dwight Howard, notamment, faisait jaser, James avait publié un tweet en août dernier, avant de le supprimer : "Continuez de parler à propos de mon équipe, de nos âges, de la façon dont on joue (…) Faites-moi une faveur, s’il vous plaît : gardez la même énergie pour quand cela commencera." La saison a commencé depuis quatre mois et c’est le peu d’énergie dont font preuve les Lakers pour remonter la pente qui commence à être préoccupant.

LeBron James (Lakers), meilleur scoreur de l'histoire de la NBA

Crédit: Getty Images

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