Biathlon | Piégée par une "balle foireuse" : Jeanne Richard raconte sa drôle de mésaventure à Hochfilzen

Eurosport sur Google

Jeanne Richard est encore relativement peu connue du grand public. Mais la Française de 22 ans a contraint l'IBU à plancher sur une évolution du règlement après avoir tiré six balles, au lieu de cinq, sur le tir debout du sprint d'Hochfilzen, vendredi dernier. Victime d'une "balle foireuse", comme elle l'a décrit, la biathlète des Gets a raconté sa mésaventure à Eurosport.

4/5 en… six tirs : "Ça n'a jamais été vu en biathlon"

Video credit: Eurosport

C'est un fait rare, passé relativement inaperçu. Vendredi dernier, lors du sprint dames disputé à Hochfilzen, dans le cadre de la Coupe du monde, Jeanne Richard a vécu une drôle de mésaventure sur son tir debout. "J'ai tiré six balles car j'ai pensé qu'une balle n'était pas partie", a-t-elle raconté mercredi à Eurosport, au Grand-Bornand.
Bien sûr, la jeune athlète tricolore n'a absolument pas cherché à tricher. Au moment du tir, les biathlètes se repèrent en partie avec le son. Et à l'oreille, la Française a simplement estimé qu'elle "avai[t] clairement fait un coup 'à sec'" (Voir vidéo). Autrement dit, que la cartouche n'avait pas quitté le canon. "Elle a bien été éjectée du canon sauf que c'était une balle 'foireuse', nous a-t-elle détaillé. Ça arrive une fois sur 100000. Nos entraîneurs de tir n'avaient jamais vu ça de leur vie. Ça m'est arrivé... je suis un cas d'école !"
Je n'en revenais pas
Cette situation a même mis l'IBU (Union internationale de biathlon) dans l'embarras puisque le jury s'est retrouvé confronté aux limites du règlement, qui n'abordait pas spécifiquement ce cas. Jeanne Richard, finalement 35e, n'a donc pas été sanctionnée après que les analyses vidéos ont démontré qu'une différence sonore a effectivement pu induire la biathlète en erreur.
"Je n'en revenais pas d'avoir vu une vidéo montrant que j'ai bien tiré une balle", a-t-elle confié. Le format "sprint" a effectivement permis aux caméras de capter l'entièreté de la séquence de tir de Richard. Sur un autre type de courses, la situation aurait pu être plus complexe à défricher.
"Nous disposons de nombreuses caméras capables de détecter de telles choses, mais il n'y en a pas partout, il est donc important d'avoir des règles claires", a estimé Daniel Boehm, aujourd'hui directeur sportif à l'IBU, à la chaîne norvégienne NRK. Le règlement va donc être revu et corrigé afin de ne pas créer un "précédent Richard". Et laisser aux biathlètes la possibilité d'exploiter une zone grise.
picture

L'effet Grand-Bo' sur les Bleus : "Aucun 'chez-nous' ne peut être aussi puissant qu'ici"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité