NBA | Finales | Les New York Knicks réalisent le comeback du siècle, les San Antonio Spurs K.-O. et au bord du gouffre
Par Antoine Pimmel
Mis à jour 11/06/2026 à 09:12 GMT+2
Menés de 29 points en première mi-temps, les New York Knicks sont revenus pour l’emporter miraculeusement sur un panier d’OG Anunoby à la dernière seconde (107-106) contre San Antonio, mercredi. Victor Wembanyama et ses coéquipiers peuvent avoir d’immenses regrets. La franchise de Manhattan est désormais à une victoire de son premier titre depuis 1973.
Wembanyama : "Il faut ressentir la douleur et le dégoût"
Video credit: Eurosport
Et le Madison Square Garden s’est remis à hurler, à vibrer et à rêver. Comment ne pas s’enflammer pour cette équipe de New York, son cœur, sa résilience et évidemment son talent. Les fanatiques de la grosse pomme ont assisté à un moment légendaire qu’ils n’oublieront jamais. Parce que les Knicks viennent tout simplement de décrocher la victoire la plus improbable de l’Histoire des finales NBA. N’ayons pas peur des mots. Ils comptaient 29 points de retard à l’issue d’une première mi-temps exceptionnelle des Spurs de Victor Wembanyama. Ils n’ont pas baissé les bras. Ils ne le font jamais. Même en étant dominés outrageusement. Ils sont revenus au courage, au mental. Tout ça pour s’imposer à la toute dernière seconde sur une claquette d’un OG Anunoby (107-106) absolument héroïque sur cette partie. Et voilà désormais la franchise de Manhattan avec une main sur le trophée. Plus qu’un succès à décrocher pour conquérir ce titre que toute une ville et toute une organisation attend depuis plus de cinquante ans.
San Antonio va avoir du mal à s’en remettre. Est-ce seulement possible ? Wembanyama et ses partenaires ont pourtant attaqué la rencontre de la meilleure des manières en ne prenant pas seulement 10 mais même 20 points d’avance dans le premier quart-temps ! Tout basculait au bout de 65 secondes lors d’une attaque vers le cercle de Karl-Anthony Towns provoquant la faute du Français. Sauf que ce dernier insistait immédiatement sur le fait que son adversaire l’avait retenu par le bras. Ses coaches l’ont écouté en appelant un challenge très tôt dans la partie. Un pari payant, puisque après avoir revu l’action, les arbitres ont finalement sifflé une faute envers le Dominicain. Déjà sa deuxième. L’intérieur des Knicks est allé s’assoir sur le banc et les Spurs ont de suite saisi l’opportunité en passant un 7-0 pour forcer un temps mort de Mike Brown (2-12).
Ils ne se sont pas arrêtés là. Portés par l’adresse irrationnelle de leurs shooteurs, les éperons ont battu un record sur des finales NBA en plantant 14 paniers à trois-points en première période. Tout le monde y est allé de son petit tir, de Devin Vassell à Dylan Harper en passant par De’Aaron Fox. New York ne pouvait que subir devant une telle réussite. L’écart est monté à +29 en faveur du club texan (42-71) sur un layup acrobatique d’Harper. Il y avait encore +27 (49-76) à la pause et il semblait impossible que cette rencontre échappe à San Antonio.
L’excès de gourmandise des Spurs
Sauf que les Spurs ont pêché. Par jeunesse. Par excès de gourmandise. Plutôt que de continuer à aborder le match avec sérieux, ils se sont entêtés à balancer trois-points sur trois-points, ou plutôt brique sur brique en pensant leur avance bien trop grande pour disparaître dans le troisième quart-temps. Ils se sont éloignés des principes de jeu qui ont fait leur force : plus d’alternance, pas un pied dans la raquette et des tirs trop hâtifs à l’image de ceux de Wembanyama (24 points à 8 sur 25, 13 rebonds). Ils ont tout simplement arrêté de jouer.
Pas les Knicks ! Décidément encore plus constants dans l’effort, ces derniers se sont appuyés sur la montée en régime de Jalen Brunson. Maladroit toute la série, le meneur All-Star trouvait enfin son rythme. Anunoby et lui ont été absolument fantastiques. Ils ont d’ailleurs compilé 69 des 107 points new-yorkais, avec 36 pour Brunson et 33 pour son coéquipier. C’est sous leur impulsion que les Knicks passaient un 13-0 en cours de troisième quart-temps afin de faire descendre l’écart à 15 longueurs en faveur des Spurs à l’entame des 12 dernières minutes.
Le comeback le plus fou de tous les temps
Tout s’est alors écroulé. Apeurés en voyant leur avance réduire possession après possession, les joueurs de Mitch Johnson ne savaient plus quoi faire, ne savaient plus vers qui se tourner. Josh Hart a manqué une première opportunité de donner l’avantage aux siens en ratant un layup tout seul en contre-attaque. Victor Wembanyama s’est retrouvé aux lancers-francs dans la foulée. Celui qui tourne à 86% de réussite sur la ligne réparatrice durant ces playoffs a alors gâché ses deux tentatives…
New York a mené pour la toute première fois du match sur un panier de Brunson à un peu plus d’une minute du buzzer. Stephon Castle n’a pas craqué aux lancers mais les Knicks ont donc eu une dernière opportunité pour réaliser le casse du siècle. La longue tentative de leur coqueluche n’a pas trouvé la cible mais Anunoby est venu de nulle part pour claquer la balle dans le cercle d’une main. Quelques instants plus tard, c’est déjà lui qui avait sauvé son équipe en contrant De’Aaron Fox parti tout seul en contre-attaque. Deux actions incroyables pour valider la remontée spectaculaire des Knicks. Le Garden pouvait alors exulter pour de bon. Quel match. Quelle équipe. Quelle folie.
Sur le même sujet
Plus de détails
New York Knicks
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/teamsports/club/logo/300/10745.png)
107
106
San Antonio Spurs
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/teamsports/club/logo/300/10751.png)
Publicité
Publicité