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"Un retour progressif"
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Publié 08/08/2009 à 06:45 GMT+2
Arrivé la veille à Pau, Tony Parker a estimé vendredi que c'était à lui de se "fondre dans le groupe" tricolore avant son deuxième match des repêchages à l'Euro 2009 face à la Finlande. Une rencontre que TP abordera prudemment. d'ailleurs, les Spurs ouhaitent qu'il la dispute pas...
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Comment avez-vous vécu votre aller-retour forcé à San Antonio?
Tony PARKER : Je suis parti aux Etats-Unis très énervé par cette obligation. Voir l'équipe de France gagner en Italie m'a permis de me calmer un peu. Arrivé à San Antonio, les responsables des Spurs ont vu que ma cheville allait bien.
Estimez-vous y être allé pour rien ?
T.P. : Cet épisode va aider l'équipe de France dans ses relations avec les clubs NBA. Je suis parti à San Antonio avec l'ostéopathe Fabrice Gauthier, qui a poursuivi les soins dans l'avion. Arrivé là-bas, le staff médical des Spurs a laissé Gauthier travailler et a observé sa méthode. Comme il est le seul à m'avoir manipulé, il a pu expliquer les soins prodigués. Les Spurs ont été convaincus de la grande qualité du staff médical de l'équipe de France. Après un examen de contrôle, ils m'ont donc demandé de m'entraîner normalement. Je leur ai dit que je ne reviendrai pas. Si c'est pour m'entendre dire que tout va bien, à quoi bon? Si j'avais poursuivi les soins au lieu de voyager, j'aurais pu jouer en Italie.
Serez-vous sur le terrain contre la Finlande à Pau?
T.P. : Il s'agit d'un gros match, mais il y en a un très gros dans huit jours contre l'Italie (le 14 août à Pau). Et si nous nous qualifions, il y aura la finale du repêchage (les 27 et 30 août) et les neuf rencontres de l'Euro en Pologne. Je dois penser à un retour progressif. Je suis rentré fatigué par les 30 heures de voyage en cinq jours. Je vais me tester vendredi soir lors d'un entraînement intensif (à huis clos). Si ma cheville ne gonfle pas, je pourrai jouer contre la Finlande. Les Spurs aimeraient que je ne participe pas à ce match, on verra. Je ne jouerai pas 40 minutes, c'est sûr. Je ressens encore une gêne normale après une entorse.
Avez-vous suivi la victoire de l'équipe de France en Italie?
T.P. : Quand je suis arrivé à San Antonio, j'ai appris les forfaits de Gomis et Diarra, l'incertitude qui pesait sur la participation de Turiaf. Heureusement tout s'est bien passé, la jeune génération a bien aidé les anciens. Je suivais l'évolution du score sur l'ordinateur. Et puis, dans la nuit de jeudi à vendredi, j'en ai profité pour voir le match à la vidéo. L'équipe a réalisé un très bon match. Il se joue à rien, quand l'Italie mène de quatre points avec la balle de +7 en mains. Mais la roue tourne. On a mis des shoots qu'on ne réussit pas tous les jours.
Comment voyez-vous votre retour dans cette équipe de France qui a su gagner sans vous?
T.P. : C'est à moi de me fondre dans ce groupe qui vient de réaliser une grosse performance. L'objectif n'a pas changé: on doit arriver à tous bien jouer en même temps. Le jour où Batum, Flo Pietrus, Diaw, moi, enfin tous, nous parviendrons à mettre beaucoup d'agressivité, on pourra prétendre à quelque chose de grand. Mais on connaît nos difficultés à enchaîner les gros matches. La Finlande et l'Italie à Pau nous offrent l'occasion d'y parvenir. Pour ma part, je dois juste penser à m'insérer dans le collectif, à me remettre en forme. Je suis serein mais je ne veux pas aller trop vite.
Votre épouse, Eva Longoria, sera-t-elle à Pau?
Non (sourires), elle ne vient que pour les gros matches. Elle sera à l'Euro, en Pologne.
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