Ils sont plus que dans les temps. Certes en 2015-2016, année de leur record à 73 victoires, une de plus que les Chicago Bulls de 1996 de Michael Jordan, les Golden State Warriors de Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green avaient attendu le 12 décembre et leur 25e match pour perdre. Oui, les "Dubs" affichaient à ce moment-là un bilan à peine croyable de 24 victoires pour une défaite. A côté, le 18-2 de cette année ferait presque tâche. Mais avec 90% de succès, les joueurs de Steve Kerr font aussi bien, et même mieux, que leurs… 89% finaux en 2016. Et pourtant, de nombreuses raisons permettent de croire que ce record est hors de portée. Même pour eux.
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Ils ont eu un calendrier facile jusqu'ici

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Aux États-Unis où l'on aime bien tout quantifier, on calcule aussi la difficulté du calendrier de telle ou telle équipe. Le "Strength of Schedule" existe donc et il est censé mettre en perspective les résultats d'une équipe. Un coup d'oeil sur celui du début de saison, en date du 29 novembre, permet de constater que les Detroit Pistons ont eu le programme le plus ardu alors qu'à l'inverse les Phoenix Suns ont eu le plus simple.
Les Warriors se "classent" juste derrière les finalistes 2021 puisqu'ils ont affronté des équipes dont le classement moyen est la 18e position. Sacramento, Oklahoma City (deux fois), Memphis, la Nouvelle-Orléans, Houston, Minnesota, Portland, Toronto, Cleveland... Autant d'adversaires qui figurent dans la deuxième moitié du classement de la Ligue. En revanche, et pour être complet, il faut rappeler que les Lakers, les Clippers (deux fois depuis dimanche), les Bulls et les Nets ont mordu la poussière face aux Warriors. A ce titre, la double confrontation de la semaine face aux Suns (17-3) pourra servir de très bon indicateur.

Leur effectif est moins complet qu'en 2016

On a peut-être tendance à l'oublier quand on évoque la dynastie des Warriors, c'est sans Kevin Durant qu'ils ont réussi cette fabuleuse saison à neuf défaites en 82 matches. En 2015-2016, outre le trio Curry, Thompson, Green, Steve Kerr pouvait compter sur des soldats comme Harrison Barnes, Andre Iguodala, Andrew Bogut, Shaun Livingston ou encore Leandro Barbosa et Festus Ezeli. Parmi eux, soit les neuf joueurs qui restaient le plus longtemps sur le terrain en moyenne, un seul comptait moins de trois saisons en NBA (Ezeli).

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Bref c'était un effectif encore jeune mais assez expérimenté qui menait la destinée de la franchise californienne. C'est moins vrai cette saison et les Poole, Toscano-Anderson, Lee, Kuminga et bientôt Wiseman ont tous un rôle plus ou moins important sans être des joueurs installés dans la grande ligue. On pourra arguer que les Warriors sont déjà excellents sans Klay Thompson qui ne va désormais plus tarder à revenir. C'est vrai mais on imagine bien la franchise de San Francisco avoir retenu la leçon de 2016.

En 2016, ils n'ont pas fini champions

Tout le monde se souvient de l'issue de cette saison 2015-2016 : les Cleveland Cavaliers avaient remonté un déficit de 3-1 en finale pour offrir à la ville un premier titre de champion avec un LeBron James au sommet de son art. La saison à 73-9 des Warriors s'achevait donc sur une désillusion terrible. En ne concédant que cinq défaites sur la deuxième partie de saison, les coéquipiers de Stephen Curry avaient conservé le même rythme pendant l'intégralité de la saison régulière.
Un coup d'œil sur les 20 derniers matches de la saison permet de voir que le "Big 3", Curry, Thompson et Green, avait vu son temps de jeu augmenter, de peu c'est vrai, pour finir. Plutôt que de reposer leurs joueurs, les Californiens avaient chassé le record. Et en Playoffs, Curry l'avait payé en manquant en grande partie les deux premiers tours puis en ne trouvant pas son rythme par la suite. S'il faut sacrifier le record et mettre au repos ses stars, Kerr n'hésitera sans doute pas cette fois.
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