Équipe de France de bobsleigh : "Quand on a commencé le bob, ça faisait dix ans qu’il n’y avait pas eu de femmes"

Le renouveau du bob français est là et il est féminin. Margot Boch, Carla Sénéchal et Talia Solitude forment un équipage ambitieux et plein de promesses. Pour le podcast Championnes du monde, les bobeuses se sont confiées sur leur parcours tout sauf rectiligne jusqu’au plus haut niveau.

Bobsleigh

Crédit: Eurosport

Elles avaient créé l’exploit il y a deux ans en se qualifiant aux Jeux Olympiques de Pékin, quatre ans seulement après s’être lancées dans la discipline. Ce projet, c’était le pari fou de Margot Boch, ancienne lugeuse et fille de bobeur. Quand elle entre en piste en 2018, cela ressemble plus à un doux rêve. Carla se souvient : “Margot m’a contacté sur les réseaux en me demandant si je voulais faire les JO avec elle. Je ne la connaissais pas du tout et je n’avais jamais touché un bob de ma vie. J’ai dit oui“.
L’objectif semble insensé et les deux apprenties bobeuses partent de zéro. “On était complétement livrées à nous-même. On a eu des très grands moments de solitude, mais il y avait le papa de Margot, qui avait l’expérience du bob, qui pouvait nous aider. La fédération internationale mettait également à disposition un entraineur pour les petites nations qui se lancées. C’était du bricolage“.
À force d’huile de coude et de ténacité, le projet prend forme et vient se compléter avec l’arrivée de Talia Solitude comme pousseuse remplaçante, puis d’un entraineur régulier. “On est entrées en contact avec Bruno Mingeon (médaillé de bronze en bob à 4 aux Jeux de Nagano) qui nous aidait à distance, puis la fédération a commencé à nous accompagner“. L’utopie devient réalité.
L’année 2023 signe leur montée en puissance avec une 5e place aux championnats du monde. La récompense d’une dévotion sans limite et de beaucoup de culot. “Quand on a commencé le bob, ça faisait dix ans qu’il n’y avait pas eu de femmes. En discutant avec nos entraineurs, on a compris que ce n’était pas évident de venir au bob, parce que c’est une discipline qui impressionne et c’est un sport qui n’est pas professionnalisé. Il y a beaucoup de freins avant de devenir bobeur“.
L’équipe souhaite continuer son ascension pour médiatiser davantage leur sport. “Ce que l’on sait, et on l’a vu avec Martin Fourcade, c’est que c’est nos performances qui feront développer la discipline. On n’est pas assez puissantes pour développer notre sport autrement que par nos résultats“.
Le rendez-vous est pris pour cette nouvelle saison, à regarder sur les antennes d’Eurosport. Et pour écouter l’épisode complet, rendez-vous sur le podcast Championnes du Monde ou sur toutes les plateformes de streaming.
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