Coupe du monde - Ruhpolding | L'équipe de France seulement" 4e, l'Italie remporte son premier relais depuis 2023

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Après la démonstration d'Oberhof, l'équipe de France est rentrée dans le rang à l'issue du relais féminin qui a lancé l'étape de Coupe du monde à Ruhpolding. Deuxième avant le dernier tour, Julia Simon n'a pu placer les Bleues qu'au 4e rang derrière la Norvège, vainqueure d'un rien devant l'Italie au prix d'un finish de folie, et la Suède.

Michelon tire des leçons du relais : "Il va falloir être un peu plus tactique"

Video credit: Eurosport

Ruhpolding n'est pas Oberhof. Après avoir écrasé le relais samedi en prenant rapidement le large, les Françaises, qui avaient aligné la même composition, se sont cassé les dents ce mercredi sur une piste allemande où les écarts étaient durs à creuser. Résultat, tout s'est joué sur la dernière boucle. Alors que l'on pensait le podium assuré après un dernier tir canon, Julia Simon s'est fait avaler par le retour de Maren Kirkeeide, qui est allée chercher la victoire au sprint pour la Norvège face à l'Italie. La Suède complète le podium, les Bleues sont 4es.
On sentait pourtant beaucoup de confiance pour les Françaises à l'abord de ce relais. Lou Jeanmonnot, Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet, Julia Simon : le quatuor avait écrasé Oberhof. Pourtant, la différence avec samedi s'est vite fait ressentir : Jeanmonnot, pas dans un grand jour, a certes pris la tête après son tir debout, mais elle a perdu son avance sur sa dernière boucle, sur un parcours où l'aspiration rendait les retours plus faciles. Un constat qui s'est confirmé quand Océane Michelon a réussi à maintenir l'écart à 15 secondes après son relais, malgré trois pioches, dans une course extrêmement serrée.
Tout compte fait, c'est sans doute sur le relais de Justine Braisaz-Bouchet que la France a vraiment laissé échapper la victoire. Non qu'elle ait failli : elle a lancé Julia Simon à la 5e place, à... 5 secondes, mais la Tricolore, impressionnante, a été la seule de son équipe à faire une vraie différence à skis. Au jeu des suppositions, on regrettera donc ses trois fautes sur son debout, qui lui ont fait perdre 25 secondes et la chance de lancer Simon avec de la marge. 

Kirkeeide supersonique, Simon trop juste

Derrière, Simon était certes à trois secondes de la gagne après le dernier tir, mais il n'y avait en fait pas de scénario où elle gagnait. Visiblement en difficulté sur les skis, elle pouvait difficilement faire mieux qu'un 10/10 très rapide face aux cibles. Le premier sans-faute lui a permis de s'installer en tête avec Lisa Vittozzi pour l'Italie. Le deuxième aurait pu, un autre jour, offrir un mano a mano avec l'Italienne comme elle en a tant gagné dans sa carrière. Dès les premiers hectomètres du tour fatidique, il a été clair que cela ne serait pas le cas. Non seulement Vittozzi s'est envolée, mais la Norvège et la Suède ont irrémédiablement comblé les 10 secondes qui les séparaient de la Française pour la laisser chocolat.
Dommage donc pour les Bleues qui manquent l'occasion s'assommer la concurrence avant les Jeux. Il faudra sans doute un plan B si les circonstances empêchaient d'imaginer Jeanmonnot faire un écart. Tant mieux en revanche pour le spectacle. La majorité des équipes ont été au rendez-vous avec de belles performances au tir, et la course s'est terminée sur un sprint magnifique. Non content d'avoir remonté sur Simon, Maren Kirkeeide a réalisé une fin de course exceptionnelle pour souffler la victoire sous le nez de l'Italie. Un destin cruel, à relativiser cependant au vu du calendrier : pour les Transalpines comme pour les Bleues, qui restent en tête de la spécialité devant la Norvège, la dernière ligne droite à Antholz le 18 février aura une tout autre importance.
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