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Les promesses bleues
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Publié 19/08/2007 à 10:30 GMT+2
La France a livré une véritable démonstration face à la Russie (92-56) pour remporter le Tournoi de Paris. Insolents d'adresse, notamment à trois points, les Bleus ont livré le meilleur match de leur préparation. De bon augure à deux semaines de l'Euro 20
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Crédit: Eurosport
L'ambiance bouillante de la salle Pierre de Coubertin y est sûrement pour beaucoup. La salle parisienne était déjà pleine à craquer. On sentait que le public, trop souvent sevré de basket, voulait exploser. Il n'a pas eu à attendre longtemps. Déjà chauffés par l'entrée sur le parquet des rugbymen de l'équipe de France venus assister à la rencontre, les 4500 fans des Bleus ont pu se régaler. Ils ont assisté à un match de haute volée des joueurs tricolores. Et pourtant, c'était la Russie en face. Avec dans ses rangs, un certain Andrei Kirilenko. Mais voilà, les Bleus étaient sur une autre planète. A un niveau où on ne les attendait pas aussi tôt. Surtout après tous les déboires rencontrés depuis le début de la préparation.
Depuis le retour de Boris Diaw vendredi, on s'était remis à rêver. Les Tricolores avaient déjà démontré de belles choses contre le Portugal et la République tchèque. Mais uniquement par séquences. Seulement lors de certaines périodes. De trop courtes périodes. Jamais avec une vraie régularité. Dimanche pour son dernier match à Paris, la bande à Parker a étonné. C'est simple, il y avait tout dans cette rencontre. De la fluidité dans le jeu, de l'agressivité en défense, une belle présence dans la peinture (21 rebonds à 11 à la pause) et surtout une maitrise collective étonnante après si peu de jours au complet. Et en plus, les individualités ont toutes répondu présentes. Les Russes en ont d'ailleurs payé les frais.
Le duel Ferchaud-Morandais
Dès les premières minutes sur le parquet, les protégés de Claude Bergeaud ont donné le ton. Désireux de montrer l'étendue de leur potentiel à leurs homologues du ballon ovale, les Français ont réalisé un récital. Avec leur cinq majeur type pour la deuxième fois seulement de l'été (Parker, Gomis, Diaw, Pietrus et Weis), ils ont écrasé la troupe de Kirilenko, pourtant invaincue à Paris. Les premières secondes de la partie ont laissé entrevoir le potentiel offensif français. Avec une association Parker-Gomis qui fait des ravages.
Les deux "lutins" de Bleus ont martyrisé la défense russe. Deux trois points de l'arrière de Valladoid, un shoot à mi-distance de TP avant une nouvelle pénétration et un tir primé du meneur des Spurs. Tout marche à merveille. Les Russes ne pouvaient que constater les dégâts (17-2, 4e). Surtout que Bergeaud, qui avait réclamé de l'intensité défensive samedi à ses joueurs, a vu ses voeux exaucés. Les Tricolores ont fermé a raquette. Avec une défense très haute sur l'homme, ils ont étouffé l'attaque russe. Au grand bonheur de l'ancien stratège palois qui voyait ses protégés rejoindre les vestiaires sur un cinglant 53 à 21. Les Bleus se sont même offert le luxe de faire le show avec notamment un alley-hoop monstrueux de Florent Pietrus sur une passe de Parker (21-5, 6e).
Malgré un petit relâchement tricolore au retour des vestiaires et les efforts de Kirilenko (11 pts), la Russie n'a rien pu faire. Complètement dépassée. Surtout qu'à quelques heures de l'annonce de la sélection pour l'Euro, le duel des shooteurs a battu son plein. Cédric Ferchaud et Michel Morandais, les deux meilleurs marqueurs français du jour, ont été impressionnants derrière l'arc. Sur la lancée du tournoi de Strasbourg, le Palois a signé un superbe 5 sur 8 aux primés. Mais le Napolitain n'a pas dit son dernier mot avec un 4 sur 6 à trois points. Une belle manière de compliquer encore un peu plus la tâche de Claude Bergeaud.... La fête est belle. La préparation à l'Euro est bien et bien lancé. Et après une telle démonstration, on peut se mettre à rêver. Même si maintenant, le plus dur commence : il faudra confirmer...
LA DECLA : Claude Bergeaud (sélectionneur de l'équipe de France)
"On peut qualifier cette rencontre de 'sur-match' en ce sens que tout nous a réussi parfaitement, et que la confiance qui a gagné notre équipe a forcément atteint celle de l'autre. Pour le basket, on ne peut que se réjouir d'un match comme ça. Mais ce n'est pas un match référence car ceux-ci s'évaluent dans la normalité. Or ce match n'était pas normal. J'ai envie de rajouter que ces matches me font peur. Dans les vestiaires après le match, j'ai donné des exemples aux joueurs. Avant l'Euro 2005, on était en grande difficulté au tournoi de Turquie que celle-ci gagne. Ce soir-là dans l'euphorie ambiante, tout le monde dit que la Turquie va être championne d'Europe. Or elle n'a pas existé à l'Euro. Lors de cette même campagne, l'Espagne nous atomise deux fois (en préparation), puis c'est nous qui les atomisons dans le match pour la médaille de bronze. C'est pour ça qu'ils me font peur ces matches-là."
FRANCE - RUSSIE : 92-56 (28-9, 25-12, 17-19, 22-16)
France : 33 paniers (dont 16 sur 31 à trois points) sur 68 tirs (51%) - 10 LF sur 16 tentés - 40 rebonds (Badiane et Diaw 7) - 22 passes décisives (Diaw 5) - 12 balles perdues - 15 fautes personnelles
Marqueurs: Gomis (12), Morandais (16), Jeanneau (5), Parker (12), Ferchaud (15), F. Pietrus (11), P. Badiane (3), Diaw (10), Turiaf (0), Weis (0), Kirksay (8)
Russie : 22 paniers (dont 4 sur 20 à trois points) sur 60 tirs (37%) - 8 LF sur 10 tentés - 37 rebonds (Kirilenko 5) - 15 passes décisives (Kirilenko 5) - 18 balles perdues - 20 fautes personnelles
Marqueurs: Holden (9), Kirilenko (11), Morgunov (10), Samoylenko (2), Khryapa (6), Pashutin (2), Monya (5), Ponkrashon (0), Savarsenko (4), Shabalkin (4), Vasiliev (0), Vyaltsev (0), Fridzon (3)
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