Les San Antonio Spurs douchés d’entrée par les New York Knicks (95-105) en finales NBA, Victor Wembanyama maladroit mais en double-double

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Alors qu’ils menaient de 14 points dans le troisième quart-temps, les San Antonio Spurs se sont inclinés contre les New York Knicks (95-105) mercredi soir, en ouverture des finales NBA. Bien gêné par la défense adverse, Victor Wembanyama a terminé avec 26 points et 12 rebonds mais en tirant à 6 sur 21. Décisif, Jalen Brunson a inscrit 30 points.

Wembanyama : "On est comme des enfants gâtés"

Video credit: Eurosport

San Antonio Spurs – New York Knicks : 95-105

New York mène la série 1-0
Si les Spurs avaient besoin de réaliser qu’ils n’ont pas encore atteint leur objectif, les Knicks sont venus leur rappeler en ouvrant ces finales NBA 2026 par une victoire en terres texanes (95-105). Leur 12e succès consécutif, dont 11 par 10 points d’écart ou plus. La machine infernale new-yorkaise a mis du temps à se mettre en route et les joueurs de Mike Brown ont souffert à différents moments de la rencontre mais, portés par Jalen Brunson, ils ont haussé leur niveau de jeu dans les minutes les plus décisives de la soirée.
Le meneur All-Star des Knicks a démarré de la meilleure des manières en rentrant le tout premier panier du match, à trois-points. Brunson a ensuite manqué 6 tentatives de suite, avant un passage express aux vestiaires après avoir reçu un coup dans le genou puis un autre sur la cheville. Diminué, harcelé par Stephon Castle et éloigné du cercle par Victor Wembanyama, Brunson a pris son mal en patience. C’est dans le money time qu’il s’est sublimé pour refroidir la salle de San Antonio, avec 13 de ses 30 points (à 12 sur 31 aux tirs) inscrits dans le quatrième quart-temps. Il a été au cœur de deux runs cruciaux : un 8-0 pour donner 8 points d’écart aux siens (86-94) puis un 11-0 pour terminer le match. Les 11 points de rang faisaient office de réponse à un 9-0 passé par les Spurs pour reprendre l’avantage (94-95). Mais Brunson a vite riposté avec un trois-points dans le corner et un fadeaway à mi-distance. New York n’a jamais été repris ensuite.
Wembanyama et ses coéquipiers peuvent avoir des regrets. Ils ont maîtrisé leur sujet pendant une bonne partie de la rencontre, en dominant aux rebonds (54-49) et en limitant en partie les pertes de balle. En revanche, ils ont cruellement manqué d’adresse, à l’image de leur phénomène. Le Français était à la peine devant la physicalité des Knicks et de Karl-Anthony Towns, qui l’a limité à 2 sur 11 et 3 pertes de balle sur les possessions où il a défendu directement sur lui. Loin de ses spots, il doit sa performance chiffrée essentiellement aux lancers-francs (12 sur 13). Au-delà de ça, il a souvent évolué au large et a raté 15 de ses 21 tentatives. Wembanyama compile tout de même un double-double (26 pts et 12 rbds).

Un réveil trop tardif

Son coup de chaud dans les cinq dernières minutes aurait pu profiter à San Antonio. Il a planté 8 des 9 points marqués d’affilée par les Spurs alors qu’ils étaient menés 86 à 94. D’abord un tir primé pour stopper l’hémorragie puis un drive avec la faute provoquée sur Towns avant d’ajouter encore deux lancers pour mettre son équipe au contrôle à un peu plus de deux minutes du buzzer. Les hommes de Mitch Johnson n’ont pas su capitaliser sur cet avantage. Tout comme ils ont laissé filer par deux fois un écart de 10 points et plus.
Peut-être un peu rendus nerveux par l’enjeu, ils se sont montrés brouillons sur leur entame de match alors qu’ils avaient dominé plusieurs fois le Thunder dans les premières minutes des rencontres des finales de Conférence. New York a frappé en premier (7-14) avant l’entrée en jeu de Dylan Harper. Le rookie a tout changé en mettant du rythme et en agressant la défense adverse balle en main. 12 de ses 16 points ont alimenté un 20-5 qui a mis San Antonio en tête (27-19) à l’issue du premier quart-temps.
Les Knicks sont revenus graduellement et l’écart était de 7 longueurs à la pause (55-47). Les Spurs ont accéléré à nouveau aux retours des vestiaires pour mener de 14 points dans le troisième quart. New York n’a pas craqué, notamment parce que Karl-Anthony Towns a été très précieux des deux côtés du parquet (18 pts, 12 rbds). Les visiteurs ont recollé à 76 partout à l’entame des 12 dernières minutes. De quoi laisser le champ libre à Jalen Brunson pour prendre le match à son compte dans ces situations qu’il apprécie tant.
Il a été au rendez-vous. Les stars de San Antonio un peu moins, à l’image d’un De’Aaron Fox lui aussi en-dedans (7 points à 3 sur 13). Sa contre-performance et celle de Victor Wembanyama illustrent les difficultés offensives de leur formation. L’objectif est toujours le même : aller chercher quatre victoires de plus. Mais ils ont déjà grillé une cartouche en perdant l’avantage du terrain.
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