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Tony Yoka suspendu un an avec sursis par la commission antidopage de la FFB
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Publié 06/03/2018 à 18:54 GMT+1
Coup de théâtre. Alors qu'il doit combattre le 7 avril prochain contre son compatriote Cyril Léonet, Tony Yoka a été suspendu un an avec sursis par la commission antidopage de la Fédération française de boxe. La raison ? Selon L'Equipe, le champion olympique a commis trois "manquements" à des contrôles antidopage, ce qui constitue une infraction.
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C'est ce qu'on appelle un rebondissement. Selon les informations de L'Equipe, Tony Yoka a en effet été suspendu un an avec sursis ce mardi par la commission antidopage de la Fédération française de boxe. Comme l'explique le quotidien, le champion olympique a commis trois manquements à des contrôles antidopage (visiblement des défauts de localisation), ce qui constitue donc une infraction.
Le président de la FFB confirme
"L'AFLD a sollicité la Fédération parce que Yoka a oublié de se rendre à un rendez-vous d'antidopage", confirme André Martin, le président de la FFB. "Il a fallu prendre des sanctions contre lui. C'est la commission antidopage, réunie le 12 décembre 2017, qui lui a collé un an avec sursis. Il n'est pas dopé, rien du tout. C'est simplement qu'il a oublié de se rendre aux rendez-vous des contrôles qu'il a eus. Nous, on dépend de l'AFLD, qui instruit les dossiers. Ils ont insisté auprès de nous, parce que Tony Yoka, à chaque fois qu'il était convoqué, il ne venait jamais", poursuit-il.
"Alors, au bout de trois manquements, l'AFLD nous demande de le passer en commission de discipline antidopage. Ce sont ses avocats qui sont venus et il a eu un an avec sursis. Ils ont expliqué qu'il n'était pas là. C'est pas dramatique en soi", tempère toutefois André Martin à L'Equipe. De quoi refermer le dossier ? Pas certain, bien au contraire... "Au minimum, l'AFLD réclame deux ans. On n'a mis qu'un an parce qu'on estime que ce n'est pas un contrôle, mais un manquement à ses obligations. Il n'y a rien d'extraordinaire là-dedans", confie le président de la FFB, qui précise que l'AFLD s'est saisie du dossier et qu'elle "se réserve le droit de décider".
Arnaud Péricard, l'avocat de Tony Yoka, a également confirmé la nouvelle. "Tony a pêché par manque de rigueur, il assume et depuis il s'est beaucoup mieux organisé. C'est un problème de forme et de procédure plus que de fond. A aucun moment, Tony Yoka n'a tenté de dissimuler une quelconque situation de dopage, c'est d'ailleurs ce qu'a reconnu et notifié la commission antidopage de la Fédération", explique-t-il.
De son côté, l'AFLD, contactée par le quotidien, a expliqué que "la réglementation en vigueur ne prévoit pas de sursis"... sauf dans un cas particulier, celui de "l'aide substantielle", lorsqu'un sportif donne "des informations sur d'autres cas de dopage". Rappelons que Tony Yoka doit combattre le 7 avril prochain contre son compatriote Cyril Léonet...
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