Coupe du monde de biathlon - Otëpaa - "J’aurais préféré finir devant Minkkinen" : un petit regret, mais beaucoup de satisfaction pour Lou Jeanmonnot

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Montée sur le podium du sprint et de la poursuite, Lou Jeanmonnot se montrait plutôt satisfaite de son week-end d’Otëpaa, qui l’a vu se rapprocher encore un peu plus du gros globe de cristal. Même si la Française regrettait d’avoir été devancée par Suvi Minkkinen samedi.

Simon flanche, Vittozzi s'échappe, Jeanmonnot s'essoufle : le résumé de la poursuite

Video credit: Eurosport

Tous les podiums ne se valent pas, surtout au printemps, lorsque chaque performance est scrutée en fonction de celles de ses adversaires directes. Des adversaires, il n’en reste plus beaucoup à Lou Jeanmonnot en cette fin de saison 2025-2026, alors, forcément, une 3e place est toujours bonne à prendre pour consolider sa place de leader du classement général de la Coupe du monde, et se rapprocher d’un premier gros globe de cristal. Même si tout n’est pas parfait pour la Tricolore.
Elle me décrochait dès qu’elle passait devant
"J’aurais préféré terminer devant Minkkinen, déclarait-elle sur la chaine L’Equipe au terme de la poursuite, dont la Finlandaise a pris la 2e place. Mais je suis satisfaite de mon week-end". Surtout, si la Française a un léger regret d’avoir été devancée sa principale rivale au classement général, elle relativise rapidement, vu la différence de forme affichée par les deux biathlètes ce samedi.
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Vittozzi en mode JO, Jeanmonnot croquée par Minkkinen : l'arrivée de la poursuite

Video credit: Eurosport

"Sur le papier, il n’y a que 8 centièmes, mais, physiquement, il en manquait bien plus, avoue la dossard jaune. J’étais vraiment en-dessous, elle me décrochait dès qu’elle passait devant, alors qu’elle prenait le vent. La seule partie où j’aurais pu me battre, c’est sur la dernière ligne droite, sur les 50 derniers mètres. Mais je n’avais plus rien à donner". La faute à une course où Jeanmonnot n’aura quasiment jamais eu l’occasion de se reposer dans le sillage d’une adversaire, contrainte dès le départ à se débrouiller seule. Et ça n’a jamais changé.
Je me laisse aller là où le vent me pousse
"Être seule pendant quatre tours m’a épuisé, analyse la Française, qui n’aura été accompagnée que lors du dernier tour, au pire moment finalement. Prendre le vent, c’est vraiment usant et, à la fin, j’étais vidée". Heureusement, elle a pu compter sur son tir, retrouvé ce week-end malgré la tempête qui s’est abattue sur la piste estonienne. Cela a coûté cher à Julia Simon par exemple (6 tours) mais la Jurassienne, elle, est restée sereine et appliquée. A sa manière.
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Lou Jeanmonnot beim Sprint in Otepää

Crédit: Getty Images

"Quand je me fais chahuter par les conditions, je me laisse aller là où le vent me pousse, plutôt que de lutter pour absolument viser une cible en particulier, raconte la Tricolore. Quand il y a du vent, ça m’aide vraiment de prendre cible par cible, plutôt que de vouloir absolument faire un plein". Et elle n’en est pas passé loin pourtant. "Je suis un peu dégoûtée parce que je pense au 20/20 en arrivant sur le dernier pas de tir justement", avoue Lou Jeanmonnot, à qui il a justement manqué ce 20/20 pour résister à Suvi Minkkinen. Et réaliser la course parfaite, peut-être.
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