"S'il le prend mal comme Quentin (Fillon Maillet)…" : Emilien Jacquelin, seule ombre au tableau bleu avant la mass start
Eurosport sur GoogleEmilien Jacquelin a contribué aux resplendissants Mondiaux des Bleus, via un sacre en relais mixte. Mais ce jour-là, il avait failli face aux cibles. Depuis, il est en échec à Lenzerheide. Dimanche, la mass-start (16h05) peut lui permettre de redorer son terne bilan. Le biathlète de 29 ans ne pouvait y prétendre samedi, du fait de sa non-sélection pour le relais masculin. Et si l'orgueil parlait ?
Jacquelin, sacre et doute : "Il va falloir que j'apprenne de ce tir"
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Emilien Jacquelin est "un homme de Mondiaux". Cette affirmation lui avait été suggérée il y a deux semaines à Lenzerheide, eu égard à son palmarès : deux de ses quatre victoires individuelles sur le circuit sont des titres planétaires (sur la poursuite en 2020 et 2021). Le Français de 29 ans avait acquiescé, insistant sur l'état d'esprit selon lui à l'origine de ce constat : "J'ai toujours pensé que l'audace, sur des championnats, permettait d'être proche de la victoire. J'aime engager les courses, prendre des risques, ça me convient plus que de viser un classement général."
Résultat ? En ce dernier jour des Mondiaux 2025, Jacquelin fait figure de principale déception pour une délégation française qui a brillé de mille feux en Suisse. La "course des rois", ce dimanche à 16h05, peut lui permettre d'y remédier. Avant cette mass start, le quatrième mondial a été bien terne en solo : 19e du sprint, 15e de la poursuite et même 67e de l'individuel. Il a certes une médaille d'or autour du cou, mais celle-ci ressemble autant à un mauvais présage – a posteriori – qu'à une réussite.
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Jacquelin, le titre et la moue : "Il y a des choses à rectifier"
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Il faut que j'apprenne de ce tir…
Lors du relais mixte inaugural, Emilien Jacquelin jouissait d'un luxe : le droit à l'erreur. Quatrième relayeur mis sur orbite, il avait un peu trop, sans doute, exploité cette latitude, en visitant l'anneau de pénalité. Dans les rangs français, il était question de joie, surtout, mais aussi d'une légère inquiétude, qui ne valait que pour lui. "J'ai de la chance d'avoir de tels partenaires, il faut que j'apprenne de ce tir", concédait cet habitué des performances sinusoïdales. Depuis, sa courbe personnelle ne s'est donc pas inversée.
"Je peux m'en vouloir de ce premier debout (2/5, ndlr). Je m'efforce de l'expliquer, ça se joue sur un brin de lucidité, ou d'engagement", se questionnait-il ouvertement dimanche dernier, après la poursuite et avant une performance encore moins aboutie lors du 20 km, toutes deux assorties d'un 15/20. Lors de ces Mondiaux, on retrouve le Jacquelin qui semble trop penser, qui personnifie la complexité du biathlon, enfermé dans un numéro de funambule entre préservation de son instinct et intellectualisation de son tir.
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Jacquelin titillé par la gâchette Uldal ? "Quand je tire vite, c'est plus une conséquence"
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Je suis dans le costume d'entraîneur, pas de pote
Et si Jacquelin venait à arrêter de tanguer au meilleur moment ? Sa non-sélection pour le relais masculin, alors qu'il avait planté la dernière banderille lors des quatre victoires tricolores en la matière cette saison en Coupe du monde, pourrait servir d'électrochoc. Samedi, Quentin Fillon Maillet, Eric Perrot, Fabien et Emilien Claude ont décroché de l'argent sans lui, décision ainsi disséquée par Simon Fourcade : "Emilien [Jacquelin] n'est pas dans une dynamique optimale (…) On a fait le choix de donner une expérience à Emilien [Claude] sur un gros événement, en vue de ce qui nous attend l'an prochain (les JO de Milano-Cortina, ndlr)."
"Je suis dans le costume d'entraîneur, pas de pote, a poursuivi le coach, dans des propos rapportés par Ski Chrono. Emilien [Jacquelin] est du genre à comprendre les choses, à ne pas faire trop de vagues… et s'il le prend mal et que cela suscite une réaction comme celle de Quentin [Fillon Maillet], je suis dans mon rôle et ça me va bien." Simon Fourcade a ainsi fait référence au relais mixte qui avait lancé les Mondiaux de Jacquelin de manière paradoxale. "QFM" avait exprimé sa déception de ne pas y participer. Depuis, il a décroché quatre breloques, dont une en or (relais mixte simple).
Plutôt en bonne condition, Jacquelin serait bien inspiré de faire parler son orgueil dans des proportions similaires, pour sauver son bilan de Lenzerheide. En cet opus 2024-2025 qu'il a présenté comme une opportunité de tester des choses dans l'optique des Jeux, en termes de matériel et de préparation physique, un camouflet quasi-complet ferait désordre. Il est encore temps pour lui d'être "un homme de Mondiaux".
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Jacquelin, homme de championnat : "J'aime prendre des risques"
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