En attendant d'être invité à la table des très grands et d'avoir une chance mondiale, Tony Yoka tente déjà de poursuivre sa montée dans les classements internationaux. Dans cette optique, le champion olympique 2016 (28 ans) a l'occasion de décrocher une première ceinture continentale chez les pros vendredi à Nantes, face au Belge Joel Tambwe Djeko.
Après une longue pause imposée par la crise sanitaire, le Parisien a mis les bouchées doubles et enchaîne les apparitions sur le ring: le combat face à Djeko (31 ans, 17 victoires dont 8 avant la limite, 2 défaites, 1 nul) sera son troisième depuis septembre. Yoka aurait d'ailleurs dû avoir une opportunité continentale plus tôt, mais son succès aux points contre l'Allemand Christian Hammer, le 27 novembre à Nantes, ayant laissé des traces (fracture de la main droite), il avait été contraint de repousser l'échéance de décembre à février. C'est ensuite son adversaire, le Croate Petar Milas, qui déclarait forfait, obligeant la Fédération européenne (EBU) à lui en trouver un nouveau opposant à une autre date.
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Invaincu en neuf sorties, le Français espère donner une nouvelle dimension à sa carrière en 2021 et poursuivre sa quête de respectabilité et de légitimité après avoir été beaucoup raillé pour la piètre qualité de ses premiers opposants. Une victoire face à Djeko, même pour une ceinture mineure, devrait l'y aider. En cas de réussite, il pourrait intégrer le Top 10 mondial et se mesurer à des boxeurs beaucoup plus prestigieux. Le redoutable Anglais Joe Joyce, champion d'Europe que Yoka a dominé en finale olympique à Rio, pourrait être le premier d'entre eux.

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Dur à cuire

Mais avant de songer à Joyce et à un éventuel tremplin vers un titre mondial, le Français ne doit pas sous-estimer Djeko, qui a remporté ses huit derniers duels et dont l'ultime revers remonte à mai 2016. Surnommé "Big Joe" pour sa grande taille (1,98 m) et jamais battu avant la limite, le Belge, originaire de Molenbeek, est un dur à cuire qui a fréquenté tout jeune les gangs de ce quartier chaud en périphérie de Bruxelles. Il a même fait trois semaines de prison aux Etats-Unis pour une échauffourée juste avant un combat. Un parcours cabossé, à l'opposé de celui de Yoka, dont la destinée a été prise en main par Canal+ dès son sacre aux JO.
Comme d'habitude, le Français s'est longuement préparé à San Francisco sous la houlette de son entraîneur américain Virgil Hunter. Durant six semaines, il a notamment travaillé le physique avant de se frotter à Djeko, venu des lourds-légers et connu pour sa vitesse. Aux Etats-Unis, Yoka était accompagné de son épouse Estelle Mossely, qui sera aussi au programme de la réunion de Nantes. La championne olympique 2016 (28 ans, 8 victoires en 8 combats) défendra sa ceinture IBO des légers contre l'Allemande Verena Kaiser (28 ans, 14 succès, dont 6 avant la limite, 1 défaite).

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