Eurosport
NBA - Kristaps Porzingis, le facteur X qui fait toute la différence pour les Boston Celtics
Par
Publié 07/06/2024 à 10:46 GMT+2
De retour à la compétition après plus d'un mois d'absence, Kristaps Porzingis a été excellent lors du Game 1 des finales NBA remporté par les Boston Celtics. L'intérieur letton a marqué 20 points en seulement 21 minutes et il s'est illustré des deux côtés du parquet. Il a été le facteur X de cette rencontre, et sera peut-être même celui de la série.
Kristaps Porzingis (Boston Celtics) lors du Game 1 des finales NBA, jeudi 6 juin 2024.
Crédit: Getty Images
Les supporters des Boston Celtics ne sont pas juste des passionnés de basket. Ce sont aussi des connaisseurs. Ils comprennent ce qu'il se passe sur le terrain. Ils savent toute l’importance prise par Kristaps Porzingis au sein de leur équipe favorite. Alors ils le lui ont fait savoir au moment où il est entré en jeu sur le parquet, plus d’un mois après sa dernière apparition, en l’ovationnant chaleureusement.
"C’est clair que ça m’a aidé. Même qu’avant le match, quand j’ai juste foulé le terrain, leur soutien a été incroyable. J’ai senti l’adrénaline monter et ça m’a beaucoup aidé", confiait le principal intéressé. Il aurait pu être rouillé après avoir manqué les dix derniers matches de playoffs de son équipe en raison d'une blessure musculaire délicate au mollet. Les Celtics s’en sont bien sortis sans lui (neuf victoires) mais c’est un tout autre challenge que les tours précédents qui les attend sur ces finales NBA. Ils ne peuvent probablement pas battre les Dallas Mavericks sans un Porzingis en pleine possession de ses moyens.
Lui avouait ne pas être sûr de pouvoir jouer à 100% après une si longue absence. Son coach Joe Mazzulla a d’ailleurs fait le choix de le réintroduire en douceur en le faisant sortir du banc, lui préférant le vétéran Al Horford dans le cinq majeur. Mais l’intérieur All-Star de 28 ans a vite été appelé à la rescousse. Boston ne menait que d’un petit point, 12 à 11, quand il est finalement revenu à la compétition après cinq minutes de jeu dans ce Game 1. Boston a passé un 25-9 à Dallas sur les sept suivantes pour compter 17 points d’avance (37-20) à la pause.
Porzingis en jambes... et déterminant des deux côtés du terrain
Avec justement un excellent Kristaps Porzingis au cœur du jeu. Ses coéquipiers ont fait le choix de le gâter pour son retour en l’abreuvant de ballons au poste haut. Il a servi de point de fixation offensif et il a de suite sanctionné les Mavericks avec plusieurs paniers en tête de raquette, parfois même malgré la présence d’un défenseur devant lui. "C’est un duel cauchemardesque pour nos adversaires", soulignait Derrick White. "Il ne vous voit pas [avec sa taille], même quand vous défendez bien. Il impacte le jeu de tellement de manières différentes. Il fait toute la différence pour nous."
Ça s’est vu. KP a converti 4 de ses 5 premières tentatives et il a marqué 11 points dans le premier quart-temps. Puis 15 en 10 minutes. Il a fini avec 20 points en jouant à peine 21 minutes. Ses deux tirs à trois-points un bon mètre derrière la ligne ont contribué à faire gonfler largement l’écart en faveur des siens (jusqu'à +29) en première période, laissant même Dallas avec un sentiment d’impuissance. Surtout qu’il a aussi été très précieux en défense en fermant l’accès au cercle. Il a terminé avec 3 contres et il a contesté plusieurs tentatives de joueurs pourtant athlétiques comme Derrick Jones Jr, PJ Washington ou Josh Green.
Les Mavs ont l'habitude de maltraiter leurs adversaires près du panier mais la présence de Porzingis a mis à mal ce point fort habituel de la formation texane. Dereck Lively, très intéressant depuis le début des playoffs, n'a inscrit qu'un seul panier et il a pris 5 fautes en se retrouvant souvent piégé par son vis-à-vis, plus expérimenté.
"Kristaps a fait un match monstrueux. Le fait qu’il soit capable de tirer de loin ou d’exploiter les duels avantageux… il les a fait payer à chaque fois. C’est exactement ce dont on a besoin sur cette série", remarque Jaylen Brown, le grand patron de cette première victoire bostonienne. Les finales sont effectivement loin d’être pliées et les Celtics n’ont gagné qu’un seul match. Mais il paraît effectivement difficile de les imaginer perdre quatre fois dans les deux prochaines semaines si Kristaps Porzingis tient le choc physiquement.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité