Coupe du monde féminione - Le Grand-Bornand - Les filles, ça pétille
Par Laurent Vergne
Publié 22/12/2024 à 18:20 GMT+1
Avec la victoire de Justine Braisaz-Bouchet sur le sprint et la 2e place de Julia Simon dans la poursuite, les Françaises ont réussi leur week-end à domicile. Malgré le couac Lou Jeanmonnot. Ou la frustration de dimanche dans la mass start. Reste que les Bleues quittent Le Grand-Bornand en ayant confirmé l'extraordinaire densité de ce groupe.
Un doublé allemand, Richard au pied du podium : le résumé de la mass start
Video credit: Eurosport
Commençons par ce qui pique. Ce qui picote, disons. Les Bleus ont fini ce long week-end au Grand-Bornand en manquant d'un cheveu un nouveau podium. Pour rien. Et ce n'est pas une image. Jeanne Richard a tenu cette troisième place jusqu'à cinq mètres de la ligne d'arrivée, avant de se faire gober par la Slovaque Paulina Batovska-Fialkova. Manquer un premier podium en carrière d'aussi peu aurait dû la laisser effondrée. "Mais je n'ai aucun regret, j'ai tout donné, je ne pouvais pas faire plus", a soufflé la Benjamine du groupe tricolore.
Après Lou Jeanmonnot, Julia Simon, Sophie Chauveau et Justine Braisaz-Bouchet, il faudra donc attendre encore un peu pour qu'une cinquième Française différente aille chercher son podium cet hiver. Le tour de Jeanne Richard viendra très vite, il ne peut en être autrement. Celui d'Océane Michelon, un temps dans le coup dimanche pour atteindre cet objectif avant un premier tir debout vendangé, arrivera aussi à court ou moyen terme.
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Podium raté : Jeanne Richard battue sur la ligne d’arrivée
Video credit: Eurosport
Les arbres et la forêt
Alors, malgré la déception dominicale, les Françaises restent sur une trajectoire très enviable. Même si tout n'a pas été parfait. On pourrait presque dire "parce que tout n'a pas été parfait". Lou Jeanmonnot, deuxième du classement général après les deux premières manches de la Coupe du monde, arrivait au Grand-Bornand avec des envies légitimes de dossard jaune. Mais la pression, à laquelle elle semblait hermétique, l'a ensevelie dans les Alpes. Bilan : 35e du sprint, 18e de la poursuite, 14e de la mass start.
Mais si c'est une mauvaise nouvelle pour elle, puisqu'elle a reculé au troisième rang dans la hiérarchie et que ses ambitions de gros globe de cristal en ont pris un coup, c'était l'occasion idéale pour mesurer une fois de plus que quand la leader passe au travers, le collectif demeure particulièrement solide. Une Jeanmonnot cale ? Une Braisaz-Bouchet (re)gagne. Une Simon se refait la cerise. Une Richard éclate. C'est ça, la France. Ici, aucun arbre ne cache la forêt. La forêt s'enrichit constamment de nouveaux arbres.
Voilà pourquoi Cyril Burdet, le nouvel entraîneur de l'équipe de France féminine, a vite évacué la petite déception du dénouement de ce week-end à domicile. "Le bilan est forcément teinté d'un petit de déception car on en veut toujours plus !, a-t-il confié à nos confrères de Nordic Mag. Mais avec des heures de repos, on sera satisfait. On réalise un très bon début d’hiver". Sur Jeanne Richard, il préfère retenir la promesse que le podium du jour manqué : "Je me dis que l'on a encore de belles cartouches dans l’équipe."
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D'un souffle devant Preuss, Braisaz-Bouchet fait vibrer le Grand-Bornand
Video credit: Eurosport
Le meilleur encore à venir ?
Ce n'était que la deuxième fois de la saison, en huit courses, que les Bleues échouent à monter sur le podium. Et ce fut pour une affaire de dixièmes de secondes. Bien sûr, la cavalcade de Franziska Preuss est si folle que l'Allemande sera probablement difficile à battre, voire à concurrencer cet hiver pour le gros globe. Mais il est tout aussi satisfaisant de voir évoluer cette équipe : elles sont désormais six, à chaque course, à pouvoir viser au minimum le podium, voire plus si affinités.
Les Françaises se (re)passent le témoin de week-end en week-end, de course en course et, mieux, toutes possèdent une marge de progression pour des raisons diverses et variées. Un soupçon de vécu pour Richard et Michelon. Un tir retrouvé pour Braisaz-Bouchet. Un physique à consolider pour Simon, même s'il y a du mieux. Une constance à glaner pour Chauveau. Un statut à mieux assumer pour Jeanmonnot. Toutes peuvent donc aller encore plus loin cet hiver.
Mais en l'état, en dehors des Allemandes, impressionnantes depuis le coup d'envoi de la campagne 2024-2025, tout le monde peut envier les Bleues. Elles pointent à la trêve des fêtes de fin d'année aux 3e (Jeanmonnot), 4e (Simon), Braisaz-Bouchet (7e) et 8e (Richard) places au classement général. Alors plutôt que de maugréer sur le podium envolé de Jeanne Richard, c'est avec de la hauteur qu'il faut regarder l'ensemble de ce début de saison. En se disant que c'était déjà très bien. Et qu'il y a de bonnes raisons de penser que le meilleur est encore à venir.
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La patronne Preuss devance Simon, Richard manque l'exploit : le résumé de la poursuite dames
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