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Ferchaud : "Faire mon job"
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Publié 18/08/2007 à 16:30 GMT+2
Cédric Ferchaud, qui va avoir sa chance ce soir contre la République tchèque au tournoi de Paris, revient sur son expérience avec l'équipe de France. Le shooteur palois connait son rôle à la perfection et en profite pour marquer des points. Il compte enco
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CEDRIC FERCHAUD, après quatre semaines avec les Bleus, quelles sont vos impressions ?
C.F. : Tout se passe pour le mieux. L'ambiance est vraiment excellente. En club, il y a toujours des égos surdimensionnés. Des joueurs qui sont trop carriéristes. Ici, c'est l'inverse. Personne ne veut prendre le match à son compte. L'objectif reste l'équipe de France, le championnat d'Europe et les JO derrière. Le but commun est beaucoup plus fort qu'en club. Conclusion, le groupe progresse de jour en jour. Surtout que ce week-end, on récupère nos joueurs majeurs. Les choses sérieuses commencent. Ça va être d'autant plus intéressant pour voir notre vrai potentiel. On va enfin évoluer dans les conditions réelles du championnat d'Europe.
Au niveau personnel, vous avez été laissé sur le banc vendredi soir contre le Portugal pour donner du temps de jeu à Michel Morandais notamment. Allez-vous avoir votre chance contre la République tchèque samedi ?
C.F. : Oui. Ce soir, je suis dans l'équipe. Je risque donc de jouer. Mais tout dépendra bien sûr des choix du coach. En tout cas, je me tiens prêt pour apporter ce qu'on attend de moi. En clair : rentrer, mettre des shoots à trois points et apporter de l'intensité défensive. Il faut que j'arrive à prendre les bons risques, à sélectionner les bons tirs. De toute manière, je sais que si je mets dedans je vais jouer plus. Mais que si je me rate je vais rester sur la touche. Ça ne me dérange pas. Il y a des jours sans et des jours avec. Il faut l'accepter. Ça fait partie de mon rôle. En fait, le pire est de ne pas prendre les tirs.
Justement, le fait d'avoir déjà évolué dans ce rôle cette année à Pau-Orthez avec une belle réussite en Euroligue notamment (40% à trois points), vous aide-t-il ? Est-ce un avantage notamment par rapport à Michel Morandais qui est habitué à avoir un temps de jeu majeur à Naples, bien loin de ce rôle de shooteur?
C.F. : C'est sûr que ça m'aide beaucoup. Forcément, j'ai déjà mes repères. En plus, je suis déjà préparé mentalement pour vivre ça. C'est un plus indéniable. Après pour notre concurrence avec Michel, je ne pense pas à ça. Je sais pour quoi on m'a appelé. Donc je me concentre là-dessus. J'essaye de le faire au mieux pour être retenu à la fin. Concurrence ou pas, mon rôle ne change pas.
Au tournoi de Strasbourg, vous vous êtes mis en évidence (8.3 pts à 45% avec un 5 sur 16 à trois points en 18 minutes de temps de jeu). Et grâce à cela vous avez pris une avance importante sur Michel Morandais pour le poste deux. Dans quel état d'esprit abordez-vous le match contre la République tchèque ?
C.F. : Depuis Strasbourg, je suis vraiment en confiance. C'est normal : il vaut toujours mieux faire un bon tournoi qu'un mauvais. Mais bon, je sais que je peux faire mieux donc je reste concentré, sans me mettre trop de pression. Ce soir mon objectif sera de rentrer des shoots, défendre bien et continuer de m'intégrer dans l'équipe. En clair; continuer de faire mon job de mieux possible tout en aidant l'équipe de France à monter en puissance.
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