NBA - Jayson Tatum et Jaylen Brown, duo indivisible qui fait gagner les Boston Celtics

Eurosport sur Google

Jayson Tatum et Jaylen Brown ont développé une relation particulière sur le terrain et ils conduisent aujourd'hui les Boston Celtics, qui mènent 3-0 face aux Dallas Mavericks, aux portes du titre NBA. Un travail de longue haleine pour les deux All-Stars qui ont été proches d'être séparés à de nombreuses reprises au cours de ces dernières années.

Jayson Tatum et Jaylen Brown, les moteurs de Celtics bientôt champions NBA

Crédit: Getty Images

Les Mavericks ne battront pas les Celtics. Pas sur une série au meilleur des sept manches. Ça, Jason Kidd l’a peut-être compris dès le premier match des finales NBA 2024. Alors il a misé sur le fait que les joueurs de Boston pouvaient éventuellement se plomber eux-mêmes. L’entraîneur de Dallas s’est lancé dans une manœuvre de déstabilisation en proclamant Jaylen Brown "le meilleur élément" adverse à la suite du Game 1.
"Je vois ce qu’il a voulu faire", ricanait Al Horford après avoir été invité à réagir aux propos du coach. Les Celtics sont déjà passés par là. Cela fait des années maintenant que certains médias, certains journalistes, certains passionnés de basket et certains de leurs opposants se demandent qui est le visage de la franchise ou la première option offensive de l’équipe. Comme s’il fallait absolument trancher entre Brown et son coéquipier Jayson Tatum.
"Ce n’est clairement pas notre premier rodéo", rétorquait Tatum après la sortie de Kidd dans la presse. "On comprend que les gens veulent creuser un fossé entre nous. Cela fait longtemps maintenant que des gars essayent de nous diviser en disant que l’un de nous deux est plus fort que l’autre ou que l’un d’entre nous devrait être transféré."

Kidd, l'entraîneur de Dallas, a tenté de les diviser

Ce duo a pourtant de nombreux atouts pour séduire le grand public. Ce sont deux jeunes basketteurs très talentueux qui ont été draftés par la même organisation à un an d’intervalle. Ils ont grandi ensemble, se sont développés au point de devenir chacun un All-Star et ils ont connu très tôt du succès dans leur carrière. Brown et Tatum ont atteint les finales de Conférence en 2018, dès leur première année ensemble, en 2020 et en 2023.
Ils sont même allés jusqu’en finales en 2022 avant de s’incliner contre les Warriors. Deux ans après, les voilà de retour au sommet avec la possibilité d’enfin mettre la main sur le trophée. "Nous sommes tellement proches du but. Pourquoi laisserais-je mon ego tout gâcher ?", remarquait justement "JT", très maladroit aux tirs sur cette série contre Dallas mais tellement précieux dans tous les secteurs du jeu.
picture

Jaylen Brown et Jayson Tatum

Crédit: Getty Images

Jason Kidd n’a peut-être pas totalement tort en plébiscitant Jaylen Brown, aujourd’hui le favori pour être nommé MVP des finales (après avoir déjà récolté la récompense en finales de Conférence). Mais ce n’est plus si important de savoir qui est le meilleur entre lui ou son camarade. Ils sont tous les deux les moteurs qui font fonctionner le rouleau-compresseur des Celtics. Ils ont appris à joeur ensemble et à se tirer vers le haut. "Si je ne suis pas celui qui marque le plus mais que cela nous donne une plus grande chance de gagner, je suis complètement à l’aise avec ça", assurait Jayson Tatum. Non seulement il le dit, mais en plus il le prouve sur le terrain.
Ça n’a pas toujours été aussi évident. Tatum et Brown sont des ailiers avec des attributs similaires. Aucun des deux n’est parfait, aucun des deux n’excelle vraiment dans un domaine, mais ils sont bons à peu près partout. Il n’est pas toujours simple de faire cohabiter des profils aussi proches. La synergie entre un grand comme Nikola Jokic et un petit comme Jamal Murray est beaucoup plus évidente par exemple. Les deux superstars de Boston ne peuvent pas développer un jeu à deux aussi naturellement.

Quand les Celtics pensaient à sacrifier Brown

C’est sans doute aussi pourquoi les dirigeants ont parfois hésité à sacrifier l’un des deux (Brown) pour faire venir Jimmy Butler, Paul George, Anthony Davis ou Kevin Durant. Ils n’ont finalement jamais craqué. Ils ont fait confiance à leurs deux talents jusqu’à aujourd’hui. Et c’est sur le point de payer.
Leurs drives incessants vers le cercle créent tous les décalages dont les autres joueurs ont besoin pour enquiller trois-points sur trois-points en profitant des espaces qui se libèrent quand la défense se resserre. Pour ça, il a fallu qu’ils apprennent à lire de mieux en mieux le jeu. Leur progression respective en tant que "playmakers" a été essentielle dans l’évolution de cette formation bostonienne, désormais en passe de finir la saison avec 80 victoires en 100 matches.
Ils ne se complètement pas nécessairement mais ils ne se marchent pas non plus sur les pieds et ils savent se partager les responsabilités match après match. "Leur façon de jouer ensemble et de fonctionner ensemble est sacrée et ça ne peut pas être brisé", jurait Jrue Holiday. Le plus beau, c’est surtout la manière dont ils se respectent. C’est palpable. Ils se font confiance. Et ces Celtics sont quelque part à leur image à tous les deux. C’est une équipe où la gonfle circule, où chacun défend et où chacun est prêt à sacrifier son ego pour l’autre. Ils sont restés unis dans la défaite. Ils pourront bientôt savourer la plus belle des victoires ensemble.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité