Science et sensations : à Antholz-Anterselva, les Bleus ont (aussi) préparé les Jeux Olympiques de Milano Cortina 2026

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L'étape de Coupe du monde d'Antholz-Anterselva, la semaine dernière, a permis aux biathlètes de prendre leurs marques en vue des Jeux Olympiques de Milano Cortina (6-22 février 2026). Côté staff, c'était également le moment de prendre des "repères scientifiques", sur un tracé dont le final a été complexifié. Voici la façon dont les Français ont appréhendé la dimension "répétition" de l'événement.

Doublé Jeanmonnot-Simon sur la poursuite : la journée parfaite des Bleues en images

Video credit: Eurosport

Les JO de Milano Cortina 2026 ? "J'y pense, oui, un petit peu…", a confirmé Justine Braisaz-Bouchet, des étoiles plein les yeux et un sourire suggérant une touche d'euphémisme dans son "un petit peu". L'étape de Coupe du monde qui s'est tenue la semaine passée à Antholz-Anterselva avait des airs de répétition olympique, sur le site italien qui accueillera les épreuves de biathlon des prochains Jeux, et ce même si les Mondiaux de Lenzerheide (12-23 février) occupaient aussi les esprits.
L'avant-goût a été plutôt prometteur pour le clan tricolore, avec trois victoires en six courses, relais compris. Lou Jeanmonnot en a été le meilleur exemple, avec son doublé sprint-poursuite. "C'est dans plus de 365 jours. Il y aura une préparation à faire, un début de Coupe du monde à réaliser, des sélections à passer, c'est bien… mais je n'y suis vraiment pas", modère la deuxième du classement général, à l'évocation du fameux rendez-vous quadriennal (6-22 février 2026).
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Braisaz-Bouchet : "C'est une énorme déception, il faut que j'encaisse le coup"

Video credit: Eurosport

Dénivelé, glisse, luminosité...

Jeanmonnot peut tout de même noter ce qui lui convient dans le parcours proposé en Italie. Elle se réjouit notamment de pouvoir adopter un pas qui lui sied, dans une montée qui pourrait s'avérer cruciale : "C'est une bosse où je trouve que le dénivelé est idéal pour maintenir longtemps le 'un temps', qui est un de mes points forts." Eric Perrot pointe quant à lui "un contraste entre le champ, exposé au soleil, et la forêt, à l'ombre", dont il faut tenir compte en termes de glisse.
Outre le facteur altitude (1600m), souligné par plusieurs protagonistes et connu pour être un élément majeur en ces lieux, Fabien Claude a souri devant de "grands spots lumineux", dimanche à l'issue de la poursuite. "On a eu de la chance, parce qu'il y a le brouillard qui se lève, déclarait-il au micro d'Eurosport, après avoir grimpé du 37e au 19e rang. On se demandait à quoi servaient ces lampadaires en forme de palmiers, je crois qu'on a la réponse. Ils connaissent mieux le site que nous."
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Jacquelin : "J'ai pensé à Van der Poel"

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Ça va nous donner des indications stratégiques sur la manière de courir l'année prochaine
Côté staff, aussi, optimiser la venue à Antholz-Anterselva était un enjeu. "On a pris des points de repère sur les portions les plus avantageuses, là où les écarts se font le plus sur un sprint, relate Cyril Burdet, entraîneur du groupe féminin. On a Jonas [Forot], du CNSNMM (Centre national de ski nordique et de moyenne montagne, ndlr) qui est venu prendre des repères scientifiques avec nous sur cette étape (…) On va le laisser traiter les données, il y en a beaucoup. Ça va nous donner des indications stratégiques sur la manière de courir l'année prochaine."
En termes de stratégie, il faudra également tenir compte d'une modification apportée au finish des courses, que les biathlètes ont pu constater sur ce site où ils ont l'habitude d'œuvrer. "Les constructions extérieures sont terminées pour les Jeux Olympiques. La principale nouveauté se situe dans la boucle finale, nous rapporte l'organisation, via sa secrétaire générale, Erika Pallhuber. Les athlètes passeront au-dessus des cibles, avant de tourner en direction de la ligne d'arrivée."
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Le site dans sa nouvelle configuration, avec l'ajout d'un chemin surplombant les cibles (à droite)

Crédit: Getty Images

Il y a moyen de faire de grosses différences, c'est digne de super Jeux Olympiques
Au lieu de bifurquer avant le pas de tir, les concurrents prolongeront donc leur effort pour le surplomber, puis plonger pour de bon vers l'arrivée. Un changement escompté "spectaculaire", visuellement. Quid de son impact sportif ? "C'est un très beau finish. Il est dur. Il faut l'appréhender un peu différemment, comme ça rajoute une bosse, considère Julia Simon, 2e de la poursuite, à 24 secondes de sa compatriote. Il y a moyen de faire de grosses différences, c'est digne de super Jeux Olympiques."
Pour juger de l'intérêt de ces derniers hectomètres revisités, un duel qui s'y déroule pleinement, en confrontation directe et pour la gagne, aurait été de bon aloi. La chute d'Ingrid Tandrevold, en raison d'un accrochage avec Hanna Oeberg, lors de l'épilogue du relais féminin, nous a privés d'une illustration concrète, dimanche.
La veille, ce n'était "que" pour une deuxième place – en relais toujours – et Vetle Christiansen avait une petite avance que Sebastian Samuelsson n'avait su combler. Reste à imaginer ce qu'un sprint pour une médaille olympique pourrait y donner. Emilien Claude s'y voit volontiers : "C'est vraiment cool, avec une dimension tactique. En plus, ça nous avantage, mes frangins et moi, avec nos gabarits, notre puissance. J'espère être là, l'an prochain, pour y jouer quelque chose."
Propos recueillis par Thomas Bihel à Antholz-Anterselva.
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Tandrevold s'est pris les pieds dans les bâtons d'Oeberg : terrible final pour la Norvège en relais

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