Eurosport
"Me botter les fesses"
Par
Publié 12/12/2008 à 05:45 GMT+1
Après avoir raté l'ouverture de la saison à Östersund, Sandrine Bailly compte bien "redresser la barre" dès vendredi à Hochfilzen pour le sprint 7,5km. La Française, qui veut briller avec le relais tricolore, espère effacer ses contre-performances suédois
Eurosport
Crédit: Eurosport
SANDRINE BAILLY, quel bilan tirez-vous de votre week-end à Östersund ?
S.B. : Il n'y a pas grand chose de positif à retirer de ce premier week-end qui a été difficile pour moi. Je termine loin dans les classements avec des mauvaises sensations. J'ai tout connu : malade en début de semaine, petite forme en ski, des soucis au tir. Je n'avais pas les armes pour lutter et j'ai été "à coté" des courses.
Comment expliquez-vous vos contre-performances ?
S.B. : Je ne suis pas arrivée à Östersund dans les meilleures dispositions, j'étais déjà un peu malade et une fois sur place, avec le voyage, l'avion et le froid, ça a empiré. J'aurais dû prendre des antibiotiques tout de suite, pour arrêter cela mais je n'ai pas eu le reflexe. En tir, je ne me sentais pas en confiance, pas prête. Avant que les courses ne commencent, je savais que cela allait être difficile pour moi, j'en avais parlé avec mes entraineurs...
Vous avez estimée "être en dehors de la compétition"...
S.B. : Oui car je sentais que je ne pouvais pas rivaliser, que je n'en étais pas capable, j'étais spectatrice de la course, mais pas actrice.
Cela faisait une éternité qu'on ne vous avait pas vue aussi loin dans les classements...
S.B. : Oui, comme quoi, tout peut vite basculer en biathlon, et dans le sport en général. Je n'ai pas l'habitude de jouer derrière et me battre pour une 40e place, je ne sais pas faire, ça ne m'amuse pas du tout !
C'est donc à Hochfilzen, dès vendredi, que vous lancez votre saison ?
S.B. : Ici, à Hochfilzen, je compte bien redresser la barre. Mais il est dur d'effacer cette première semaine et je sais que je n'ai aucune certitude. Je ne peux pas être en confiance après ça. Alors il faut que je me botte les fesses, que je passe au dessus de ça, que je sois à l'attaque quoi qu'il arrive. Juste une belle course me relancerait!
En Autriche, aura lieu le premier relais de la saison, ce genre d'épreuve qui permet de penser à autre chose. Est-ce votre avis ?
S.B. : C'est sûr. Quand ça va mal pour moi en individuel, c'est souvent dans les épreuves collectives que j'ai retrouvé de la confiance et du plaisir, alors...
Sur le même sujet
Publicité
Publicité