Finales NBA | Match 4 | "L'équipe la plus stupide de l'histoire" : Trop "gourmands", les San Antonio Spurs se sont effondrés face aux New York Knicks
Eurosport sur GoogleAlors qu'ils avaient inscrit 76 points en première mi-temps, qu'ils tenaient en joue les Knicks, au Maddison Square Garden, les Spurs se sont effondrés dans le Game 4 (107-106), malgré un avantage de 29 points. Après la rencontre, Victor a pointé la "gourmandise" des siens, qui n'étaient "pas ceux qui en voulaient le plus" en seconde période. Au prix d'une troisième défaite (3-1) dans ces finales.
Wembanyama : "Il faut ressentir la douleur et le dégoût"
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Ce soir du 10 juin 2026 restera la soirée des Knicks. La plus belle des trois victoires qu'a acquises New York dans cette finale NBA. Puisque c'était la plus difficile. Et que le sport s'est glissé par là, entre les doigts d'OG Anunoby, pour offrir au Maddison Square Garden l'explosion qu'il attendait à deux secondes du buzzer. 107-106. Remontada, come-back historique. Le plus ample de l'histoire des Finales. Mais à grand vainqueur, il faut un "douloureux" perdant. Le jeu des séries au meilleur des sept matches veut que les Spurs ne le soient pas encore pleinement, perdants. Ils s'en sont rapprochés dangereusement (3-1).
Tous deux étaient sonnés, Victor Wembanyama comme Mitch Johnson, son entraîneur, au moment d'expliquer cette défaite aux médias après la rencontre. Dans le brouhaha des célébrations new-yorkaises. Que s'est-il passé, bon sang ? Comment a-t-elle pu leur filer entre les longs doigts de "Wemby", celle-là ? Le Français, encapuchonné comme aux soirs de défaites, a tranché dans le vif. "Je pense que ça (l'écroulement des Spurs) a commencé avant (le quatrième quart-temps). Honnêtement, je ne peux pas vraiment l'expliquer pour l'instant. Je pense que c'est une question d'exécution. Peut-être de gourmandise (greediness), quelque chose comme ça. Clairement, nous n'étions pas l'équipe qui en voulait le plus en seconde mi-temps."
Anunoby punit les Spurs en dix secondes
Imaginez. Les Spurs ont inscrit 76 de leurs 106 points du soir dans les deux premiers quart-temps. Soit 30 qui restent pour le second. Un écart jamais observé dans un match de play-offs depuis que l'on a imposé une limite de temps pour marquer en NBA (1954). Dans le troisième quart-temps, San Antonio a complètement perdu son rendement à trois points, tombé à 2 sur 12. À l'image d'un "Wemby" parti en trombe (13 points dans le premier quart-temps) avant de s'éteindre progressivement (3, 3 et 5 points, 36% de réussite au tir).
Les deux dernières actions du match résument assez bien cette infernale seconde mi-temps. Alors que les Spurs mènent d'un point, à quinze secondes de la fin, Jalen Brunson monte au cercle, mais voit sa tentative repoussée par la planche. De'Aaron Fox s'empare du ballon, fonce seul de l'autre côté, mais est bloqué avec une facilité déconcertante par OG Anunoby. Plus déterminé. Cinq secondes plus tard, San Antonio doit défendre. Brunson manque encore sa tentative, à trois points cette fois, et Anunoby surprend tout le monde au rebond. 107-106. Balle de titre acquise.
Charles Barkley, ancien grand nom de la Ligue, n'a pas mâché ses mots concernant l'immense choke des Spurs après la rencontre. "Nous avons vu l'équipe la plus stupide de l'histoire de notre civilisation, a-t-il martelé sur ESPN. Nous avons vu une équipe qui avait 25 (29) points d'avance, ils ont tiré huit fois à trois points. C'était l'équipe la plus mal coachée, la plus stupide du basket. Quand tu as un retard de 29 points, l'autre équipe doit t'aider. Et ce soir, les San Antonio Spurs ont aidé les New York Knicks à gagner ce match en faisant des choses stupides que je n'ai jamais vues sur un terrain."
Il faut ressentir la douleur. Le dégoût.
Ce manque de "faim", jusqu'à ce dernier rebond trop passif, a offert la victoire aux Knicks. Et à Anunoby. Parti de plus loin, arrivé plus haut. Les Spurs ont sabordé ce qui pouvait encore être sauvé : l'égalisation à deux victoires partout. "Plusieurs choses n'ont pas fonctionné (en deuxième période), a dit Mitch Johnson après le match. Quand on ne marque que 30 points sur une mi-temps, c'est qu'il y a beaucoup de choses qui n'ont pas marché."
Dans le détail. "On s'est éloignés de ce qui nous avait permis d'inscrire 76 points en première mi-temps : mettre de la pression sur le cercle, bien enchaîner après les écrans, courir, continuer à attaquer la raquette. On a commencé à jouer sur les talons, on a raté des tirs, et quand on joue de cette manière, on obtient moins de lancers francs et moins de tirs à haut pourcentage." Le trou d'air au pire moment.
New York la tient, sa balle de titre. Alors que les Spurs auraient dû égaliser, les voilà contraints à l'exploit. Pas simple, après avoir subi la foudre. Et puis, pour digérer, "il n'y a pas de mode d'emploi, a décrit Wembanyama. Je ne sais pas s'il faut la digérer (cette défaite), je pense qu'il faut ressentir la douleur. Le dégoût. Et je pense que ça ne s'apprend pas. Soit on a ce qu'il faut, soit on ne l'a pas".
Apprentissage ou pas, les Spurs doivent rebondir. Et vite. "Je leur ai dit (aux joueurs) de ressentir toutes les émotions ce soir, parce qu'ils sont compétiteurs et qu'il serait inhumain de ne rien ressentir, a détaillé Johnson. Mais dès demain, il faudra mettre ces émotions de côté. Dans deux jours, ils devront être prêts à jouer et à gagner." À San Antonio. Dos au mur, encore. Mais toujours en vie.
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