Herbert : "C'est dur"

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Le coach canadien du Paris BR, Gordon Herbert, considéré comme un des meilleurs entraîneurs de France, n'en finit pas de ronger son frein, alors que son équipe reçoit Strasbourg lors la 25e journée de ProA dimanche à Bercy. Sonné par une avalanche de coup

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Crédit: Eurosport

Dans quelles conditions abordez-vous ce match ?
G.H : Mal. Tony Akins a toujours des douleurs à la main gauche et il est peu probable qu'il joue. TJ Parker a été malade cette semaine (angine). On a perdu John (Linehan, parti à Strasbourg) et Altron Jackson, nos deux meilleurs défenseurs. Il est probable qu'on ne joue qu'avec un seul Américain, alors que les règlements de la Ligue en autorisent quatre. C'est dur.
Est-ce que, vu la qualité de votre équipe, ce match à Bercy n'est pas une fausse bonne idée ?
G.H : J'aurais évidemment préféré avoir une équipe capable d'offrir du spectacle. A défaut, on va essayer de jouer avec du coeur, même si on doit perdre. Et si on n'a que cinq joueurs valides, on fera avec. Que faire d'autre ? On n'a pas d'argent, il y a cinq équipes de ProB qui ont plus de moyens que nous.
Ressentez-vous une pression supplémentaire vu le contexte ?
G.H : Je ne suis pas responsable du produit. Je veux juste que mon équipe donne son maximum. C'est tout ce que je peux lui demander. On a trois joueurs de moins de 22 ans. Ils devraient encore jouer en espoirs. Ils sont tellement jeunes qu'on leur donne des cours d'éducation sexuelle en même temps qu'on leur apprend à jouer au basket.
Qu'arrive-t-il à Altron Jackson ?
G.H : Il ne va pas bien, il a des problèmes psychologiques, souffre de dépression. Il passe à la salle mais ne s'entraîne pas. On essaye de l'aider, on l'amène voir des médecins. Il traverse un moment difficile de sa vie, on ne sait pas comment ça va évoluer.
Pourquoi avoir recruté Akins en février, alors qu'il n'était pas en état de jouer ?
G.H : Déjà on n'avait pas d'argent, ça limite les possibilités. Ensuite, ça a été un risque mais aussi une opportunité. Il était à la recherche d'un job après avoir été licencié à Roanne (ndlr: Akins, victime d'un double fracture de la main gauche après une bagarre de rue, avait menti sur les causes de sa blessure). Nous, on avait besoin d'un bon joueur. Les deux parties avaient donc un intérêt en commun. Mais c'est vrai qu'il ne joue toujours pas.
Vous n'en avez pas assez ?
G.H : Depuis le premier jour, c'est compliqué, c'est une saison où on tente de garder le navire à flot, c'est tout. Par moments, on a même montré du très bon basket, comme en janvier, et on est toujours en vie, alors que tout le monde nous voyait terminer à la dernière place. Pour le reste, en tant qu'entraîneur, je n'ai aucune prise pour ce qui se passe en dehors. C'est la vie.
N'avez-vous pas eu envie de partir ?
G.H : J'ai un contrat et je tiens à le respecter, un point c'est tout. En juin, je serai libre. Je prends mon mal en patience, vis au jour le jour. J'essaye de survivre.
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