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L'ASVEL a ramé
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Publié 17/02/2010 à 18:07 GMT+1
L'ASVEL a connu toutes les peines du monde pour se défaire de Gravelines (55-52) lors des quarts de finale du tournoi des As. Dans l'autre rencontre, Roanne s'est balladé face à Roanne (90-68).
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ASVEL-GRAVELINES: 55-52
Soulagement pour Villeurbanne évidemment qui, en tant que hôte de l'événement, aurait eu du mal à faire accepter une neuvième défaite à domicile de la saison à son public déjà mis à rude épreuve depuis l'automne. Crashé en Euroligue, englué en championnat, l'Asvel reste pour l'instant en vie dans "sa" Semaine des As, même si ses problèmes ne se sont pas envolés d'un coup de baguette magique jeudi, après une nouvelle prestation bien poussive.
Gravelines n'a encore jamais gagné un match à l'Astroballe mais a bien failli y arriver, malgré un déchet énorme aux tirs (33% de réussite) dans un match franchement vilain et qui n'a tenu que par son suspense. Menée 42-34 à onze minutes de la fin, bousculée jusqu'à la dernière seconde, l'Asvel l'a emporté d'un souffle sur deux paniers primés de Lukauskis et Campbell pour s'éviter, sans rassurer personne, une nouvelle crise.
ROANNE-NANCY: 90-68
Roanne n'a fait qu'une bouchée de Nancy pour lancer la Semaine des As. C'est une petite surprise puisque le Sluc avait broyé la Chorale 101-62 en championnat et s'annonçait comme l'un des principaux favoris sur la lancée de sa victoire de 22 points sur le leader manceau il y a six jours. Sa défaite dans le contexte toujours révolutionnaire des As n'est cependant pas une sensation non plus. Surtout que Roanne va mieux depuis quelques matches et que Nancy est fâché avec l'épreuve depuis sa victoire en 2005 avec seulement deux parties gagnées lors des cinq dernières participations.
C'est surtout la manière avec laquelle la meilleure attaque de ProA (82,1 points de moyenne) a plié bagage qui a interpellé. Asphyxiés d'entrée (1-13), les Lorrains n'ont jamais réussi à sortir de leur torpeur et ont rendu un pourcentage famélique au tirs (35%), très loin de leurs standards habituels. "On n'a pas existé", a constaté l'entraîneur Jean-Luc Monschau qui n'arrivait pas à s'expliquer l'inconstance de ses troupes cette saison.
Roanne en revanche a séduit, définitivement transformé depuis le retour de blessure de son intérieur US Dylan Page, remarquable jeudi (22 points). "Sans lui on joue le maintien, avec lui le titre", a synthétisé Jean-Denys Choulet, coach roannais "très content de la manière et du résultat". "En championnat, on a ramené une rouste comme je m'en suis rarement pris dans ma vie. En rendant la claque aujourd'hui, on a montré qu'on n'était pas des pleutres", a ajouté "JDC".
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