NBA - Stephen Curry, le couronnement de l'un des plus grands de l'Histoire

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NBA - Auteur de finales absolument exceptionnelles, Stephen Curry a été nommé MVP pour la première fois de sa carrière. Une récompense méritée pour le désormais quadruple champion NBA, sacré à l'issue du Game 6 contre les Celtics, jeudi soir à Boston (90-103). Ce sacre enterre définitivement les débats sur sa place dans l'Histoire au côté des plus grands.

Stephen Curry (Golden State Warriors) pose avec le trophée Larry OBrien après son 4e titre NBA le 16 juin 2022

Crédit: Getty Images

Alors que le buzzer va retentir, mettant un terme à de superbes finales NBA conclues par un nouveau sacre des Warriors, les pleurs et les rires se mélangent chez Stephen Curry. Il masque son visage et essuie ses larmes avec son maillot. Il tient sa quatrième bague de champion. Et celle-ci est peut-être encore plus spéciale que les précédentes. Une multitude d’émotions différentes traversent la superstar. La joie, bien sûr. Un bonheur euphorique à en perdre les mots devant les micros tendus pour recueillir ses impressions.
L’excitation du retour au sommet, quatre ans après le dernier titre de Golden State. Le soulagement aussi, sans doute. Probablement même un sentiment revanchard. Parce que trois saisons en arrière, la franchise californienne terminait avec le plus mauvais bilan de toute la ligue. Klay Thompson s’est blessé coup sur coup. Kevin Durant a fait ses valises. Des cadres sont partis. Et cette équipe si dominante entre 2015 et 2019 est rentrée dans le rang. Certains ne voulaient plus croire en elle et en son noyau dur. Certains ne voulaient plus croire en Curry.
C’est une revanche parce qu’il décroche là son premier trophée de MVP des finales. Il répare ainsi une injustice – il aurait déjà dû l’avoir dès 2015 – et fait taire pour de bon ceux qui répétaient, à tort, qu’il n’arrivait pas à peser à ce stade de la compétition. La récompense est méritée : il a été de très loin le meilleur joueur de cette série. Deux ou trois crans au-dessus de tout le monde. "Trois fois où je vois ce trophée de près. Cette fois-ci, je vais pouvoir le ramener à la maison", confie l’intéressé. Ses paniers à la fin sont symboliques de sa domination sur les Celtics, pourtant la meilleure défense du championnat. Durant s’est cassé les dents au premier tour des playoffs. Pas lui.
Les joueurs de Boston n’ont jamais été en mesure de le ralentir et ils sont restés sans solution. Comme dans les dernières minutes de ce Game 6, quand il a forcé les "switches" pour agresser Al Horford avant de conclure près du cercle. Le moindre espace s’est payé cash, soit par un drive, soit par un trois-points. De quoi anéantir les derniers espoirs du public. Il a marqué 13 des 27 points des Warriors dans le quatrième quart-temps. 13 de ses 34 points ce vendredi soir. Une nouvelle performance de haut standing. Il boucle la série avec 31,4 points – 8 de plus que Jaylen Brown – 48% aux tirs, 43% à trois-points, 6 rebonds et 5 passes.
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Stephen Curry (Golden State Warriors) avec le trophée Larry OBrien après son 4e titre NBA le 16 juin 2022 à Boston

Crédit: Getty Images

Stephen Curry, grand parmi les grands

Les pourcentages sont absolument irréels pour un joueur qui prend autant de tirs lointains. Ses trois-points resteront sa marque de fabrique, même s’il représente en réalité bien plus. Il est perçu comme le visage du basket moderne et de cette révolution. Pourtant, c’est réducteur. Parce que ses détracteurs ne le voient qu’à travers ça. Stephen Curry est dans la forme de sa vie. Plus fort, plus solide, plus vif, plus intelligent et dans une meilleure condition physique qu’il ne l’a jamais été. Cette série montre qu’il aurait pu dominer à n’importe quelle période de l’Histoire, même si, honnêtement, il n’avait absolument pas besoin de le prouver. Les Celtics ont essayé d’être durs sur lui. Avec le colosse Marcus Smart pour le marquer de près. Il a fait déjouer tous les plans.
Avec son palmarès, il s’affirme un peu plus comme l’un des plus grands basketteurs de tous les temps. Un homme spécial. "Steph me rappelle tellement Tim Duncan. Ce sont évidemment deux joueurs complètement différents. Mais ils sont similaires par leur talent, leur humanité, leur humilité, leur confiance. Une combinaison merveilleuse qui fait que tout le monde veut gagner pour eux. Rien de tout ça ne serait arrivé sans lui. Nous avons eu plein de grands joueurs. Mais tout part de Steph", témoigne Steve Kerr. Il n’est pas juste le visage d’un changement d’époque. Il est le visage d’une dynastie. D’une franchise sacrée quatre fois en huit ans. Un magnifique champion.
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