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NBA - Victor Wembanyama (San Antonio Spurs), jeune superstar en plein développement... et bientôt prête à tout casser ?
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Publié 24/01/2024 à 11:13 GMT+1
NBA - Victor Wembanyama a sensiblement progressé depuis son arrivée en NBA et il a l'air sur le point de franchir un nouveau palier sur la deuxième moitié de la saison. De nouveaux cartons encore plus impressionnants sont susceptibles d'arriver avec la fin de sa limitation de minutes du jeune prodige des San Antonio Spurs.
Wembanyama sur la science du contre : "J'ai passé un cap à 15 ans"
Video credit: Eurosport
Victor Wembanyama retrouve Chet Holmgren ce mercredi soir. Et ce n’est pas un hasard. La NBA lance sa "semaine des rivalités" avec plusieurs affiches épicées dont la rencontre entre San Antonio et Oklahoma City. Les Spurs et le Thunder ont été deux des meilleures équipes de la Conférence Ouest au cours de la dernière décennie mais pas au point que leur opposition devienne un classique. Ce sont aujourd’hui les deux effectifs les plus jeunes de la ligue mais l’une des deux franchises fait figure d’outsider tandis que l’autre squatte les bas-fond du classement. Du coup, le service marketing tient surtout à vendre le match dans le match entre les deux jeunes superstars.
Le trophée de Rookie Of The Year n’est pas le plus prisé mais le duel à distance que se livrent les deux intérieurs est assez excitant. Holmgren semblait un temps avoir pris une longueur d’avance mais Wembanyama est revenu en force en montant en puissance depuis plusieurs semaines. Le Français épate encore plus depuis son retour de blessure après un petit pépin à la cheville. Ses statistiques sur les 12 derniers matches parlent d’elles-mêmes : 24,1 points, 52% aux tirs, 8,5 rebonds, 3,2 passes et 3,6 blocks en seulement… 25 minutes !
Un temps de jeu limité imposé par le staff médical des Spurs pour éviter la surcharge. Même si l’intéressé n’a pas caché sa frustration à maintes reprises, insistant sur le fait qu’il se sentait à 100%, certains se demandent si cette gestion particulière ne l’a pas aidé à progresser. Comme si elle l’avait poussé à rentabiliser encore plus chacun de ses passages sur le parquet. En sélectionnant mieux ses tirs par exemple.
Un Victor Wembanyama de plus en plus efficace
Il est beaucoup plus adroit en janvier (52%) que lors de ses deux premiers mois dans la ligue par exemple. Et ça s’explique notamment par le fait qu’il joue plus près du cercle. Ce qui paraît logique pour un bonhomme de 2,24 mètres. Bien sûr que Victor Wembanyama n’est pas "juste" un pivot. Ce n’est pas un basketteur traditionnel. Il tient à ne pas s’enfermer dans une case, comme le comprend Joel Embiid. "Je raisonne comme ça moi, je ne me vois pas jouer sur une seule position. Il a le potentiel pour accomplir de grandes choses. Un mec de sa taille qui bouge comme il le fait… Que ce soit sa capacité à shooter, sa présence, sa défense, je pense que c’est énorme. Il a un potentiel incroyable et il va continuer à progresser."
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📸 Wembanyama, un géant en photos
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Justement, il progresse. Match après match, même si ça peut sonner comme un cliché. Même s’il ne veut pas de l’étiquette du "Big Man", Wembanyama a un avantage de taille évident et il apprend de mieux en mieux à s’en servir pour marquer des points plus facilement de près, ce qui fait gonfler sa marque et son pourcentage. Il plante toujours son lot de paniers assez extraordinaires mais il ne peut pas se reposer que là-dessus, sous peine de perdre en énergie et donc de rater des tirs (qui plus est des tirs difficiles).
Il provoque aussi un peu plus de fautes. Sa moyenne de lancers-francs tentés est passé d’un peu plus de 4 à 6 par match alors que son temps de jeu a baissé entre décembre et janvier. "Il est devenu bien meilleur dans sa manière d’absorber le contact", souligne son coach Gregg Popovich. "il a compris comment maintenir sa position et inciter l’arbitre à siffler une faute. Sa réponse à l’agression physique est un aspect sur lequel il s’est nettement amélioré."
Le meilleur reste à venir... et ça arrive !
Si le natif du Chesnay a enfin plus d’opportunités près du cercle, c’est parce que Popovich l’a justement enfin aligné avec quatre joueurs extérieurs dans le cinq majeur, dont le meneur Tre Jones. Un vrai playmaker. L’un des rares à vraiment avoir la vista pour servir Wembanyama proprement dessous. D’ailleurs, dans l’ensemble, ses coéquipiers commencent à comprendre pour de bon les points forts du garçon et ils l’alimentent plus souvent en jetant simplement la balle le plus haut possible.
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Wembanyama : "Je ne suis pas un joueur conventionnel"
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Lui aussi trouve mieux ses camarades. Son évolution en tant que créateur est particulièrement intéressante. Il a délivré 10 caviars lors d’un match contre les Pistons début janvier, signant ainsi son tout premier triple-double en NBA. Il montre des flashes de ce qu’il peut apporter en plus de sa défense et du scoring. Le joueur de 20 ans répète souvent qu’il aspire à devenir le basketteur le plus complet possible et il le prouve.
Mais le facteur le plus évident de sa progression reste l’expérience qu’il engrange chaque soir. Il étudie le jeu et il le comprend de mieux en mieux. De ce fait, le rythme tend à se ralentir. "Le premier progrès est purement logique : il s’agit simplement de sa compréhension du sport, en particulier la manière dont il est pratiqué en NBA, notamment la vitesse et la dimension physique du jeu ", remarque Popovich. Il en va de même pour tous les rookies, bien sûr, mais certains ont parfois tendance à caler à certains moments de la saison.
C’est (légèrement) le cas pour Chet Holmgren, qui est de toute façon dans un cadre un peu spécial avec OKC. Victor Wembanyama, peut-être aussi parce qu’il a été économisé par San Antonio, a l’air d’être prêt à passer un nouveau palier sur la deuxième moitié de la saison. Ça tombe bien, son temps de jeu ne devrait plus être limité dès ce mercredi. Comme le disait Embiid après les 33 points du rookie le soir des 70 pions du Camerounais : "Il a tout, le talent, la taille, tout. Son futur est brillant. Il est déjà très bon mais une fois qu’il va se développer, il va poser des problèmes à beaucoup de monde dans cette ligue."
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