Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) avant la finale de NBA Cup face aux New York Knicks : "On ne fera pas péter le champagne"

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Pour Victor Wembanyama, en lice mardi en finale de NBA Cup contre les New York Knicks à Las Vegas, un succès ne serait qu'une "étape" en direction de plus grands objectifs, comme les play-offs qu'il espère découvrir au printemps. La star des Spurs a été questionné ce lundi sur la possible naissance d'une rivalité avec le Thunder, battu par San Antonio en demie. Et a plutôt calmé le jeu de ce côté.

"Victor est une grosse pièce du puzzle"

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La Cup sans les bulles. Victor Wembanyama et San Antonio affrontent les New York Knicks à Las Vegas, ce mardi en finale de la NBA Cup, sans en faire un objectif démesuré. Le prodige français des Spurs, qui ne sait pas encore s'il sera remplaçant comme samedi pour son retour à la compétition, s'attend en cas de succès à une "célébration sobre", a-t-il développé lundi en conférence de presse, jonglant entre l'anglais et le français.
Quel genre d'étape franchie représenterait une victoire en finale de la NBA Cup ?
Victor Wembanyama : Cette finale n'est pas une étape super importante, mais juste importante. C'est un match à enjeu que les deux équipes veulent vraiment gagner. Cela montre qu'on se prépare à passer cette prochaine étape lors des play-offs (qu'il pourrait découvrir, ndlr). En tant que compétiteurs, on veut gagner tous les matches, c'est aussi simple que cela.
Si vous l'emportez, quelle sera votre célébration ?
V. W. : Si on l'emporte, je ferai plutôt une célébration sobre, comme les Bucks l'an passé. Ce n'est que le milieu de la saison, il faut rester humble. Comme on ne célébrerait pas une série de play-offs gagnée, on ne fera pas péter le champagne demain soir (dans la nuit de mardi à mercredi, heure de France métropolitaine, ndlr) en cas de victoire.
Vous avez parlé récemment du basket "éthique" que vous souhaitez pratiquer. Qu'entendez-vous par là ?
V. W. : C'est un peu abstrait. Mais on voit dans le basket moderne beaucoup de jeu où les cinq joueurs ne sont pas impliqués, le danger ne vient pas de partout. Ce n'est pas notre cas. On ne fait pas beaucoup d'isolations par exemple. Les cinq joueurs sur le terrain sont une menace constante. C'est un basket qu'on peut décrire parfois comme "old school". C'est ma vision des choses.
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Wembanyama : "Je me rends de plus en plus compte que ces choses sont précieuses"

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Le "trash talk" peut être utile pour deux choses
Comment garder l'équilibre avec votre volonté d'obtenir des récompenses individuelles comme celle de MVP ?
V. W. : Je ne trouve pas que ce soit quelque chose de très compliqué à faire parce que dans ma vision des choses, les performances collectives pâtissent d'un focus trop individuel. Pour moi, le meilleur joueur du monde fait gagner son équipe avant tout.
Vous avez beaucoup chambré en demi-finale face à OKC. Faut-il garder un certain filtre sur le court ?
V. W. : Le "trash talk" peut être utile pour deux choses : perturber l'adversaire et motiver son équipe. Il ne faut pas trop contrôler ce genre de choses, ne pas avoir un filtre. Ça fait partie du jeu, tant que cela reste relativement correct, et naturel. La frontière entre ce qui est éthique ou pas est assez difficile à tracer, sur un parquet (sourire).
Que pensez-vous de votre rivalité naissante avec le Thunder, que vous avez battu samedi ?
V. W. : On n'est est pas encore là. Mais le fait que les gens y pensent ? c'est un bon signe, parce que nous ne sommes pas encore les N.2 à l'Ouest. Je pense que personne en NBA ne peut revendiquer une rivalité avec eux, ils sont au-dessus du lot. Mais si on atteignait leur niveau dans le futur, ce serait super d'avoir cette rivalité. Ça voudrait dire qu'on est en position de gagner le titre, ça me plaît.
Propos recueillis en conférence de presse.
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