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NBA - Luka Doncic et Kyrie Irving, comment les superstars font la différence pour les Dallas Mavericks en playoffs
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Publié 28/05/2024 à 08:43 GMT+2
Luka Doncic et Kyrie Irving excellent dans le contexte des playoffs, là où tout leur talent est mis en avant avec un jeu plus lent et des moments cruciaux. Les Dallas Mavericks ont pris le dessus lors de chacun des fins de match contre les Minnesota Timberwolves et ce n'est pas un hasard. La franchise texane peut d'ailleurs rejoindre Boston en finales NBA en cas de victoire au Game 4, ce mardi.
Kyrie Irving et Luka Doncic ensemble sous le maillot des Dallas Mavericks en NBA.
Crédit: Getty Images
Le basket est un sport qui se joue à cinq contre cinq mais il y a beau avoir dix joueurs sur le terrain, à la fin, c’est souvent l’équipe du meilleur d’entre eux qui finit par l’emporter. Ce n’est finalement pas la défense, ou le collectif, ou encore les joueurs de devoir efficaces dans leur rôle qui font gagner des titres. Enfin si, bien sûr. Mais tout ceci ne serait rien sans un ou plusieurs supers talents pour piloter le tout. C’est aussi une vérité réciproque - de nombreuses armadas dysfonctionnelles gorgées d’All-Stars peuvent en témoigner - mais les individualités les plus brillantes sont à la base de tous les projets.
Encore plus lors d’une série défensive entre les deux rideaux de fer formés par les Timberwolves et les Mavericks. Minnesota, une formation qui a évincé le champion en titre Denver en sept manches en faisant déjouer une machine offensive insoluble l’année dernière, a tout essayé pour freiner Luka Doncic et Kyrie Irving lors des trois premiers matches des finales de Conférence Ouest. Chris Finch a essayé de les priver de l’accès au cercle en laissant Rudy Gobert rôder près du panier. Il a aussi tenté de les forcer à lâcher la balle en demandant à ses joueurs de multiplier des prises-à-deux. Ou de maintenir constamment un défenseur face à eux en changeant sur les écrans. Rien de tout ça n’a vraiment fonctionné. Parce que les superstars ont réponse à tout.
Doncic-Irving : Le meilleur duo d'arrières... de l'histoire ?
C’est justement ce qui les définit, cette capacité à créer, pour eux et pour les autres. Surtout dans les moments les plus chauds. "En fin de rencontre, c’est là que l’on se fait notre argent", souligne Irving, auteur de 27 points en cumulé lors des quatrièmes quart-temps des deux derniers matches. "C’est pour ça qu’on l’appelle 'Mr Fourth Quarter', n’est-ce pas ? Il est incroyable. Il est né pour ce genre de situation", confie pour sa part Doncic, admiratif de son coéquipier. Le Slovène lui-même est un scoreur plein de sang-froid, surtout quand son équipe en a vraiment besoin. Mais la présence du meneur américain le fait basculer à un tout autre niveau.
"Il apporte son calme et sa maturité. C’est un atout extraordinaire pour nous." Les Mavericks ne paniquent jamais parce qu’Irving ne panique jamais. Même quand la tension est à son comble. Le duo formé avec Doncic est complémentaire. Stan Van Gundy, ancien coach devenu consultant, ose même le proclamer le meilleur tandem d’arrières de l’histoire de la NBA en attaque. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que leur association fonctionne à merveille. Ce qui n’était pas forcément une garantie au moment où les Mavericks ont cédé quelques joueurs de devoir précieux – mais finalement jamais autant qu’une superstar – et des tours de draft pour récupérer un Kyrie en disgrâce du côté de Brooklyn.
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Kyrie Irving et Luka Doncic
Crédit: Getty Images
Les deux artistes ont développé une alchimie et Luka avoue "apprendre beaucoup " aux côtés de son aîné. Ce dernier est déjà passé par là. Il a disputé trois finales et décroché un titre en 2016. Il affiche un bilan de 14-0 quand son équipe est en mesure de se qualifier pour le tour suivant, avec une nouvelle occasion mardi soir, lors du Game 4 à Dallas.
Doncic est le playmaker en chef et le visage de la franchise. Mais ça, Irving l’accepte parfaitement. Il excelle de toute façon dans ce rôle de première option bis qui profite des brèches créées par son coéquipier, dont le talent requiert déjà quasiment toute l’attention de la défense adverse. Il a toujours été bien meilleur avec cette étiquette de finisseur, déjà à l’époque où il partageait la balle avec LeBron James – et Doncic est celui qui se rapproche le plus du King en NBA. Quand son camarade est usé ou fatigué, Irving prend alors le relais et achève la défense dans les dernières minutes. C’est plus ou moins ce qui s’est passé lors des trois matches de cette série (les rôles ont été inversés lors du Game 1).
Les Timberwolves trahis par leurs stars
C’est ce qui rend cette équipe de Dallas si dangereuse. L’ironie, c’est que c’est l’inverse pour Minnesota. Les Timberwolves ont été en grande difficulté dans le money time, et cela déjà pendant la saison régulière. Elle se classait en vingt-septième position en NBA dans les situations "clutch" tout en disposant pourtant du quatrième meilleur bilan de la ligue. Les problèmes rencontrés par Minnesota en attaque dans les quatrièmes quart-temps de cette série ne sont donc pas nouveaux.
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Edwards Towns
Crédit: Getty Images
Cette lacune, c’est un peu celle d’Anthony Edwards, de Karl-Anthony Towns, de la construction de l’effectif ou sans doute un peu des trois. Il y a eu de nombreuses possessions cruciales où les Wolves ont donné l’impression de ne pas savoir quoi faire. Ils se retrouvent sans solution quand Edwards n’a pas le jus pour effacer trois défenseurs pour enfin libérer des espaces. Le joueur de 22 ans est inexpérimenté à ce niveau et il est en phase d’apprentissage.
Mais le constat dans les fins de matches serrés est effectivement terrible pour l’équipe de Minneapolis. La NBA définit comme "clutch" les moments où l’écart au score est de 5 points ou moins avec 5 minutes ou moins à jouer. Ça concerne 14 minutes sur 15 possible dans ces finales de Conférence. Sur ces 14 minutes, les Timberwolves ont shooté à 35% avec même 2 sur 10 à trois-points et 6 ballons perdus. Ils perdent leur basket au pire moment, à l’image de Towns, qui tourne à 27% aux tirs et 13% à trois-points depuis le début de la série. Ils sont sans solution, là où Luka Doncic et Kyrie Irving ont réponse à tout. Et c’est ce qui devrait mener Dallas à ses premières finales depuis 2011.
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