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NBA - Anthony Edwards superstar, Rudy Gobert infranchissable : Comment les Minnesota Timberwolves refont surface
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Publié 15/11/2023 à 15:39 GMT+1
Les Minnesota Timberwolves ont gagné huit de leurs dix premiers matches et ils font figure de sérieux outsiders au sein de la Conférence Ouest cette saison en NBA. De l'évolution d'Anthony Edwards au retour au premier plan de Rudy Gobert, décryptage d'une équipe qui marche très fort depuis le début de la saison.
Rudy Gobert et Anthony Edwards (Minnesota Timberwolves)
Crédit: Getty Images
Même le geste stupide et dangereux de Draymond Green sur Rudy Gobert, l’altercation entre Klay Thompson et Jaden McDaniels ou encore l’expulsion de ces derniers ne pourront faire oublier aux Minnesota Timberwolves le constat le plus important de la semaine : ils squattent à nouveau (enfin) les sommets de la Conférence Ouest. Les joueurs de Chris Finch occupent pour l’instant la deuxième place, en embuscade derrière les Denver Nuggets, avec huit victoires en dix rencontres.
Ils restent même sur sept succès de rang, une première depuis 2004, et réalisent leur meilleur départ depuis… 22 ans ! "Le plus on gagne, le plus j’ai envie de gagner", répète le coach. L’appétit vient en mangeant. Il en a fait son mantra et il essaye d’inculquer cette mentalité à ses ouailles, peu habitués à squatter les premières places. Les Wolves n’ont joué que trois fois les playoffs depuis le départ de Kevin Garnett en 2007, sans jamais passer le premier tour. La franchise n’a remporté que deux séries en 35 années d’existence. Ce n’est pas dans sa culture de gagner.
Mais c’est peut-être le début d’une nouvelle ère. C’est ce qu’espéraient les nouveaux propriétaires et dirigeants en sacrifiant quatre joueurs et cinq tours de draft pour faire venir Rudy Gobert lors de l’intersaison 2022. Un transfert décrié qui n’a pas eu l’effet escompté lors de la première saison du Français dans le Minnesota. L’équipe est passée de 46 à 42 victoires d’une année sur l’autre et elle s’est qualifiée pour les playoffs via le play-in.
Rudy Gobert, ingénieur en chef de la meilleure défense NBA
C’est peut-être justement en affrontant les Nuggets, futurs champions, que les Timberwolves ont pris conscience de leur potentiel. Ils se sont inclinés en cinq manches, certes, mais leur performance a été saluée et certains joueurs de Denver ont même reconnu après coup que Gobert et ses partenaires sont ceux qui les ont le plus mis en difficultés sur l’ensemble de leur campagne victorieuse. La conclusion prometteuse d’une saison en demi-teinte pour l’équipe de Minneapolis. Le groupe tenait à capitaliser là-dessus pour revenir plus fort. Un message passé tout au long de l’été entre les membres de l’effectif.
"On devrait avoir faim de victoires. Ça fait plaisir de voir que l’on suit les standards que l’on s’est fixés pendant l’intersaison. Maintenant, il faut être régulier. On doit le faire chaque soir tout au long de la saison, quels que soient les obstacles qui se présenteront", témoigne Karl-Anthony Towns.
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Rudy Gobert et Victor Wembanyama
Crédit: Getty Images
Pour l’instant, tout fonctionne plutôt bien. "On est en train de se créer notre identité. Je sens que bientôt ça va être aux autres équipes de s’adapter à nous et non plus l’inverse", remarque Gobert. C’est ce qui distingue les bonnes des très bonnes équipes. Et cette identité, elle est défensive. Notamment grâce au pivot de 31 ans. Après une première saison délicate, peut-être en partie liée à la pression qui accompagnait son transfert, le triple vainqueur du trophée de meilleur défenseur est revenu à son meilleur niveau. Et même plus que ça.
"Je me sens plus fort que ce que je ne l’ai jamais été. Je pense qu’entre l’expérience que j’ai accumulée et mes capacités, je n’ai jamais été aussi fort." L’impression visuelle est la même : Rudy Gobert paraît encore plus vif et mobile qu’avant. Plus serein aussi. Il apporte sa présence physique dans la raquette, où il est dominant des deux côtés du terrain, mais éteint aussi certains adversaires au large. Il a par exemple limité Nikola Jokic à 1 sur 7 aux tirs lors des possessions où il a défendu directement sur le double MVP.
"C’est à nouveau le Rudy que l’on avait l’habitude d’affronter donc ça pose problèmes à nos adversaires", souligne Chris Finch. Son équipe encaisse seulement 101,3 points sur 100 possessions quand Gobert est sur le parquet cette saison. Contre 110 l’an passé. Minnesota a la meilleure défense de la ligue. Les Wolves ont maintenu les Celtics et les Warriors sous la barre des 39% de réussite aux tirs. Pour deux victoires de prestige à laquelle s’ajoute un autre succès contre les Nuggets. Des performances références.
Anthony Edwards, "Ant Man" devient géant
Contre Boston, c’est notamment Anthony Edwards qui s’est illustré. Le joueur de 22 ans poursuit sa progression et grimpe petit à petit les échelons au sein de la hiérarchie des stars NBA. Il était le leader de Team USA lors de la Coupe du monde et il s’affirme maintenant comme l’un des meilleurs joueurs de la planète. Il l’a prouvé en affrontant Jayson Tatum, l’un des favoris au MVP.
Alors que les deux équipes étaient à égalité, Edwards a marqué 8 des 13 points des siens en prolongation. En étant au cœur d’un 9-0 dévastateur. Boston n’avait pas encore perdu un seul match à ce moment-là. Mais le plus frappant, c’est le moment où le jeune homme s’est chargé de défendre sur Tatum en solo alors qu’il comptait 5 fautes personnelles. Il ne se sert plus simplement de ses qualités athlétiques pour marquer, ce qu’il fait avec brio (27 points de moyenne), il les met au service du collectif.
"Je ne peux pas être égoïste et me soucier du nombre de points que je marque. Je pense que le plus gros point pour moi, c’est de suivre le rythme du match. Je me concentre sur la défense, les rebonds, les écrans-retards, tous les petits détails." Son coach va dans le même sens : "Il veut faire un grand pas en avant cette saison mais ça ne se fera pas en marquant plus de points." Illustration lors de la deuxième victoire consécutive contre les Warriors mardi soir avec cette passe cruciale d’Anthony Edwards pour un trois-points décisif de Mike Conley dans les derniers instants de la partie.
Maintenant, tout est une question de régularité. Pour Edwards, pour Gobert et pour les Timberwolves. Ils n’ont d’ailleurs que ce mot à la bouche : se maintenir toute la saison à ce niveau sans sombrer soudainement en retombant dans leurs travers. "On sait ce que ça fait de perdre. On ne veut plus vivre ça", promet "Ant Man." Ce ne sera peut-être bientôt qu’un passé lointain et douloureux.
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