NBA - Giannis Antetokounmpo, un trade et Miami se remet à rêver

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Giannis Antetokounmpo va débarquer à Miami. Un nouveau gros coup de la part de la franchise floridienne et de Pat Riley, habitués à attirer des gros poissons. De quoi changer la donne à l'Est, où le Heat espère à nouveau jouer les premiers rôles ? C'est fort possible même si certains freins apparaissent.

Giannis Antetokounmpo file au Heat

Crédit: AFP

C'est le genre de "blockbuster" dont la NBA raffole. Le style de trade qui vous change l'avenir d'une formation. Et rebat les cartes. Giannis Antetokounmpo va quitter sa franchise de toujours, les Milwaukee Bucks, pour renforcer le Miami Heat. Un nouveau coup de force de Pat Riley, le président de la franchise floridienne, qui offre une nouvelle superstar à ses fans. Reste à savoir à quel point ce transfert va bouleverser l'histoire du Heat pour les prochaines années.
En Floride, on rêve évidemment de revivre le même effet que lors de l'arrivée de LeBron James, Shaquille O'Neal ou encore Jimmy Butler, qui avait mené le Heat à sa dernière finale perdue en 2023. Sur le papier, c'est très sexy en effet. On parle quand même du double MVP (2019 et 2020), champion et MVP des finales en 2021. D'une star qui tournait encore à 27.6 points, 9.8 rebonds et 5.4 passes cette saison.

Un groupe déjà pas si mal

C'est simple : depuis 2010 et ce fameux été où LeBron James et Chris Bosh ont rejoint Dwyane Wade, le Heat n'avait jamais frappé aussi fort sur le marché, même si la franchise floridienne a attiré de jolis noms ces dernières années (ndlr : Jimmy Butler, Kyle Lowry…). Alors forcément, Miami semble avoir de quoi bousculer la hiérarchie dans la Conférence Est. Au point de regarder les yeux dans les yeux les Knicks, champions il y a deux semaines, Detroit, Boston ou encore Cleveland et les Pacers qui vont récupérer Tyrese Haliburton ?
Sur le papier, Miami semble avoir quelques arguments pour cela. En attendant de voir comment Pat Riley va s'activer pour compléter son effectif, avec le départ à venir de Norman Powell annoncé par ESPN, le "Greek Freak" devrait évoluer aux côtés de Bam Adebayo, Andrew Wiggins et Davion Mitchell. Avec Bobby Portis, Nikola Jovic et Pelle Larsson en sortie de banc. Un groupe qui a de la gueule. Avec notamment un impact défensif qui s'annonce précieux. Mais il y a quelques zones d'ombre. Et non des moindres.

Des manques déjà ciblés mais…

Bam Adebayo et Giannis Antetokounmpo vont devoir parvenir à évoluer ensemble sans se marcher sur les pieds, même si l'appétence de "Bam" pour shooter de plus en plus derrière la ligne à 7,25 m peut y contribuer (ndlr : 1.7 shoot réussi sur 5.5 tentés par match la saison passée). Tyler Herro, Miami semble manquer encore de vrais shooteurs longue distance dans son groupe pour profiter des fixations de Giannis Antetokounmpo. Il faudra aussi étoffer cet effectif.
La science du management d'Erik Spoelstra et sa capacité à sortir de son chapeau certains joueurs seront évidemment des atouts de poids pour cela. Mais le Heat n'a plus beaucoup de marge de manœuvre alors que les Floridiens ont évidemment lâché pas mal "d'assets" à Milwaukee en plus de Tyler Herro, Kel'el Ware, Jaime Jaquez Jr., Kasparas Jakucionis. Dans le deal, les Bucks ont notamment récupéré de la part du Heat trois choix du premier tour de draft, un swap en 2030 et un "pick" de deuxième tour en 2033. De quoi réduire le champ des possibles pour Pat Riley qui doit aussi désormais composer avec le salaire colossal du Grec (58 millions la saison prochaine, 62 en 2027-28).
Or le Heat n'était plus une place forte de la Conférence Est, où la franchise floridienne n'a jamais fait mieux que 8e et n'a plus passé un tour de playoffs depuis son improbable finale en 2023. Autre point noir et non des moindres : Giannis Antetokounmpo reste sur une saison à 36 matches joués et n'a disputé qu'un seul exercice à plus de 70 matches depuis sept ans. Il n'empêche, le Heat accueille bien l'un des tout meilleurs joueurs de la ligue, un athlète hors norme (2,11 m, 110 kg) capable de prendre une équipe sur ses épaules par ses prouesses offensives quand il est en forme. Le genre de joueur qui peut faire mal pendant encore quelques années du haut de ses 31 ans. Le style de stars apte à donner un nouvel élan à une franchise et à changer la donne dans la Ligue.
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