Lenzerheide - Quentin Fillon Maillet, régler la mire couché pour retrouver les sommets ?

Eurosport sur Google

Pour la première fois de la saison 2023-2024, Quentin Fillon Maillet a participé à une cérémonie des fleurs grâce à sa 6e place sur la poursuite de Lenzerheide. Ces légers progrès n'ont pas masqué ses difficultés au tir couché, un secteur qui lui pose des problèmes depuis le début de l'hiver. Il assure néanmoins être en voie de trouver une solution.

Boe a relancé le match… avant de le tuer : les temps forts de la poursuite

Video credit: Eurosport

Il n'a toujours pas goûté aux joies d'un podium sur une course individuelle cette saison. Mais cette semaine à Lenzerheide en Suisse, Quentin Fillon Maillet connaît un léger mieux. Huitième du sprint, le Français a grapillé deux places ce samedi lors de la poursuite, se classant donc 6e et prenant part à sa première cérémonie des fleurs de l'hiver. En Suisse, il retrouve sa place de leader du biathlon français masculin mais reste loin des standards qui lui avaient permis de remporter le classement général de la Coupe du monde en 2021-2022. Sur les skis, il se porte pourtant bien. Mais derrière la carabine, c'est autre chose.
"C'est toujours laborieux au tir couché, mais j'ai malgré tout compris des choses entre les deux premiers tirs. J'ai eu le temps de penser à mes erreurs sur l'anneau de pénalité. J'en ai rigolé avec un peu d'amertume tout de même. Après, il y a eu de la combativité pour essayer d'aller chercher de belles choses, parce que je ressors aux alentours de la 20e place après le premier tir. La prochaine fois, faut que je mette toutes les balles. Je pense que ça va aller de mieux en mieux. Et puis, je n'ai rien lâché et ça m'a amené à la cérémonie des fleurs", a-t-il souligné au micro de La Chaîne L'Equipe.

76 % de réussite seulement depuis le début de l'hiver

Avec un 17/20 face aux cibles, "QFM" ne pouvait pas vraiment espérer un meilleur résultat compte tenu de son débours au départ de la poursuite (59 secondes). Et comme depuis le début de l'hiver, c'est effectivement au tir couché qu'il a péché. Dans ce secteur, il n'est qu'à 76 % de réussite, alors qu'il était bien au-delà des 80 % lors des trois dernières saisons (85 % en 2022-2023, 87 % en 2021-2022 et 83 % en 2020-2021). Ce samedi, il a commencé par deux fautes, avant de régler la mire sur son deuxième passage couché, signe effectivement qu'il a su modifier quelque chose.
picture

Mésaventure de Stroemsheim et duel Boe-Laegreid : revivez le dernier tir de la poursuite

Video credit: Eurosport

"Hier (vendredi), j'ai vu les images de la réalisation télé où on me voit tirer et la cible en même temps. Et avec Jean-Pierre (Amat, l'entraîneur de tir des Bleus, NDLR), on a pu voir que je commençais à bouger bien trop tôt, c'est-à-dire que si je commence à légèrement bouger pendant que ma balle est encore dans le canon, ça a une incidence assez importante sur mon résultat. L'objectif aujourd'hui, c'était d'être très attentif sur la visée et de tenir cette visée-là après le départ du coup. J'ai tenté de le faire au premier tir et le groupement a éclaté, et sur le deuxième, je ne me suis focalisé que sur la visée et le tir a été bon."

Un tir généralement trop engagé côté tricolore ?

Le problème semble donc en voie de résolution. A moins qu'il ne soit plus complexe qu'une simple position (couché ou debout). Une autre analyse statistique révèle que lors de ses sept courses individuelles de la saison, Fillon Maillet n'a jamais réussi de sans-faute sur son premier couché. Pire : il a manqué la cible 12 fois sur 35, soit seulement 66 % de réussite, un pourcentage bien insuffisant à ce niveau. Que se passe-t-il donc sur ce premier passage sur le pas de tir ?
picture

Fillon Maillet sur le changement de staff : "Je n'ai pas de compte à rendre aux fans"

Video credit: Eurosport

A ce stade, seules des hypothèses peuvent être formulées. L'enjeu d'un premier tir est de trouver son rythme, or "QFM" lâche très rapidement ses premières cartouches. L'objectif est de réaliser un tir engagé et en cela il respecte la stratégie mise en place par Jean-Pierre Amat et l'encadrement tricolore qui privilégient le tir à l'instinct dans ce début de saison. Il est d'ailleurs intéressant de noter que trois Français figurent parmi les cinq premiers temps de tir de cette poursuite de Lenzerheide : "QFM" 3e, Eric Perrot 4e et Emilien Jacquelin 5e ont passé en moyenne une quinzaine de secondes de moins que le vainqueur Johannes Boe face aux cibles.
Le parti pris est louable mais il s'agit désormais de trouver un équilibre entre engagement et respect des fondamentaux, pour que vitesse ne se transforme pas en précipitation. Reste que Fillon Maillet est confiant pour la suite et notamment la mass start de dimanche. "Je vais essayer de mettre ça en application, a-t-il encore confié à La Chaîne L'Equipe. Je suis enthousiaste quant à la course de demain parce que la forme en ski est bonne et si je mets les balles au fond en couché, ça fera de très belles courses."
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité