NBA - Historique : Rudy Gobert encore élu défenseur de l'année pour la 4e fois, record égalé
Par Glenn Ceillier
Publié 08/05/2024 à 00:35 GMT+2
Préféré notamment à Victor Wembanyama, Rudy Gobert a été élu ce mardi défenseur de l'année en NBA. Déjà récompensé en 2018, 2019 et 2021, le pivot des Minnesota Timberwolves rejoint ainsi deux Hall of Famers, Dikembe Mutombo et Ben Wallace, qui étaient jusqu'à présent les seuls à avoir décroché ce trophée à quatre reprises dans leur carrière.
Rudy Gobert face aux Detroit Pistons, le 28 mars 2024
Crédit: Getty Images
Le basket français vit des jours historiques. Un jour après avoir vu Victor Wembanyama être sacré Rookie de l'année – une première pour un Tricolore -, la France fête encore une fois une performance mémorable de l'un de ses représentants dans la grande Ligue nord-américaine : Rudy Gobert a été élu ce mardi meilleur défenseur de l'année (DPOY). Le pivot des Timberwolves a été préféré à Wembanyama (San Antonio) et Bam Adebayo (Miami), les deux autres finalistes pour ce trophée. Et il fait ainsi un pas de plus dans l'histoire.
Déjà récompensé en 2018, 2019 et 2021 quand il était à Utah, Rudy Gobert égale Dikembe Mutombo et Ben Wallace. Les deux anciens pivots, élus au Hall of Fame, étaient les seuls à avoir décroché ce trophée à quatre reprises dans leur carrière. Ils sont désormais trois tout en haut de la hiérarchie pour le DPOY et comme référence dans la protection du cercle dans la longue histoire de la NBA. Une étape clef de plus dans la carrière de Rudy Gobert.
Wembanyama 2e derrière Gobert
La France s'est, pour la première fois de son histoire, offert les deux premières places de ce classement du meilleur défenseur de l'année. Si Gobert a été élu à une large majorité (72 premières places sur 99), c'est bien Victor Wembanyama qui le suit avec 245 points (contre 433 à son compatriote et 91 à Bam Adebayo, 3e). L'intérieur des San Antonio Spurs réussit là un tour de force eu égard aux résultats collectifs de son équipe (22 victoires-60 défaites). Nul doute qu'on le reverra très bientôt une marche plus haut dans ce classement.
Actuellement en plein playoffs, pendant lesquels les Wolves font des ravages et ne cessent de surprendre, l'ancien Choletais, qui a raté le dernier match face aux Nuggets pour assister à la naissance de son fils, ajoute une ligne de plus à son CV. Et pas des moindres. Déjà retenu à trois reprises au All Star Game (2020, 2021 et 2022), le pivot des Bleus atteint une nouvelle fois l'un de ses objectifs en NBA, alors qu'il est toujours en quête de sa première bague.
Le patron défensif de la meilleure défense de la Ligue
Ce quatrième sacre de défenseur de l'année était cependant attendu. Si la cote de Wembanyama est montée en flèche ces derniers mois, alors qu'il a fini sa première saison dans la Ligue comme meilleur contreur (3.6 par match), Rudy Gobert n'a pas été en reste cette saison pour s'imposer aux yeux des médias, qui sont les seuls à voter pour cette distinction. Car si Wemby a payé les frais notamment du bilan collectif des Spurs (24e équipe défensive de la Ligue), l'ancien du Jazz a lui profité de la métamorphose des Wolves. Une métamorphose à laquelle il n'est pas étranger.
En deux saisons, les Wolves sont passés de la 24e défense de la Ligue (en 2021-22) à la première cette saison. Et après un exercice pour prendre ses marques, Gobert a pesé de tout son poids pour cela. Premier à "l'Individual Defensive Rating" (104.4 points pour 100 possessions), "Gobzilla", qui a tourné durant cette saison 2023-24 à 14 points, 9,2 rebonds défensifs (12.9 au total) et 2.1 contres par match, a permis à la franchise de Minneapolis de devenir LA référence défensive de la Ligue (106.5 pts concédés par match). De quoi s'imposer une nouvelle fois comme le roi de la NBA en défense. Et lui permettre de devenir une référence historique lui aussi.
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