Poursuite d'Otepää | Eric Perrot (11e) a eu chaud : "Je m'en sors pas mal pour une très mauvaise journée"
Eurosport sur GoogleSauf catastrophe, Eric Perrot remportera la weekend prochain à Oslo-Holmenkollen, le premier gros globe de sa carrière. La catastrophe, le leader de la Coupe du monde l'a frôlée sur la Poursuite d'Otepää (Estonie) avec un tir en grande difficulté dans des conditions dantesques face aux cibles. Onzième à l'arrivée, Perrot a limité la casse et fait un (petit) pas de plus vers le grand bonheur.
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Video credit: Eurosport
Dans une saison de Coupe du monde, plus encore que les temps forts, ce sont les temps faibles qu'il faut savoir maîtriser. Du lancement des hostilités à Östersund jusqu'au sprint d'Otepää jeudi, Eric Perrot n'était jamais sorti du Top 10. C'est sa régularité au haut, voire au très haut niveau parfois, qui l'a propulsé en tête de la Coupe du monde. En Estonie, le Français a pour autant dû gérer un vrai coup de moins bien. Sa poursuite ce samedi fut un cauchemar mais heureusement pour lui, il a réussi à limiter la casse.
En cette fin de saison, et alors que Tommaso Giacomel a décidé de mettre fin à sa saison, l'adversaire d'Eric Perrot s'appelle Sebastian Samuelsson. Un rival lointain, repoussé à 264 points au classement général mais la peur de tout gâcher pousse parfois à des peurs irraisonnées. Néanmoins, dire que c'est de cette crainte qu'a accouchée sa mauvaise poursuite ce samedi en Estonie, ce serait passer à côté du problème, ou plutôt des problèmes.
J'ai galéré, je ne comprends pas pourquoi
Car rien n'a fonctionné comme le voulait Eric Perrot. D'abord, il a souffert au tir, comme tout le monde dans une course où le pourcentage au tir a peiné à dépasser les 70% ! "C'est une catastrophe cette course, a posé d'emblée le Français auprès de la Chaîne L'Equipe. J'ai galéré, je ne comprends pas pourquoi. J'en loupe trois au premier tir couché, c'était pénible. Je corrige avec les consignes du coach sur le 2e tir, ça rentre. Debout je n'arrive pas à trouver mes solutions. Il y a du vent, bien évidemment c'est dur, c'est une bataille mais je n'ai pas trouvé les solutions. J'ai essayé d'être offensif dès qu'il y avait une opportunité avec moins de vent mais ça ne se passe pas très bien."
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Mais s'il n'y avait eu que ça, Perrot aurait pu l'accepter. Après tout, Éole avait décidé de mettre toutes les certitudes face aux cibles à la poubelle à Otepää et les autres ont autant galéré que lui sur le pas de tir. Il était écrit quelque part que sur cette course, rien n'irait dans le sens du leader du général de la Coupe du monde. "Je casse une canne en sortie de pas de tir, une autre fois on me marche sur la canne donc elle est perdue, liste-t-il. J'ai pris des plombes pour retrouver un bâton. C'était une guerre. Quand on fait le début de bosse sans bâton, ça crame puis il faut récupérer."
Perrot devait limiter la casse
Mais Perrot le sait, quand on se trouve dans sa position, renoncer est interdit. Sur la ligne, sa 11e place, qu'il ne sait pas comment qualifier entre "vilaine ou bonne" à 3'38'' de Sturla Laegreid (!) lui permet de ne concéder "que" 20 points sur Samuelsson. À ce moment-là de la saison, la manière importe peu et seul le résultat compte. "J'arrive à limiter la casse, constate Perrot. On doit se battre pour le général donc je dois être à la hauteur même dans une très mauvaise journée. Je pense que je m'en sors pas mal pour une très mauvaise journée."
S'il aura bien du mal à tout gâcher eu égard à ses 244 points d'avance sur les 270 encore à distribuer, Perrot ferait bien d'éviter de reproduire la performance de ce samedi. "Ce n'est pas une belle journée, je n'ai pas réussi à trouver des solutions pour me battre devant. C'est frustrant, je m'en veux, a encore confié Perrot au micro de L'Equipe. Je passe un tout petit peu à travers ce WE, c'est mon tour. Il faut un petit peu faire le dos rond et revenir plus costaud la semaine prochaine." Et ainsi être sacré au bout d'un joli weekend plutôt qu'après une foule de frustrations.
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