Shai Gilgeous-Alexander, ce MVP qui est en train de faire pencher les finales en faveur du Oklahoma City Thunder

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Shai Gilgeous-Alexander a encore délivré une performance de tout premier plan en compilant 34 points et 8 passes décisives lors du Game 2 des finales NBA, dimanche. Le Oklahoma City Thunder en a profité pour battre les Indiana Pacers (123-107) et égaliser dans la série. Si personne ne peut arrêter le Canadien, alors personne ne pourra l’empêcher de décrocher son premier titre.

Shai Gilgeous-Alexander lors de Oklahoma - Indiana, match 2 des finales NBA, le 8 juin 2025

Crédit: Getty Images

Le basket se joue à cinq contre cinq et à la fin, c’est souvent l’équipe avec… le meilleur joueur qui gagne. Paradoxal pour un sport collectif, non ? C’est évidemment plus complexe que ça dans les faits mais le constat se vérifie finalement plus souvent que l’inverse. C’est aussi ce qui rend le parcours des Pacers si surprenant et si attachant. Parce qu’ils se reposent d’abord sur leur puissance collective pour faire la différence. En réalité, le Thunder aussi. Mais avec un petit (gros) truc en plus : Oklahoma City est portée par Shai Gilgeous-Alexander.
Pour la première fois depuis 2016 et Stephen Curry, le MVP est en finales NBA. Et il y assume son statut. Le Canadien découvre ce stade de la compétition et ça n’en a pas l’air. Après deux matches, le voilà déjà à 72 points en cumulé. Un record pour un joueur qui dispute ses premières rencontres pour le titre. Il a éclipsé Allen Iverson pour un petit point (71 unités sur les Games 1 et 2 en 2001). Gilgeous-Alexander est clairement présent au rendez-vous.
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Shai Gilgeous-Alexander lors de Oklahoma - Indiana, match 2 des finales NBA, le 8 juin 2025

Crédit: Getty Images

Sang-froid contagieux

Ses 38 points lors du premier match ont été un peu vite oubliés suite au comeback extraordinaire d’Indiana conclu par le panier pour la gagne héroïque, encore un, de Tyrese Haliburton. Il faut dire aussi que SGA a eu besoin de 30 tirs pour mettre ses 38 points. Ce n’est pas forcément sa marque de fabrique. Il fait d’ordinaire dans l’efficacité. Et c’est justement en se montrant beaucoup plus tranchant qu’il a mis son équipe dans les meilleures dispositions dimanche soir.
Mine de rien, le Thunder était déjà presque dos au mur. Perdre le premier match à domicile n’est pas gravissime mais la formation qui a terminé la saison régulière avec 68 victoires avait déjà quasiment l’obligation de l’emporter lors de la deuxième manche. Gilgeous-Alexander aurait pu en faire trop, ou craquer sous la pression. Pas du tout. Il est resté calme et n’a pas paniqué. Ce groupe d’OKC, il est d’ailleurs à son image. Si lui garde son sang-froid, alors ses coéquipiers le suivent.
Malgré l’enjeu, il a délivré une performance impressionnante de justesse en convertissant 11 de ses 21 tentatives tout en marquant 11 de ses 12 lancers-francs. Il a alterné scoring en pénétration, tirs de loin et création pour les autres tout au long de la soirée. Avec donc 34 points à l’arrivée, mais aussi 8 passes décisives. Il est déjà à 11 matches avec au moins 30 points et 5 passes au compteur sur ces playoffs. Il vient tout simplement d’égaler Michael Jordan et LeBron James, les deux seuls autres joueurs à avoir compiler autant de rencontres de la sorte sur une campagne de playoffs. Il devrait les dépasser d’ici la fin de ces finales.
Les Pacers n’ont pas un joueur de cette trempe. Aucun d’entre eux n’a atteint le cap des 20 points sur les deux premiers matches, ce qui n’était plus arrivé en finales depuis le Heat en 2013. Haliburton est une superstar dans les fins de match serrées mais il n’y aura pas ou peu de fins de match serrées si Indiana ne trouve pas une solution aux problèmes posés par Shai Gilgeous-Alexander.
Il est tout simplement inarrêtable en un-contre-un. "On connaît Shai, on sait déjà qu’il va mettre 30 points avant même de monter dans l’avion", reconnaît Rick Carlisle, l’entraîneur adverse à qui revient le casse-tête de mettre en place des schémas défensifs pour s’assurer qu’il n’en mette pas 40 ou 50. Le joueur de 26 ans a passé la barre des 3000 points en compilant saison régulière et playoffs. Les défenses restent impuissantes, comme elles l’ont été en octobre, en janvier ou en avril. Les Pacers peuvent essayer de le forcer à lâcher la balle mais il y a d’autres talents dans cet effectif du Thunder. C’est toute l’ironie : Oklahoma City a aussi un collectif rodé, une défense de fer, etc. Mais l’équipe peut aussi compter sur l’un des trois meilleurs joueurs au monde. C’est généralement l’ingrédient le plus important pour aller chercher un titre NBA.
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