Mondiaux 2025 de Lenzerheide - "Je suis tout seul là-haut maintenant" : Johannes Boe, définitivement unique
Publié 15/02/2025 à 19:15 GMT+1
Auteur d'une course quasi parfaite, Johannes Boe est entré un peu plus dans l'histoire en remportant le sprint des Mondiaux de Lenzerheide, la 21e médaille de la carrière du Norvégien aux championnats du monde. Une de plus que l'autre légende norvégienne Ole Einar Björndalen. Alors, forcément, ce nouveau titre n'a pas le même goût que les autres.
J. Boe assomme le sprint : son arrivée en vidéo
Video credit: Eurosport
Johannes. Thingnes. Boe. Trois mots, un homme et une mission : empiler les titres et battre tous les records. Depuis ses débuts en Coupe du monde en 2012, le Stryning de 31 ans ne cesse d'écumer le circuit, écœurant tous ses adversaires et engrangeant victoire après victoire. Et les records ont fini par suivre.
En remportant ce samedi le sprint des Mondiaux 2025 de Lenzerheide, le Norvégien s'est offert le 21e titre de sa carrière aux championnats du monde, faisant de lui le biathlète le plus titré de l'histoire de la compétition. Alors, forcément, ce succès n'avait pas un goût comme les autres.
Il savait depuis quelques jours que les jambes étaient bien
"Décrocher ce 21e titre mondial, ça représente beaucoup, avouait-il après l'arrivée. Je suis tout seul là-haut maintenant". Là-haut, cet univers d'exception où seule l'autre légende norvégienne Ole Einar Bjorndalen se mêlait encore à Johannes Boe. Mais ça, c'était avant ce sprint de Lenzerheide où tout s'est bien passé pour le Stryning. "On avait des bons skis, la préparation était très bonne, confiait-il. Sur les premiers kilomètres, je suis resté calme et, surtout, j'ai été rapide et précis sur le pas de tir". Une course quasi parfaite. "Il a été dans ce que l'on attendait de lui, explique l'entraîneur de tir norvégien, Siegfried Mazet. Il est en forme, il savait depuis quelques jours que les jambes étaient bien, que son tir était en place".
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Boe : "Ce 21e titre mondial, ça représente beaucoup"
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"Il a été impérial, confirmait notre consultant Loïs Habert dans Chalet Club. Il fait le meilleur temps sur les skis, réussit le 10/10 au tir, sort même un tir debout à 19''… Il a pris des risques. Mais il en a eu besoin je pense pour gagner, même s'il reprend du temps dans le dernier tour. Et au final, il fait une course parfaite". Histoire d'allier l'art et la manière en quelque sorte, et de sublimer ce 21e sacre mondial rendu encore un peu plus particulier par l'annonce surprise de sa fin de carrière au terme de la saison, alors que tout le monde l'attendait au moins jusqu'aux JO 2026 de Cortina. De quoi rajouter un peu plus de pression ?
Gagner comme ça, ça va lui donner envie d'arrêter pendant qu'il est encore au sommet
"Quand on fait des années, et qu'on rate un championnat du monde, on se dit 'ce n'est pas grave, il y en a un autre l'année prochaine', raconte le coach norvégien. Là, on sait que c'est le dernier. Chaque course qui passe est une de moins pour performer". Mais un titre de plus dans la poche. "Je ne sais pas s'il est dans l'optique d'une chasse aux records, mais repartir d'ici avec une médaille d'or, c'était l'objectif, évoque Siegfried Mazet. Et il est réalisé dès la première course individuelle". Une nouvelle médaille d'or, une démonstration comme à ses plus belles heures… Certains pourraient y voir un signe qu'il faut continuer au-delà de la saison en cours, qu'il y a encore des titres à gagner. Mais est-ce vraiment le cas de Johannes Boe ?
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Lucky Luke Boe était pressé : l'incroyable tir debout du Norvégien en vidéo
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"Je ne crois pas, estime notre consultant Loïs Habert. La flamme n'est pas vraiment éteinte, elle est toujours là, il ne court pas après ça. Au contraire. Le fait de gagner, comme pour son frère, ça va lui donner envie d'arrêter pendant qu'il est encore au sommet". Et c'est d'ailleurs globalement le son de cloche qui revient du Norvégien lui-même, qui ne pense qu'à profiter. "Ce n'est pas "juste" une autre médaille, avouait-il sur la chaîne L'Equipe. C'est peut-être la dernière médaille d'or de ma vie, donc j'ai vraiment envie d'en profiter comme si c'était la dernière".
Un 22e titre dès dimanche ?
Avec 27''7 d'avance sur l'Américain Campbell Wright et 37''0 d'avance sur le Français Quentin Fillon Maillet à l'aube de la poursuite, on serait tenté de dire que Johannes Boe a pratiquement une nouvelle médaille autour du cou. "Après, tout peut arriver, se méfie Siegfried Mazet. Un mauvais passage au tir et vous vous retrouvez derrière. C'est là sa force, cette capacité à se mettre dedans, à rester concentré, dans ce qu'il sait faire sans en rajouter, et performer comme il l'a fait". Une capacité qui pourrait lui offrir un 22e titre dès dimanche sur la poursuite de ces Mondiaux de Lenzerheide. Histoire de rentrer encore un peu plus dans la légende du biathlon et de s'offrir des adieux d'exception.
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Mazet : "L'objectif est atteint pour Boe dès la première course individuelle"
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